"Le dernier coyotte" de Michael Connelly.

07 05 2008

Encore une fois, j’ai vraiment apprécié la lecture de ce polar intimiste de Michael Connelly intitulé « Le dernier Coyotte » paru en français aux éditions du Seuil en 1999. Ce livre format poche compte 489 pages.

Voici ce qu’on peut lire sur la pochette arrière comme résumé : « L’inspecteur Harry Bosch a été suspendu de ses fonctions. Pour réintégrer le LAPD (Département de police de Los Angeles), il doit consulter une psychologue… Il révèle au Dr Hinojos le secret qui le hante : sa mère, une prostituée, a été assassinée lorsqu’il était enfant. L’enquête n’a jamais abouti. Malgré l’interdiction qui le frappe, il décide de retrouver son meurtrier et rouvre le dossier. Haletant et désenchanté, un polar au charme mortel. »

Voici d’après moi, le roman le plus intimiste de Michael Connelly car nous entrons en profondeur dans la vie passé et présente de l’inspecteur Bosch. L’assassinat de sa mère lui fait constamment vivre des séquelles majeures dans sa vie de flic et le fait de voir cette psychologue l’oblige à faire des liens entre les événements passés et sa manière d’être comme adulte et comme policier.

Dans ses romans, Connelly fait beaucoup évoluer son personnage principal et en même temps que des polars, il décrit la vie difficile de ce policier sombre et parfois très impulsif qui vit son métier comme la mission de sa vie. C’est pourquoi je crois qu’il est important de lire ces romans de façon chronologique dans leur parution. Hyeronymous Bosch ou Harry Bosch est un homme complexe mais attachant tout comme l’est Maud Graham dans les polars de Chrystine Brouillet. Je vous recommande fortement la lecture des romans du maître des romans policiers, Michael Connelly.

Mon évalutation : 8,5 sur 10.

 

Daniel




Le bon vieux temps.

06 05 2008

Je viens de terminer le visionnement d'une excellente série en cinq épisodes intitulée "Histoire de famille". Le tout se passe entre 1960 et 1978. J'ai donc vécu pleinement ces moments exaltants de la révolution tranquille au Québec. L'apogée fut évidemment l'élection du Parti Québécois en novembre 1976, avec un gouvernement majoritaire. La fête se passait au centre Paul-Sauvé mais je me souviens parfaitement où nous étions le soir où Bernard Derome a annoncé à la télé de Radio-Canada: "Si la tendance se maintient, le prochain gouvernement sera formé par le Parti Québécois et sera un gouvernement majoritaire". Nous étions chez mon oncle à Montréal-Nord avec tous mes cousins et cousines. Je pense que ce soir-là, j'ai entendu le plus grand hourra de toute ma vie.

Mais comme on le dit à la fin de cette merveilleuse série pleine de souvenirs, en entendant une chanson de Pierre Calvé: "Nous ne sommes pas que des statistiques, des référendums, des votes; nous nous sommes prolongés dans nos enfants et nos petits-enfants. Mais le projet du Québec lui, où se trouve-t-il? Si les Québécois redevenaient solidaires dans un projet social incroyable, ce serait autre chose que de se promener avec des drapeaux des Canadiens de Montréal parce qu'on les croit capables de gagner la coupe Stanley. Mais quel est-t-il ce projet? Et où es-il (où est-elle) le leader rassembleur qui nous présentera un tel projet? Je l'attends. Et vous?

Daniel




Vais-je dormir ce soir?

06 05 2008

 

Vais-je dormir ce soir? Tant de fantômes hantent ma vie et mes pensées! J'entends les hiboux qui hululent au coeur de ma tête. Et mon âme fourmille de douces sensations que je ne connaissais pas à ce jour. Je me demande ce qui m'arrive; est-ce la jeunesse qui se reprend en me souhaitant de ne rien manquer cette fois? Et mes rêves s'érotisent d'eux-mêmes, en me montrant cette beauté danser devant moi un tango endiablé. Vais-je dormir ce soir? Je revois toutes les femmes qui m'ont aimé mais que j'ai aimées plus encore. Je me souviens de ces douceurs cachées que nous nous faisions à l'abri des tempêtes et de la platitude des grands, des sérieux, des monotones. Et je danse dans ma tête un sensuel flamingo en admirant tes grands yeux noirs qui m'invitent à plus loin, à plus doux encore. "Si tu veux donner un sens à ta vie, donne-le dans le sens de mon lit", sembles-tu me suggérer, en me provoquant de tes hanches lancinantes à souhaits. Et je danse avec toi des airs perdus dans les dédales des temps révolus. Mais c'est comme si tout se passait au présent, ici et maintenant. Vais-je dormir ce soir? Toi seule peux me le dire. Et ces hiboux hululent dans ma tête...  Viens...

 

Daniel




"Le sentier des Roquemont", tome 2.

05 05 2008

Le sentier des Roquemont tome 2:

Le passage du flambeau - René Ouellet

Hurtubise HMH, 480 pages

Résumé:

Le second tome du Sentier des Roquemont prend place durant un quart de siècle déterminant pour le Québec, de 1950 à 1976, alors qu’il sort de la Grande Noirceur pour entrer  dans la modernité, en quête de son identité et de ses ressources. J’ai connu ces années et cette lecture m’a rappelé plein d’événements.

À Saint-Raymond-de-Portneuf, les Roquemont aussi se voient confrontés au changement, à l’évolution, à l’innovation. Après la vente de sa boulangerie, Majel décide de démarrer une nouvelle entreprise plus ambitieuse, dans le domaine du bois d’œuvre. Au prix d’un travail acharné, sa compagnie devient florissante et fait de lui un personnage en vue dans la région. Anna, toujours présente, l’épaule de son mieux, tandis que les fils, Charles et Paul poursuivent des parcours académiques impressionnants. Un voyage en Norvège, offert à Majel en reconnaissance d’un service rendu à la famille royale du pays, est le point culminant d’un bonheur chèrement conquis. Puis la vie, avec ses aléas et ses ironies, ramène les Roquemont à la dure réalité. Revers de fortune, litiges juridiques, problèmes de santé, drames, rien n’épargne le couple, qui devra repartir à zéro. Mais c’est compter sans la volonté et le courage de Majel, et la détermination et l’altruisme de la nouvelle génération des Roquemont, qui affirme sa présence et prend résolument le flambeau de la lignée.

Mon opinion:

Ce deuxième tome de la saga des Roquemont se déroule à l'ère des changements. Le travail est plus difficile à trouver pour ceux qui manquent cruellement d'instruction. Majel en souffrira une grande partie de sa vie. Il devra changer souvent d'emploi, perdra ses acquisitions et aura souvent l'impression de ne rien avoir accompli. On parlera beaucoup de la création et de la mise en place d'une entreprise. Ce second tome est un peu plus à l'ère du changement et des entreprises. On quitte peu à peu de travail du bois pour créer des entreprises. La nature m'a semblée moins présente, mais certains passages sont particulièrement touchants. Il n'y a qu'à penser au camp de chasse lorsque toute la famille s'y retrouve... On voit également que Majel doit faire face à la dualité entre un emploi stable et rémunérateur et l'appel de la nature qui le pousse vers les grands espaces.
Chaque chapitre se termine toujours par une revue des faits saillants historiques de l'époque, tant sur la scène nationale qu'internationale. Ce second tome est plus émotif que le premier, avec beaucoup de péripéties pour la famille de Majel. On sent un changement d'atmosphère. On s'éloigne de la vie de bûcheron et d'homme des bois pour retrouver un Québec qui entre de pied ferme dans ce que nous avons appelé la Révolution tranquille.
Je note que pour ces deux textes, je me suis largement inspiré du site « La bibliothèque d’Allie » situé à l’adresse

http://biblioallie.canalblog.com/archives/2007/09/10/6164345.html

Comme j’étais pleinement d’accord avec le résumé et la critique qu’elle en a faits, je n’allais pas  réinventer la roue. Un seul point un peu plus négatif : les longues descriptions d’actions juridiques au niveau du commerce nous montrent un peu à la dure, que l’auteur est avocat de profession. 7,5 sur 10.




"Le sentier des Roquemont", tome 1.

04 05 2008

Le sentier des Roquemont

tome 1: Les racines - René Ouellet.

Hurtubise HMH, 485 pages.

Résumé:

1936, Saint-Raymond, comté de Portneuf. Le jour même de son mariage avec Anna Robitaille, la perle rare du canton, Majella Roquemont, jeune homme volontaire et courageux, se voit proposer une offre qu'il ne peut refuser. C'est ainsi que débute l'épopée de Majella qui, pour assurer la survie des siens, ne recule devant aucun défi, aucun métier: arpenteur, bûcheron, draveur, guide, contremaître, entrepreneur forestier, commerçant. La vie est rude, les embûches, nombreuses. Le couple jure que sa progéniture ne connaîtra pas les mêmes misères et se promet bien de la pousser vers les études. Que deviendront les petits Roquemont, Charles, Véronique et Paul?

Mon évaluation:

Premier tome d'une série, écrit comme une saga familiale, ce roman de René Ouellet nous parle d'un Québec en plein développement: l'arrivée  de l'école obligatoire, des allocations familiales et de l'aide gouvernementale, de la guerre et de ses conséquences, du travail des femmes, de l'arrivée du téléphone dans les foyers, etc.
Les personnages créés par l'auteur sont attachants. Le style est franc, l'écriture simple. Ce livre m'a beaucoup plu. Il s'agit d'une lecture agréable, intéressante, qui retrace une partie de notre histoire en l'intégrant au récit et à la vie de la famille Roquemont. Majella (dit Majel) Roquemont est d'abord membre d'expédition d'arpentage dans le Nord, puis s'occupe de chantiers et de camps de bûcherons. Les conditions hivernales difficiles pour les hommes dans les chantiers sont bien rendues dans le roman, la nature y est très présente et j'ai beaucoup aimé cet aspect de l'histoire.

À noter que ce titre est le premier de trois tomes. J'ai tellement aimé ce roman, qu'au retour de chez ma fille qui demeure dans Charlevoix, ma douce et moi sommes arrêtés à Saint-Raymond de Portneuf pour retrouver un peu les lieux dont il est question dans le roman. J'évalue à 8 sur 10. Les deux premiers tomes sont en vente partout. Je viens tout juste de terminer le tome 2. Je vous en parle dans mon prochain article. Bonne lecture!

Daniel




"La blonde en béton" de Michael Connelly.

03 05 2008

Et voici que j’ai lu une autre aventure palpitante signée Michael Connelly, ce maître incontesté du polar. En fait, je suis en train de lire Connelly au complet. Comme je l’ai fait pour les polars de Chrystine Brouillet, je ne serai pas satisfait tant que je n’aurai pas fait le tour de l’œuvre de cet auteur prolifique.

 

Dans ce polar, l’inspecteur Harry Bosch est accusé d’avoir tué un homme désarmé il y a quatre ans. Cet homme est censé être un tueur en série nommé le « Dollmaker », car il maquillait ses victimes après ses meurtres. Dans ce procès, la veuve de Norman Church, supposément le Dollmaker, poursuit Bosch. Pour ce faire, elle est défendue par une avocate brillante et fort agressive, Honey Chandler, une grande spécialiste des causes contre les policiers. Mais comme au moins un meurtre semblable est découvert et aurait été perpétré suite à la mort du Dollmaker, Bosch se voit contraint d’enquêter parallèlement à son procès, à savoir si le Dollmaker n’aurait pas fait un disciple, un imitateur.

Je dois dire que Bosch, qui alterne entre son procès et l’enquête, se voit confronté à un monde cruel, celui de la prostitution et de la PORNographie à Los Angeles, car c’est dans ce monde que notre tueur en série choisit ses victimes.

Bosch sera-t-il accusé d’avoir tué froidement et sans raison ce Norman Church, alias le Dollmaker? Découvrira-t-il qu’en effet, un imitateur du Dollmaker a continué à assassiner de jeunes femmes blondes bien roulées? Autant de questions que le lecteur se pose, au fur et à mesure que les pages se succèdent dans cet autre polar nous décrivant à merveille la vie remplie de violence de la Cité des Anges, les magouilles policières autant que juridiques qui partent de modèles du genre de l’histoire triste de Rodney King ou de celle de O.J. Simpson.

Mon évaluation : encore une fois, j’ai adoré ce polar. Bosch est un flic attachant au passé plus que difficile. Je dirais même un peu délinquant sur les bords. Ses amours semblent d’ailleurs toujours se ressentir de cette jeunesse pas très drôle. Autant il est brillant en tant que flic, autant il ressemble à un petit adolescent au plan amoureux. L’histoire de sa mère semble le marquer à jamais.

Ce livre édité au Seuil en 1996 pour l’édition française compte 463 pages en format livre de poche. Je donne un 8,5 sur 10.

Daniel




Admire ce jour!

03 05 2008

Admire ce jour, car il est la vie. La vie même de la vie. Tout est là dans sa courte durée: toute la réalité, toute la vérité de l'existence, la félicité de la croissance, la splendeur de l'action, la gloire de la puissance...

Car hier n'est qu'un rêve et demain n'est qu'une vision. Mais aujourd'hui, bien vécu, fait de chaque hier un rêve de bonheur et de chaque demain une vision d'espoir.

Donc, vis ce jour avec confiance.

Proverbe sanscrit.

 




Petit poème sidéral.

02 05 2008

T'as fait de moi un animal
Un fou, un feu de Bengale
Je suis parti comme en cavale
Sur ton bateau amiral
Toi, la femme fatale
Tu m'as endormi au pentothal
Moi, le pauvre tantale
Qui te croyait simple vestale
Tu m'amèmes au point zénithal
Tu m'enlaces de tes pétales
Tu es mon amour floral
Je suis un zombi étal
Ton esclave, ton commensal
Ton instrument orbital
Ton serviteur, ton éristale
Je suis perdu dans les dédales
De ton système féodal
Je vais crier au scandale
De ma prison abyssale
Du fond de mon arrière-sale
Je vais devenir anencéphale
Si tu ne cesses tes rafales
De cet amour phénoménal
Presque caricatural
Je suis un homme horizontal
Pris dans un combat inégal
Une guerre unilatérale
Gagnée par une femme sculpturale
Une ondine vespérale
Et je m'endors amoral
Dans ce lit carcéral
T'as fait de moi un animal
Un animal peu banal
T'as fait de moi un animal
Un animal peu social
T'as fait de moi un animal
Un animal libidinal
T'as fait de moi un animal...
 
Daniel
(C) 1999




"Frère François" par Julien Green.

02 05 2008

Voici un livre qui n’a rien à voir avec les polars que je présente ces jours-ci. En fait, quand j’en avais assez du sang et du cynisme des polars, je me réfugiais dans ce livre magnifiquement bien écrit par l’académicien et converti au catholicisme Julien Green.

Je l’ai vraiment lu tout doucement, un chapitre à la fois, pour bien m’imprégner de cette mystique du Moyen-Âge. Assise, ce petit village perdu était fêtard et guerrier, puisqu’il avait à se défendre contre une autre ville belliqueuse, Pérouse.

François était le fils d’un gros marchand de draps qui voyait François prendre sa relève. Jusqu’à l’âge de 25 ans, François était le leader des fêtards de l’endroit. Son rêve était de devenir chevalier et d’aller combattre les infidèles dans les croisades, pour enlever Jérusalem à l’envahisseur musulman.

Mais sa rencontre avec un lépreux fut déterminante. Dieu lui offrit un autre combat, celui de la sainteté. Et même s’il n’est mort que vers les 45 ans, il gagna amplement ce combat, car encore de nos jours, les petits frères de celui qu’on appelait le poverello forment l’ordre des Franciscains, incluant les Capucins, les Clarisses, le tiers ordre laïc, etc. François est le saint probablement le plus aimé de la chrétienté. J’aime personnellement beaucoup ce saint proche de la nature. Il est le père des écologistes, j’en suis certain.

J’ai aimé la plume de Green dans sa simplicité et son questionnement. Évidemment, il avait en main tous les écrits apologétiques antérieurs sur François et il a su faire la différence entre faits historiques et légendes, car légendes il y a, bien sûr. François est vu à juste titre comme un second Christ, celui qui s’est le plus approché de la perfection requise dans les Évangiles.

Donc, si comme moi, vous lisez beaucoup de polars et qu’à un certain moment, vous en avez assez de la cruauté humaine, faites la lecture du livre « Frère François » édité aux éditions du Seuil en 1983 et qui compte 341 pages. Mon évaluation : 8 sur 10 (dans son genre, évidemment).

 

Daniel

 

 

 




"On ne peut compter sur personne", Patricia Highsmith.

30 04 2008

Voici un livre publié à titre posthume, selon l'oeuvre de Patricia Highsmith. Ce livre se compose  de neuf nouvelles inédites. Il commémore le premier anniversaire de la mort de cette auteure prolifique.

On y retrouve tous les thèmes chers à cette reine incontestée du suspense : parabole ironique sur un meurtre bâclé (On ne peut compter sur personne) ; clin d’oeil malicieux au cliché romanesque du triangle amoureux (Variations sur un jeu) ; méprise inquiétante des changements d’identité (La Baby-Sitter) ; dédoublement schizophrénique d’une conscience coupable (La Deuxième Cigarette) ; pureté paradoxale des brutes (La Dérive du Emma C) ; punition immanente des tricheurs (Une journée à rude épreuve) ; petit grain de sable sans lequel le crime aurait été presque parfait (Photo à l’arrivée) ; enfer de la rumeur villageoise fabriquant son bouc-émissaire (Le Suspect) et de l’autorité religieuse décrétant ses excommunications (La Longue Marche hors de l’enfer).

Dans ce recueil de nouvelles, nous rencontrons la grande Patricia Highsmith dans des nouvelles intéressantes sans plus. Évidemment, les histoires ne sont pas très développées puisqu’une nouvelle est par nature, une « short story » qui ne comporte que quelques pages. Nous y rencontrons tout de même les personnages savoureux et parfois tordus de cette magnifique auteure qui dépeint les traits psychologiques comme bien peu savent le faire. C’est donc un livre à neuf nouvelles qui se lit petit à petit, quand le coeur nous le dit.

Édité en 1996 pour la version canadienne, chez Flammarion limitée. 250 pages.

 

Mon évaluation : 7,5 sur 10.

 

Daniel

 




"Docteurs" de Erich Segal.

30 04 2008

Un autre excellent roman de Erich Segal qui, après "Love story", a quand même écrit plusieurs très bons romans. Mais il ne m'en reste quand même qu'un seul à lire et j'aurai fait la lecture de tous les romans de cet auteur prolifique.

Comme très souvent c'est le cas pour les romans de Segal, celui-ci se passe aussi dans le milieu universitaire. Ici, Segal nous amène dans le monde des étudiants en médecine de Harvard; plus précisément à la rencontre de la promotion 1962. À une exception près, tous les étudiants étaient blancs et à cinq exceptions près, ils étaient tous de ***e masculin. On pourra constater jusqu'à quel point ces années d'études et de gardes dans les milieux hospitaliers sont affreusement difficiles, débouchant même au suicide chez certains. La plupart sont amoureux de leur vocation et d'autres ne sont là que pour le prestige et l'argent.

Bennet, Noir parmi les Blancs, mettra sa carrière en péril pour sauver la vie d'un homme. Seth, studieux et sensible, se trouvera confronté au problème de l'euthanasie. Barney sera attiré par la psychiatrie. Et Laura apprendra, souvent à ses dépens, que dans cette profession, être femme peut devenir un cauchemar. Enfants de Brooklyn, voisins d'enfance, Barney et Laura vivront une amitié précieuse malgré les chemins divergents. Une amitié qui petit à petit se changera en amour profond. Voilà donc en un seul roman, la fresque émouvante d'une époque, d'une profession et d'un monde, somme toute, peu connu.

Mon évaluation est de 9 sur 10 pour cet autre excellent roman de Erich Segal, édité chez Grasset à Paris (pour la traduction) en 1988. 475 pages. Comme c'est le cas pour tous les romans de cet auteur, je vous en recommande fortement la lecture.

Daniel




Un homme de prière...

29 04 2008

Je ne suis pas un homme de lettres

ou de sciences.

J'essaie simplement d'être

un homme de prière.

C'est la prière qui a sauvé ma vie.

Sans la prière, j'aurais perdu la raison.

Si je n'ai pas perdu la paix de l'âme

malgré toutes les épreuves,

c'est que cette paix vient de la prière.

On peut vivre quelques jours sans manger,

mais non sans prier.

La prière est la clé du matin

et le verrou du soir.

La prière, c'est une alliance sacrée

entre Dieu et les hommes.

Source: Gandhi, Devant toi, Seigneur, Novalis...




La tombe est un berceau.

29 04 2008

Doris Lussier n’était pas que le père Gédéon. Il était aussi un sage et un érudit. Voici un texte qu’il a écrit sur la mort. Fort intéressant!

 

La tombe est un berceau.

"Je n'ai qu'une toute petite foi naturelle,
fragile, vacillante, bougonneuse et toujours inquiète.
Une foi qui ressemble bien plus à une espérance qu'à une certitude.

Mais voyez-vous, à la courte lumière de ma faible raison,
il m'apparaît irrationnel, absurde, injuste et contradictoire
que la vie humaine ne soit qu'un insignifiant passage
de quelques centaines de jours sur cette terre ingrate et somptueuse.

Il me semble impensable que la vie, une fois commencée,
se termine bêtement par une triste dissolution dans la matière,
et que l'âme, comme une splendeur éphémère, sombre dans
le néant
après avoir inutilement été le lieu spirituel et sensible de si prodigieuses clartés, de si riches espérances et de si douces affections.

Il me parait répugner à la raison de l'homme autant qu'à la providence de Dieu que l'existence ne soit que temporelle et qu'un être humain n'ait pas plus de valeur et d'autre destin qu'un caillou.

J'ai déjà vécu beaucoup plus que la moitié de ma vie; je sais que je suis sur l'autre versant des cimes et que j'ai plus de passé que d'avenir.


Alors j'ai sagement apprivoisé l'idée de ma mort.
Je l'ai domestiquée et j'en ai fait ma compagne si quotidienne
qu'elle ne m'effraie plus…ou presque.

Au contraire, elle va jusqu'à m'inspirer des pensées de joie.
On dirait que la mort m'apprend à vivre.
Si bien que j'en suis venu à penser que la vraie mort, ce n'est pas mourir,
c'est perdre sa raison de vivre.
Et bientôt, quand ce sera mon tour de monter derrière les étoiles, et de passer de l'autre côté du mystère, je saurai alors quelle était ma raison de vivre.
Pas avant.
 

Mourir, c'est savoir, enfin.
Sans l'espérance, non seulement la mort n'a plus de sens,
mais la vie non plus n'en a pas
.

 

Ce que je trouve beau dans le destin humain, malgré son apparente cruauté, c’est que, pour moi, mourir, ce n’est pas finir, c’est continuer autrement.
Un être humain qui s’éteint, ce n’est pas un mortel qui finit,
c’est un immortel qui commence.

 

La tombe est un berceau.
Mourir au monde, c'est naître à l'éternité.

Car la mort n'est que la porte noire qui s'ouvre sur la lumière.  
 La mort ne peut pas tuer ce qui ne meurt pas. Or notre âme est immortelle.
Il n’y a qu’une chose qui peut justifier la mort…. C’est l’immortalité.

Mourir, au fond, c’est peut-être aussi beau que de naître.
Est-ce que le soleil couchant n’est pas aussi beau que le soleil levant ?
Un bateau qui arrive à bon port, n’est-ce pas
un événement heureux ?

 

Et si naître n’est qu’une façon douloureuse d’accéder au bonheur de la vie,
pourquoi mourir ne serait-il pas qu’une façon douloureuse
de devenir heureux ?

 

La plus jolie chose que j'ai lue sur la mort, c'est Victor Hugo qui l'a écrite.
C'est un admirable chant d'espérance en même temps qu'un poème d'immortalité.


"Je dis que le tombeau qui sur la mort se ferme
Ouvre le firmament,
Et que ce qu'ici bas nous prenons pour le terme
Est le commencement."

 

 




"Le poète", polar de Michael Connelly.

28 04 2008

Je vous présente le dernier roman que j’ai lu de Michael Connelly. Son enquêteur vedette, Harry Bosch n’est pas présent dans ce roman et je pense qu’il m’a beaucoup manqué. Alors, voici un résumé de l’histoire journalistique et policière :

 

Jack McEvoy est un grand journaliste de Denver au Colorado. Il a carte blanche pour traiter de tous les drames et de la criminalité qui touchent son patelin. Mais le roman commence quand avec des flics, il doit aller annoncer à sa belle-soeur que son mari, policier de l’endroit, s’est suicidé dans son auto. Ce policier nommé Sean était le frère jumeau de Jack, notre journaliste.

Sean, pourtant flic d’expérience, n’aurait pas supporté d’avoir échoué dans la recherche du tueur sadique d’une belle jeune étudiante et se serait donné la mort. Mais Jack, le journaliste, connaissant bien son jumeau, refuse de croire à cette thèse du suicide et décide d’enquêter sur la mort de son frère. Il découvre alors que d’autres policiers supposément suicidés auraient plutôt été exécutés par un tueur en série qui, comme pédophile, tue d’abord des enfants, puis s’en prend au détective affecté à l’enquête.

Ainsi, Jack le journaliste est-il admis au sein des terribles enquêteurs du FBI après une entente de non-publication immédiate d’un article relatif aux événements qui touchent l’enquête en cours. Il découvrira qui a assassiné son frère jumeau par des méandres inespérés.

 

Mon évaluation de ce roman n’est pas des plus fortes. Peut-être est-ce l’absence de Harry Bosch, cet enquêteur auquel le lecteur s’attache beaucoup. Je dois d’abord dire que j’ai eu de la difficulté à entrer dans le vif du sujet, au moins 100 pages lues avant que l’intérêt total y soit. Le livre demeure bon parce que c’est du Connelly et que sa façon simple d’écrire les choses nous est familière et reposante à la fois. Sauf qu’au moment où l’assassin est trouvé, on se demande pourquoi il nous reste tant de pages à lire. C’est que comme dans beaucoup de polars, le lecteur demeure fort surpris quand il découvre qui était l’assassin; c'est comme un second polar dans le polar. Mais je trouve que parfois, on entortille au peu trop les faits pour nous mettre sur de fausses pistes. Et c’est le cas dans ce polar édité au Seuil en 1997 pour la traduction française. 483 pages en livre régulier. J’évalue à 7 sur 10.

 

Daniel

 

 

 




Lâcher prise.

27 04 2008

   

Lâcher prise, ce n’est pas se montrer indifférent mais simplement admettre que l’on ne peut agir à la place de quelqu’un d’autre.

Lâcher prise, ce n’est pas couper les liens mais prendre conscience que l’on ne peut contrôler autrui.

Lâcher prise, ce n’est pas être passif mais au contraire, tirer une leçon des conséquences inhérentes à un événement.

Lâcher prise, c’est reconnaître son impuissance, c’est-à-dire, que le résultat final n’est pas entre nos mains.

Lâcher prise, ce n’est pas blâmer ou vouloir changer autrui mais donner le meilleur de soi-même.

Lâcher prise, ce n’est pas prendre soin des autres mais se sentir concerné par eux.

Lâcher prise, ce n’est pas « assister » mais encourager.

Lâcher prise, ce n’est pas juger mais accorder à autrui le droit d’être humain.

Lâcher prise, ce n’est pas s’occuper de tout ce qui arrive mais laisser les autres gérer leur propre destin.

Lâcher prise, ce n’est pas materner les autres mais leur permettre d’affronter la réalité.

Lâcher prise, ce n’est pas rejeter, c’est au contraire, accepter.

Lâcher prise, ce n’est pas harceler, sermonner ou gronder mais tenter de déceler ses propres faiblesses et de s’en défaire.

Lâcher prise, ce n’est pas adapter les choses à ses propres désirs mais prendre chaque jour comme il vient et l’apprécier.

Lâcher prise, ce n’est pas critiquer ou corriger autrui mais s’efforcer de devenir ce que l’on rêve de devenir.

Lâcher prise, ce n’est pas regretter le passé mais vivre et grandir pour l’avenir.

Lâcher prise, c’est craindre moins et aimer davantage.

 

Bon dimanche!

Daniel




La vie de banlieue (3).

26 04 2008

Et le bruit! J’ai pas mal envie d'en parler du bruit. J’ai écrit des lettres au maire et des articles dans les journaux régionaux, mais rien à faire, le bruit empire de semaine en semaine. Je parle du bruit fait avec ces maudits « mufflers » modifiés… Il y a un laxisme total et un laisser-aller complet à ce sujet. Malgré la loi, les policiers ne s’occupent pas de ce problème. Et en plus, on dirait que les gens ne se plaignent pas, qu’ils avalent leur pilule comme si rien ne pouvait être fait pour améliorer leur qualité de vie…

Déjà qu’au départ, le bruit serait beaucoup plus important qu’avant dans notre région comme ailleurs, suite à  l’accroissement du nombre de véhicules, des nombreux camions sur nos routes, etc. Mais je peux comprendre qu’il y a des bruits inévitables. Le chauffeur de camion ne fait pas exprès de faire du bruit. C’est le gros moteur de son mastodonte qui en fait. Mais quand un ti-cul se promène avec un vieux char tout délabré et qu’il y a installé de grosses boîtes à musique et a enlevé quelques « pipes » à son silencieux ou en a acheté un 3 fois plus gros, c’est juste pour faire chier qu’il le fait. Il n’a pas grand-chose qu’il puisse prouver dans sa vie, semble-t-il, sinon que c’est lui qui passe dans son char…

Mon quartier est très résidentiel et était l’un des plus tranquilles quand nous avons acheté, parce que les autos n’ont pas à passer sur notre rue à moins d’y avoir à faire. Mais le hic, c’est que maintenant, nous entendons tout ce qui passe sur le boulevard Des Seigneurs, sur la rue Kennedy qui mène à la polyvalente et sur l’autoroute 25 qui est toute proche. Comme je l’ai déjà mentionné, le soir et la nuit, il y a courses d’autos sur la 25. On se demande où est la police à ces moments-là.

Bon, si ça continue, je déménage. Voilà ce qu’est devenue la vie de banlieue… et voilà pourquoi je milite au Regroupement québécois contre le bruit dont l’adresse apparaît sur mon blogue.

                        FIN

Daniel




La vie de banlieue (2).

26 04 2008

Contrairement à d’autres grandes capitales telles Paris, ce sont les résidents de longue date qui s’en allaient en banlieues, pour laisser la ville aux immigrants. En 1981, la MRC Des Moulins (Municipalité régionale de comté) qui comporte 4 villes : Terrebonne, Mascouche, Lachenaie et La Plaine comptait 50000 habitants. Nous sommes en 2008 et nous sommes pas bien loin des 140000 résidents.

 

Évidemment, les choses ont bien changé. Ce n’est plus la petite paix tranquille que nous avions connue. Les nombreux parcs industriels ont grandi et font concurrence à ceux de la grande ville, en termes d’importance et de nombre d’industries. Les commerces continuent du pulluler de façon extravagante, surtout à Mascouche, qui vit un boum démographique incroyable. Un nouvel hôpital, soit le plus récent au Québec y a été construit, un CEGEP récent aussi s’y est implanté et le nombre de véhicules de toutes sortes s’est multiplié par 50% et plus.

 

Ce qui manque le plus, ce sont des infrastructures routières suffisantes pour desservir le nombre de véhicules. Quelques artères importantes dans une direction et quelques autres seulement dans l’autre direction. Le reste des rues sont des rues résidentielles de bungalows et non des artères de grande circulation. Et le trafic, l’immense trafic qui va vers Laval et Montréal est trop souvent bloqué. Montréal et Laval sont des îles; il ne faut pas l’oublier. C’était parfait il y a plusieurs siècles, car les voies de circulation étaient le fleuve et les rivières. Mais maintenant, c’est infernal. Jamais une métropole ne devrait être située sur une île. Mais nous héritons du passé…

 

À suivre.

 

Daniel




La vie de banlieue (1).

25 04 2008

J’ai l’intention, dans les quelques chroniques à venir, de vous parler de l’évolution de la vie de banlieue. Que ce soit autour de Montréal, de Québec ou d’ailleurs, il faut bien constater que nos banlieues ne sont plus les petits endroits tranquilles que nous avons découverts dans les années 70, quand les enfants étaient jeunes et que nous recherchions le calme et leur sécurité. C’était « The American way of life » qui était recherchée.

 

Ainsi, ma famille et moi arrivions de Montréal-Nord à Terrebonne en 1973. Terrebonne était alors une toute petite ville où le nouveau secteur résidentiel voyait le jour petit à petit. Seul le vieux Terrebonne était là depuis quelques siècles. Puis, ça s’est mis à s’agrandir de façon de plus en plus accélérée. C’était du jamais vu comme boum démographique et étalement urbain. La rive sud et la rive nord de Montréal se peuplaient comme jamais auparavant.

 

Évidemment, les permis de construction étaient donnés à un rythme fou, au point où il nous arrivait souvent de manquer d’électricité et d'eau, au point où le nombre de classes devenait insuffisant dans les écoles. Certains élèves devaient même aller temporairement en classe dans des roulottes, genre maisons mobiles.

 

À suivre.

 

Daniel




NYPD.

25 04 2008

Sean Bell était un jeune Noir de 23 ans qui fêtait son enterrement de vie de garçon dans un bar de New-York. Les gens, dont lui, sont sortis de ce bar un peu éméchés après ce party, bien entendu. Bell allait se marier; ça se fête!

Mais sans le savoir, il s'est dirigé vers trois policiers new-yorkais en civil qui trouvaient que Bell avait un comportement bizarre. Trouvant sûrement les procédures judiciaires trop longues, ils ont préféré se sentir menacés et cribler Bell de 50 balles de revolver. C'est expéditif la NYPD... Moi qui lis beaucoup de polars, le roman n'aurait pas été long à lire dans ce cas-ci. Sauf que j'écris sur des faits réels dans cet article, pas sur un roman.

Mais évidemment, il y a eu enquête et procès. Faut tout de même faire attention à la susceptibilité états-unienne, surtout quand elle est noire. Et les trois flics viennent d'apprendre, en même temps que le peuple, que nos trois héros sont totalement blanchis (n'étaient-ils pas déjà blancs?). Alors, la foule n'est pas contente à l'heure où j'écris ces lignes. Que va-t-il se passer? Une autre histoire de Rodney King à LA? Reste à voir...

Mais vous trouvez pas qu'ils ont la gachette facile les flics états-uniens? Quand je regarde des histoires comme celle, récente, des festivités suite à une victoire des Canadiens, je me dis que nos flics sont très polis et s'excusent presque lorsqu'ils arrêtent quelqu'un. C'est vrai qu'ils ont été élevés à l'époque où les parents avertissaient leurs enfants mille fois avant d'imposer une sanction: "Si tu n'arrêtes pas, tu vas avoir des conséquences." C'est sûrement ce qu'ils disent aux contrevenants avant de les arrêter...

 Des flics polis que j'vous dis! ;-)

Daniel




"La vie devant soi".

24 04 2008

Quel beau roman, quelle belle histoire écrite par Émile Ajar ou Romain Gary, puisqu'il s'agit du même auteur. L'amour et la détresse sont palpables tout à la fois dans ce magnifique livre. C'est une histoire d'amour comme on en voit peu mais combien intense! Ce roman est une merveille que je n’oublierai jamais. En voici le résumé :

Un jeune musulman de 10 à 14 ans nous raconte sa vie avec madame Rosa, une vieille Juive énorme et moche qui, ancienne prostituée, a connu Auschwitz durant la guerre et qui, une fois l’âge de la prostitution passée, a ouvert un foyer clandestin pour fils de putes. Mohammed lui a été amené à l’âge de trois ans. Évidemment, elle est payée pour le garder mais un amour très puissant se développe entre les deux, un amour à la vie, à la mort. Mohammed n’a, dans la vie, que madame Rosa et son parapluie Arthur. Il nous raconte ce qu’il vit, ses relations avec madame Rosa et d’autres personnages du milieu de la prostitution, dans un langage d’enfant qui est superbement beau et souvent comique. Il nous raconte la maladie et la mort. Son langage est merveilleux d’humour et de tendresse. Il ressemble un peu au langage naïf mais profond de Sol, notre clown national.

Sous la parure de ce langage d’enfant se profilent toutes les peurs de l’auteur, Émile Ajar ou si l’on préfère, Romain Gary. Mohammed nous parle parfois avec tendresse, parfois avec cruauté de la façon qu’ont les hommes de voir les choses : la vie, la maladie, l’euthanasie, la mort, etc. On sourit beaucoup en lisant ce livre mais parfois, on a aussi envie de crier, de pleurer devant l’imbécillité de l’Homme. Mais ce livre est un « MUST ». Je sais qu’un film existe aussi et peut-être le verrai-je un jour... Voici quelques extraits de ce roman :

 

"- C'est pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur," Momo ou Mohammed.


"Les cauchemars, c'est ce que les rêves deviennent toujours en vieillissant."


"Pour se piquer, il faut vraiment chercher à être heureux et il n'y a que les rois des cons qui ont des idées pareilles. (...) Mais je tiens pas tellement à être heureux, je préfère encore la vie. Le bonheur, c'est une belle ordure et une peau de vache et il faudrait lui apprendre à vivre."


"Je me souviens très bien de ce moment dans ma vie parce qu'il était tout à fait comme les autres. Chez moi c'est toujours la vie de tous les jours mais j'ai des moments où je me sens encore moins bien."

 

Voici donc de la grande littérature qui mérite une excellente évaluation. Prix Goncourt, il est publié aux éditions Mercure de France en 1975. 274 pages qui se lisent très vite.

 

Mon évaluation : 10 sur 10.

 

Daniel

 




Articles 1 à 20 sur 93
Pages: 1 | 2 | 3 | 4 | 5 |