Comme un grand livre ouvert.




Vendredi 3 juillet 2009

Le parc Le Petit train du Nord et les motoneiges.

Vous vous souvenez de cette histoire survenue en 2004?

"Le gouvernement du Québec et la MRC Les Laurentides se désisteront de leur requête en appel d'un jugement rendu en 2004, qui interdit la circulation des motoneiges sur une partie du parc linéaire du Petit Train du Nord entre les municipalités de Labelle et de Saint-Faustin-Lac-Carré.

Après sept ans de processus judiciaire, des centaines de riverains de l'ancienne emprise ferroviaire pourront enfin dormir sur leurs deux oreilles, en hiver comme en été. Ils pourront aussi toucher les indemnités prévues dans la décision rendue en leur faveur en novembre 2004 par la juge Hélène Langlois, de la Cour supérieure."

Cette victoire ouvre la porte à diverses procédures pouvant être intentées par ceux qui sont lésés dans leur qualité de vie par la pollution sonore...

Si vous désirez continuer la lecture de cet article du journal La Presse écrit par Bruno Bisson, allez voir ici:

 http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/200907/03/01-880841-motoneiges-dans-le-parc-du-petit-train-du-nord-quebec-se-desiste-en-appel.php

 



Jeudi 2 juillet 2009

Le silence se meurt.

" Le silence se
meurt, le bruit
prend partout
le pouvoir;
c'est la seule
calamité
écologique
dont personne
ne parle."


Alain Finkielkraut,
philosophe français



Mardi 30 juin 2009

"Chambre numéro 10" de Ake Edwardson.

En cette fin d'été indien, la police criminelle suédoise de Göteborg est appelée sur une scène de crime où une certaine Paula Ney a été retrouvée pendue dans la chambre numéro 10 de l'hôtel Revy. La thèse du suicide ne convainc guère le commissaire Winter qui est déjà venu sur les lieux, dix-huit ans auparavant, lors de la disparition non résolue d'une autre jeune femme. Persuadé comme l'est Winter d'être autrefois passé à côté d'un indice capital, cette nouvelle enquête est l'occasion pour lui de rétablir la vérité. A quelques semaines d'un congé sabbatique bien mérité, Erik Winter devra compter autant sur son équipe que sur ses souvenirs pour déterrer d'impensables secrets de famille et mettre fin à une série de meurtres plus horribles les uns que les autres.

Mon évaluation :

Je n’ai tout simplement pas aimé ce roman policier. Le texte est hachuré et difficile à lire. L’action se passe en deux temps, soit maintenant et 18 ans auparavant. Il est souvent difficile de savoir à quelle époque se situe l’action.

Je veux bien qu’Edwardson soit un autre Henning Mankell; mais je trouve qu’il y va un peu fort sur les descriptions de la nature, sur les échanges philosophiques entre ses personnages, etc. Cela enlève le rythme et crée des longueurs qui ralentissent la progression de l’intrigue. Ainsi, lire deux pages d’interrogatoire pour apprendre que la personne interrogée n’a rien à dire, c’est un peu long et frustrant…

Il est impossible de connaître l’identité du meurtrier avant les dernières pages du livre, mais personnellement, j’avais  perdu toute forme d’intérêt lorsque le couperet est tombé. Livre vraiment « mélangeant » au maximum. C’est comme si l’auteur avait volontairement décidé de rendre la vie difficile au lecteur. Bon, j’ai peut-être un QI trop bas pour ce genre de lecture…

Donc, pour ce polar édité chez Jean-Claude Lattès en 2007 pour la traduction française et comportant 502 pages en format poche, je donne la note de 5 sur 10.

Daniel



Lundi 29 juin 2009

James Blunt, une voix de fausset.

Voici ce que mentionne Wiki quant à la voix de James Blunt : « Le fausset — ou voix de fausset, ou falsetto, en italien — est une technique vocale utilisant le registre le plus aigu (après la voix de sifflet) — parfois appelé registre de tête, registre léger, ou encore voix de tête — obtenu en empêchant la contraction normale des cordes vocales. Le terme est surtout appliqué aux chanteurs de ***e masculin, ceci afin de bien distinguer ce type d’émission de voix de la technique opposée, plus habituelle, utilisant la voix de poitrine — ou registre de poitrine —, souvent considérée comme culturellement plus naturelle. La voix de fausset est peu puissante, mais d’un timbre agréable. Son ambitus (étendue), relativement court, se rapproche de celui du contralto féminin. »

J’aime ce genre de voix, moi qui possède une voix située à l’opposé du registre vocal, compte tenu que je suis barython-basse. J’ai mis deux vidéoclips. Il n’y a pas vraiment d’image au premier et le second est en direct avec un son moins bon. Bonne écoute ! Très belle chanson.

http://www.youtube.com/v/iNKmHvI1s8o&hl=en&fs=1&">

 Daniel

 



Lundi 29 juin 2009

Le film "Le grand départ".

Voici le premier film de Claude Meunier dont l’un des rôles vedettes est joué par mon ami d’enfance, Marc Messier.

On y constate  les déboires d'un homme qui quitte sa femme pour une plus jeune. Ce genre de syndrome de Peter Pan (peur de vieillir, peur de grandir) qui atteint souvent les hommes en début de cinquantaine.

Jean-Paul (Marc Messier) est un médecin de 53 ans. Il quitte sa femme pour refaire sa vie avec Nathalie, une jeune femme de 25 ans sa cadette. (Hélène Bourgeois-Leclerc).  Lui qui se croit aux portes du bonheur est en fait aux portes de l'enfer...Peut-on vraiment tout balancer et recommencer sa vie après 40 ans? C'est la question que pose «Le grand départ».

S’ajoute à cette distribution Rémy Girard, Diane Lavallée, Widemir Normil, Luc Senay, Catherine Trudeau Louis-José Houde, etc.

Évaluation:

Le « Grand départ » se veut une comédie sur un thème sérieux qui est celui de la séparation des couples qui vivent ensemble depuis longtemps. Les acteurs sont évidemment excellents, surtout mon vieux chum Marc Messier qui crève l’écran tout en demeurant minimaliste.

Heureusement que l’absurditité « cute » des personnages secondaires nous fait rire, car le film serait d’une tristesse inouïe : la femme de l’ami médecin qui se prend pour Nana Mouskouri, Houde en hypocondriaque, etc.

Il y a un peu de « La petite vie » là-dedans. Mais c’est du Claude Meunier, celui qui en a assumé l’écriture, la réalisation et la mise en scène.

Je donne 7,5 sur 10.

Bon petit lundi pluvieux!

Daniel



Dimanche 28 juin 2009

Le film "Mon père" ou "Dad" avec Jack Lemmon.

                  

Ma grande sœur nous a prêté la cassette du film « Mon père » ou « Dad » avec Jack Lemon, Ted Danson, Olympia Dukakis, Dathy Baker et Kevin Spacey. Ce film réalisé par Gary David Goldberg est sorti en 1991. Voici le résumé de l’histoire :

Un homme d’affaires vient de New York jusqu’en Californie pour voir sa vieille mère qui a subi un infarctus. Pendant qu’elle est hospitalisée, il vit chez son père, rôle joué par Jack Lemmon. Il se rend alors compte que son père a beaucoup vieilli et qu'il lui a beaucoup manqué. Cet homme d’affaires est divorcé et a un fils qui arrive aussi en Californie à l’annonce de la maladie de sa grand-mère. Finalement, celle-ci sort de l’hôpital et se porte beaucoup mieux. Mais c’est le père qui tombe malade, d’une maladie beaucoup plus grave.

Les liens d’amour et de tendresse qui surgissent ou ressurgissent entre ces trois générations d’hommes de la famille sont beaux à voir et nous permettent de laver quelque peu notre système lacrymal. ;-)

C’est vraiment un petit film comme ma Douce et moi les aimons. Une phrase en particulier m’a marqué. Elle est dite par le vieux papa (Jack Lemmon): « Mourir n’est pas un péché. C’est de ne pas vivre qui en est un. »

Je vous suggère fortement ce film si vous ne l’avez pas vu. Je lui donne facilement une note de 9 sur 10.

Daniel



Dimanche 28 juin 2009

La vie et la mort.

Ce n'est pas de mourir qui est péché. C'est de ne pas vivre...

Daniel



Samedi 27 juin 2009

On est toujours...

On est toujours l'étranger de quelqu'un... Tant qu'on n'est pas l'étranger de soi-même ou étranger à soi-même...

 Daniel



Vendredi 26 juin 2009

... OU...

Ou la vie est absurde, ou elle est divine. Quelle question!

Bonne journée! Vivez à fond!

Daniel



Samedi 20 juin 2009

"Promesses d'éternité" de Chrystine Brouillet.

Je viens de terminer le petit dernier de Chrystine Brouillet, « Promesses d’éternité ». J’ai eu comme un sentiment de déjà vu. Mais voici le résumé de ce polar :

« L'automne s'annonce chargé pour Maud Graham. D'abord, un homme est laissé pour mort devant l'Hôtel-Dieu de Québec. La même nuit, un détective est transporté, inconscient, au même hôpital après avoir été battu sur un terrain vague. Ces deux hommes ont-ils un lien? Graham doit aussi aider une femme à retrouver sa fille et sa petite-fille, dont elle est sans nouvelles.

Pendant ce temps, Carol Blondin-Warren, un être inquiétant, obsédé par le feu, enjoint ses fidèles de se préparer à sauver leur âme en prévision de l'Apocalypse. Mais Maud Graham veille. Entourée de son équipe, elle mène l'enquête et, comme toujours, suit son instinct. Même à ses risques et périls. »

Mon évaluation :

J’avais évalué très sévèrement le précédent roman de Brouillet « Silence de mort ». Et je comprends, en lisant celui-ci, moi qui ai lu Brouillet au complet, que je suis simplement fatigué d’une certaine recette dans la suite des enquêtes de Maud Graham.

Pourtant, j’appréciais follement cette recette au début. Ainsi, j’aimais l’épicurisme de l’enquêtrice Maud Graham. J’appréciais que l’auteur nous parle de certains beaux coins de la ville de Québec, que je suis même allé visiter. Ces restos branchés où vont manger ses personnages, etc. Sa vie privée était attachante, avec son amoureux montréalais, son personnage gay et son ado qu’elle garde comme tutrice, etc.

Je suis bien conscient que tout cela est bien et continuera d'attirer une foule de nouveaux lecteurs. Mais cette recette commence à vieillir pour qui, comme moi, a lu l’œuvre entière de Brouillet.

Ce dernier roman est assez compliqué, car il traite parallèlement de plusieurs thèmes criminels dont les sectes et comment s’en sortir, la pyromanie d’un gourou fou à lier, les combats extrêmes de gladiateurs qui s’entretuent (j’espère que ça n’a pas remplacé les combats de coqs ou de chiens qui sont déjà immoraux et terribles), etc.

Je préférais le temps où Brouillet écrivait des polars plus simples, comportant moins de personnages. Pendant la première moitié du livre, les personnages étant introduits à une vitesse fulgurante, le lecteur passe son temps à aller voir de qui l'auteure parle quand elle mentionne Provencher ou tout autre nombreux personnages dudit roman.

Alors, je suggère fortement à madame Brouillet d’écrire un roman historique ou toute autre forme de roman comme prochain livre. Je pense sincèrement que Maud Graham est fatiguée…

Donc, pour ce roman policier édité en 2009 à la courte échelle et comptant 390 pages en format régulier, je donne tout de même 7 sur 10, car je conçois aussi que le lecteur dans mon genre peut être fatigué. ;-)

Daniel



Jeudi 18 juin 2009

La chère convergence.

Je lisais un blogueur qui, comme moi, espère que le club de hockey Les Canadiens de Montréal sera vendu au groupe Angélil-Péladeau. Comme lui, j'espère que le club ira dans des mains québécoises francophones. Peut-être ressemblerons-nous davantage au Penguins de Pittsburg avec leurs sept Québécois que ce que nous avons présentement...

J'aime bien René Angélil. Mais ma crainte avec Péladeau est celle de la convergence qui prendra encore de l'ampleur.

Ainsi, on a vu que lors de la tournée de Star Académie, cette nouvelle passait avant la guerre en Afghanistan sur les ondes de TVA et dans les journaux péladiens. Ce sera probablement la même chose avec les Canadiens de Montréal. Nous aurons à la une les buts de la dernière partie et les exploits des joueurs avant la vraie nouvelle, celle qui a un impact véritable sur le monde entier et sur la compréhension des humains sur ce qui se passe vraiment autour d'eux.

Convergence, quand tu nous tiens...

Daniel



Mercredi 17 juin 2009

Faisons dans le léger...

Je tiens à vous dire que j'ai un nouveau téléphone cellulaire. Avec oreillette pour main levée SVP.

A vrai dire, je voyais plein de petits vieux retraités comme moi, se promener au centre d'achat avec le Bluetooth sur l'oreille. Je trouvais que ça donnait l'air d'être occupé, d'être en communication, quoi!

Étant jaloux de nature, je m'en suis acheté un avec mon nouveau téléphone. J'ai même demandé à la vendeuse si je pouvais en avoir deux, un sur chaque oreille, pour faire un peu Startrek ou Mr Spock. Bon! Elle m'a dit que ce n'était pas nécessaire...

Le hic c'est que je ne sais même pas comment activer mon Bluetooth pour qu'il fonctionne avec mon cellulaire. C'est alors que j'ai appelé mon dentiste. Ben, vous ne me croirez pas. Savez-vous jusqu'à quel point notre régime de santé se porte mal? Même mon dentiste ne sait pas comment actionner un Bluetooth. On aura tout vu, kliss de kliss! ;-)

Daniel



Mardi 16 juin 2009

"Le verdict du plomb" de Michael Connelly.

Je viens de faire la lecture du tout dernier roman signé par le grand Michael Connelly.

Comme vous le savez, j’ai tout lu de Connelly. Ses personnages fétiches se retrouvent tous dans le polar judiciaire intitulé «Le verdict de plomb» qui vient de sortir en français chez nous. Ainsi, on y raconte surtout l’histoire d’un procès retentissant qui se passe à Hollywood, où un grand producteur de films est accusé de deux meurtres, ceux de sa femme et de son amant. C’est donc l’avocat Mickey Haller qui, blessé à la fin de «La défense Lincoln», reprend du service en se retrouvant à la tête du cabinet de son ami Jerry Vincent, assassiné. C’est donc ce criminaliste qui tient la vedette dans ce roman.

Haller hérite d'une énorme affaire, la défense de ce magnat du cinéma américain. Mais le criminaliste Haller découvre que comme son ami assassiné, il se trouve lui aussi en danger. Et qui voit-on apparaître de temps à autres comme enquêteur sur le meurtre du producteur et aussi pour protéger Mickey Haller? L’irrésistible Harry Bosch en personne, le célèbre inspecteur vedette de la plupart des polars signés par Michael Connelly. Et on y trouve même une autre de ses vedettes, le reporter judiciaire Jack McEvoy qu’on ne fait qu’entrevoir ici. Même si Haller et Bosch ne sont pas du tout du même bord, ils n’ont pas le choix, ils doivent travailler ensemble…

Mon évaluation :

Dans ce roman, Michael Connelly, qui a une très grande expérience du monde criminel et judiciaire, nous répète une vérité de La Palice : «Tout le monde ment. Les flics. Les avocats. Les victimes.»

J’avais vraiment hâte à la sortie de ce Connelly, ayant lu tous les précédents. Et j’ai bien aimé ce roman policier et judiciaire. Il est évident que comme tous les lecteurs de Connelly, c’est Harry Bosch que j’avais hâte de revoir. On s’attache tellement à ce vieux Hyéronymous Bosch dit Harry.

Mais le héros ici est son demi-frère, Mickey Haller. Les deux savent plus ou moins depuis un certain temps qu’ils ont le même père, fameux avocat de l’époque, un peu coureur de jupons. Mickey est du mariage, Harry est d’une péripatétienne assassinée. Ici, c’est la première fois qu’ils s’avouent l’un l’autre qu’ils sont demi-frères…

Ce roman est instructif, car Connelly fait passer le lecteur par toutes les étapes d’un procès aux USA : constitution d’un jury, plaidoiries, contre-interrogatoires, travail de l’enquêteur de la défense et celui de l’accusation (la police dans ce cas), stratégies diverses, etc. Le lecteur embarque à fond dans cette game de poker étrange et dangereuse pour l’accusé. Ça m’a aidé à comprendre les raisons de tant d’erreurs judiciaires. Heureusement qu’on n’exécute plus au Canada…

Ma note pour ce roman judiciaire paru au Seuil Policiers en mai 2009 pour la traduction française et comportant 458 pages en format régulier est de 8,5 sur 10.

Daniel



Samedi 13 juin 2009

«L'étrange histoire de Benjamin Button», le film.

C'est devenu assez rare que ma Douce et moi louons un film, mais c'est ce que nous avons fait ce soir, et nous avons passé trois belles heures ou presque.
 
Nous avons visionné le film «L'étrange histoire de Benjamin Button» d'après la nouvelle de Francis Scott Fitzgerald. Ce film est sorti en 2008 et a comme principaux interprètes Brad Pitt et Cate Blanchett.
 
Évidemment, l'histoire est plus qu'étrange, puisqu'un homme naît à 80 ans et régresse dans le temps pour finir par mourir bébé. C'est un film un peu dans le genre de «Retour dans le futur» ou «Forest Gump». Pour revenir à l'histoire, Benjamin Button tombe en amour avec une ballerine. Mais cette dernière avait connu Benjamin alors qu'elle était petite fille et que lui était un vieillard. Dans le fond, ils se retrouvent au milieu de leur vie, lui reculant en âge, elle avançant et... ils ont une fille.
 
C'est évident que l'histoire ne tient pas debout et qu'on nous fait voir un monde fantasmagorique où rien ne se peut. Mais on réussit tout de même à nous faire vivre de beaux moments de tendresse, d'amour et de souffrance avec d'excellents acteurs. Le film est long mais je ne peux pas dire qu'il comporte des longueurs, ce qui est bien différent. Seule ombre au tableau: j'ai trouvé que les maquillages et les effets spéciaux n'étaient pas super mais dans le fond, ce n'est pas vraiment ce qui importe dans le film.
 
Pour ce film du réalisateur David Fincher, je mets un 8,5 sur 10.
 
Daniel


Jeudi 11 juin 2009

«Profondeurs» de Henning Mankell.

                                                                        

Je viens de terminer un autre Mankell qui a pour titre «Profondeurs». Rien à voir avec le polar ou avec le commissaire Wallander. Livre bizarre, presque psychiatrique, écrit en noir et blanc, en lettres de feu, de passion, de folie…

 

«En octobre 1914, l’Europe est au bord de la guerre. Afin d’améliorer la défense des côtes suédoises, le capitaine Lars Tobiasson-Svartman inspecte les routes maritimes. Sur la toute petite île de Sara Fredrika, il rencontre une femme dont il devient l’amant. Pour la revoir, il ment à sa femme, à l’amirauté, à lui-même, jusqu’au point de non-retour…»

 

Mon évaluation :

On pourrait résumer ce roman de la façon suivante : comment un homme peut-il perdre pied et sombrer dans la folie? Dans ce roman, on peut  comparer le cheminement intérieur de Tobiasson-Svartman à la mer elle-même, qui est ici omniprésente avec sa douceur, quand elle est lisse comme un miroir ou avec sa fureur, quand elle se déchaîne en perdant tout contrôle.

 

Cet hydrographe aussi guindé qu’obsessif mesure constamment les profondeurs, les distances des fonds de mer et de ses relations avec autrui. L’amour totalement égoïste, ou plutôt, la passion et les dérèglements de la tête et du cœur le mèneront vers ce que les apparences n’auraient jamais laissé entrevoir : la folie d’un homme. Sa propre mer intérieure finira par l’engloutir… Ce menteur pathologique finira par rencontrer SA vérité.

Ce roman est noir, sinistre. Il nous montre l’auto-autopsie d’un homme avant sa mort, comment s’autodétruisent son cœur et son cerveau en sondant l’insondable.

 

L’écriture de Mankell est à la fois sobre et intense. Comme le feu sous la glace. Il y a un peu de Bergman dans ce livre (son beau-père dans la vraie vie).

Ce livre sorti en suédois en 2004 n’a été édité au Seuil en français qu’en 2008. Traduit par Rémi Cassaigne, je l’ai lu en format poche et il comporte 348 pages. Je donne un 7,5 sur 10.

Daniel



Mardi 9 juin 2009

Mon meilleur ami...

Ce ne serait pas une grosse sortie du placard si je vous disais que j’aime la lecture. J’ai d’ailleurs reçu comme cadeaux de fête des livres et des certificats d’achat de livres qui sont rendus à un prix exorbitant, entre autres, chez Renaud-Bray.

J’ai toujours aimé la lecture mais le phénomène s’est accru durant ce temps d’immobilité de l’an dernier, dû à un problème que vous connaissez déjà.

Mais pourquoi la lecture me plaît-elle à ce point? Je pense qu’elle me permet de créer un monde parallèle constant à celui dans lequel nous vivons. Je ne veux pas dire que je fuis dans la lecture mais j’ai constamment un film en moi qui est en train de dérouler sa bande visuelle et sonore, bande créée par le talent de l’auteur et ma propre imagination qui fait le reste. C’est comme une seconde vie qui défile en moi, en parallèle de la vie réelle dans laquelle je me démène à tous les jours.

Sans nécessairement parler de fuite de la vraie vie, la lecture permet un certain retrait de la folie de ce monde dans lequel nous vivons. J’entends ma vieille maman qui dit : «Heureusement que je peux encore tricoter, car mes journées seraient très longues». Je me sers alors de cet exemple pour me dire : heureusement que j’ai la lecture, quand je suis fatigué, quand la santé n’est pas excellente, quand je serai vieux (à condition que mes yeux tiennent le coup), mais déjà, pour maintenir mes neurones actives, pour écrire sur mon blog des critiques de livres lus, pour repousser le plus loin possible les maladies cognitives telles la maladie d’Alzheimer dont souffre ma mère, etc.

Donc dans mon cas, mon meilleur ami n’est pas le chien; c’est le livre. Allez, viens Livre! ;-)

Daniel



Lundi 8 juin 2009

Déjà 63 ans...

Je n'en reviens tout simplement pas: déjà 63 ans! Je calcule toujours mon âge d'après celui où est mort mon père. J'ai donc vécu à ce jour 7 ans de plus que lui, puisqu'il est mort à 56 ans.

J'ai vraiment eu une belle fin de semaine. Ma Douce, mes enfants et mes petits-enfants m'ont fêté hier matin par un brunch grandiose chez moi. Seule ma fille de Charlevoix, son conjoint et bébé R n'étaient pas là, mais heureusement que nous revenions tout juste de chez eux.

Aujourd'hui, jour réel de mon anniversaire, j'ai reçu jusqu'à maintenant une foule d'appels téléphoniques qui me souhaitaient «Bonne Fête!»

Une seule chose m'a peiné, m'a attristé terriblement aujourd'hui: c'est la mort en Afghanistan de ce jeune soldat québécois de 20 ans. Mon petit-fils qui aura bientôt 20 ans est dans la réserve militaire canadienne. Je souhaite ardemment qu'avec le lavage de cerveau que ces jeunes vivent à tous les jours, il ne finira pas par décider de s'engager et à d'aller en Afghanistan. Tout comme ses parents, j'ai peur de cela.

Quand j'entends à la télé, que jamais les Forces armées canadiennes n'ont eu un meilleur recrutement, je trouve cela inquiétant.

En tout cas, félicitations, petit monsieur Harper! Vous avez sur la conscience une 119ième victime canadienne de votre guerre en Afghanistan. Auparavant, je me demandais si vous étiez fier de tout cela. Aujourd'hui, je ne me pose plus de questions. Je sais que vous en êtes très fier.

A chacun ses Talibans...

Daniel



Dimanche 7 juin 2009

«Le fin fond de l'histoire», Andrée Laberge.

Je ne connaissais pas du tout cette auteure du nom de Andrée Laberge. Ce livre est un cadeau que j’ai reçu de ma grande petite sœur pour mon anniversaire de naissance. J’ai fini de lire le livre et ma fête n’est même pas encore arrivée. ;-)

Pour revenir à Andrée Laberge, j’ai appris qu’en plus d’être écrivaine, elle a été intervenante sociale et possède un doctorat en épidémiologie. Elle est de la ville de Québec et son roman «Le fin fond de l’histoire» s’y passe. Elle a même gagné le prix du Gouverneur général en 2008 pour son roman précédent «La rivière du loup» que je n’ai pas eu le bonheur de lire mais que je lirai un  jour.

 

Les questions de la filiation et de l’engendrement sont au cœur de ce roman déroutant et merveilleusement bien écrit, même si les correcteurs ont laissé passer quelques fautes. On y fait connaissance avec une possible Amérindienne à qui l’on dit qu’elle n’en est pas une, un sans-abri qui se fourre le nez partout et qui s’amourache d’une vieille folle qui, à tort, le prend pour son premier amant. Et aussi, un infirmier bâtard qui, pour oublier ses propres problèmes, donne de son temps et de son argent à tous ceux qui souffrent et qui peuvent  lui faire oublier qu’il n’a pas connu sa mère.

 

Mon évaluation:

Brillant et parfois amusant, ce roman pose des questions essentielles: d’où venons-nous? qui sommes-nous? où allons-nous? Cette allégorie présentant des personnes humaines qui se cherchent au passé, au présent et au futur nous fait beaucoup penser au Québec et aux Québécois…

 

Andrée Laberge explore un univers qu’elle connaît bien puisqu’elle a travaillé de longues années auprès des personnes en souffrance sociale. Andrée Laberge pose la capitale question des origines dans une intrigue éclatée et éclatante.

Chez Laberge, la crise identitaire n'est pourtant pas que politique. «Notre crise est aussi une crise des valeurs, soutient-elle. Je suis personnellement touchée par les personnes âgées qui ont basé toute leur vie sur des valeurs que nous avons balayées du revers de la main. Ça doit être terrible, à la fin de sa vie, de ne plus avoir aucun repère. Nous avons eu l'illusion de croire que nous pouvions faire table rase des traditions, du folklore, sans penser que nous étions le produit de ces mêmes traditions...»

Ce roman que j’ai adoré a été édité chez XYZ Romanichels  en 2006. Il  compte 263 pages en format régulier. Il se lit vite et bien malgré certaines surprises littéraires et touchant la technique d’écriture. Je vous conseille fortement ce roman québécois auquel je donne la note de 9 sur 10.

Bon dimanche!

Daniel



Samedi 6 juin 2009

Excusez mon anglais primitif!

Trouvez-moi une ville du Canada, voire, du monde entier où le maire ou la mairesse se doit d'être bilingue pour pouvoir occuper cette fonction. Vous avez compris que je parle de la réaction des anglophones à l'annonce de Louise Harel à l'effet de se présenter comme maîresse de Montréal, malgré son anglais primitif.

Mais oui, si l'on exigeait que le maire de Toronto, d'Ottawa ou de Vancouver parle le français, une des deux langues officielles du Canada, vous imaginez le tollé que cette exigence soulèverait? Il y a aussi une minorité francophone dans ces villes, non?

Le maire de ces villes parle la langue de la majorité et on ne lui demande rien de plus que de remplir efficacement ses fonctions. Mais à Montréal, métropole du Québec, on exige d'abord que le maire soit bilingue. Après seulement, on se demandera s'il ou elle est apte à remplir la tâche. Et je me demande même si certains francophones ne trouvent pas que l'anglais de madame Harel n'est pas suffisant pour qu'elle occupe le poste. Bande de colonisés que nous sommes! La Loi 101 est censée exister; j'ai bien dit est censée...

Les anglophones ont déjà peur de ne pas être capables d'aller chercher l'information requise dans leur langue. Et que font les francophones dans les autres villes canadiennes? Ils apprennent l'anglais sans pour autant exiger que leur maire parle le français. Et comme ces maires ne parlent effectivement pas le français, ils s'entourent de gens qui peuvent traduire leurs propos dans la langue de la minorité. Et même là, je me demande s'ils s'en donnent la peine...

Mais nous Québécois, avons tellement peur d'être ce que nous sommes et d'être jugés intolérants que nous souhaitons aussi trop souvent que nos élus soient bilingues. Tout à coup que les Anglais seraient obligés d'apprendre le français.

«Vous êtes pas tannés de mourir, bande de caves?»

Daniel



Samedi 6 juin 2009

«Danse avec l'ange» de Ake Edwardson.

Dans ma quête de nouveaux auteurs scandinaves, j’ai aussi découvert le Suédois Ake Edwardson. Cet auteur né en 1953, a obtenu pour son premier roman «Danse avec l’ange», en 1997, le Grand Prix du roman policier suédois. Voici le résumé de ce polar : Un suédois, est retrouvé mort, assassiné à l’arme blanche dans une chambre d’hôtel à Londres. Un jeune anglais est assassiné à Göteborg (Suède). Les deux cas présentent des similitudes. Ce sont des meurtres sadiques. Erik Winter commissaire de la police de Göteborg et héros de cet auteur, dirige l'enquête en parallèle avec un inspecteur de Londres.

Winter est très bien typé, comme c’est le cas de tous les enquêteurs héros de polars. A 37 ans, il est le plus jeune commissaire suédois. Il est très grand, bien habillé, fume des cigares chers, il est riche par ses parents et plutôt snob malgré son grand cœur. Il dirige son équipe de main de maître.

Mon évaluation:

L'intrigue est bien menée, et ce, avec clarté et limpidité. C'est agréable de lire un auteur qui fait les choses simplement, qui ne se sent pas obligé d'en mettre plein la vue aux lecteurs, et malgré ça, bâtit une histoire bien solide. Comme Hennings, il est très critique de ce qu’est devenue la société suédoise : tout sauf la social-démocratie qu’elle fut déjà. Une fois de plus, l’excellente traduction française est faite par Anna Gibson. Seul ombre au tableau : les dialogues sont parfois difficiles à saisir, surtout au début du roman. Mais on s’y fait.

Donc, pour cet excellent roman policier édité en français en 2002 chez JC Lattès, dans la série Grands détectives, et comportant en format poche, 429 pages, je donne un 8 sur 10.

Daniel


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