Comme un grand livre ouvert.



Publi le mercredi 20 février 2008


Mercredi 20 février 2008

"L'homme trafiqué", polar.

 

Voici le roman d'espionnage-polar qui m'a fait fabuler ces derniers jours. Pour ceux et celles qui croient que je suis vraiment "atteint" par ce genre de lectures, sachez que je blaguais, tout simplement. ;-)

"L'homme trafiqué" a été écrit par un ancien prof. de philo. au CEGEP Lévis-Lauzon, Jean-Jacques Pelletier. Il fut édité chez Alire, en 2000 et il compte 368 pages. En voici le résumé:

Karl est lexicographie, il écrit des dictionnaires de gemmologie (les diamants). Il fait la découverte ou on lui fait faire la découverte du plus gros diamant au monde. Il est alors poursuivi par une ou plutôt des organisations aussi secrètes que criminelles, dont celle nommée LE SYNDICAT. Et en plus, Karl souffre d'amnésie par rapport à une partie de sa vie, le pauvre.

L'auteur nous entraine dans le monde fascinant du diamant et raconte des histoires à dormir debout. Sauf qu'on peut se demander s'il n'y aurait pas beaucoup de vrai dans toutes ces histoires à dormir debout, concernant le contrôle qu'une poignée d'hommes peuvent avoir dans un secteur particulier, comme celui du diamant.

J'ai trouvé l'histoire bien complexe. Ce type de roman d'espionnage requiert une attention soutenue face aux gestes posés par les personnages car ils sont souvent "fuckés" psychologiquement, posent toujours des gestes calculés et empreints de haute stratégie et de mille détours insoupçonnés. Heureusement que Pelletier écrit très bien et réussit à simplifier suffisamment pour ne pas que le lecteur s'y perde totalement.

Cet auteur que je ne connaissais pas jusqu'à ce jour, me semble très érudit et possède très bien son sujet. Il a dû être très bien informé, car entre nous, chez le commun des mortels, qui connaît le monde du diamant?

J'ai eu le plaisir de constater que l'histoire se passe encore une fois dans la ville de Québec, mais évidemment, on se déplace partout dans le monde. On est dans le jet set diamantaire international ici. 

Je pense que je viens de découvrir un excellent auteur sauf que parfois, ça sent la recette toute faite. Est-ce parce que j'ai lu trop de romans d'espionnage par le passé?

Pour mieux juger l'oeuvre de cet auteur, je vais lire d'autres de ses romans. Je pense qu'il y a une suite à celui-ci.

Pour l'instant, mon évaluation de ce roman se situe à 8 sur 10.

Daniel



Mercredi 20 février 2008

"Pour un jour de plus" de Mitch Albom.

 

Moi qui adore ma vieille maman, j’ai beaucoup aimé ce second roman que j'ai lu de Mitch Albom, intitulé « Pour un jour de plus », édité par Oh! éditions, en 2006, 273 pages. J’avais apprécié le premier roman lu : « Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut ».

Voici le résumé de ce livre :

Charley, la cinquantaine, a le sentiment d'avoir raté sa vie. Son mariage est un échec, les relations avec sa fille se sont détériorées au point que celle-ci ne l'a pas invité le jour de son mariage. Pour tenter d'oublier son quotidien, il s'est réfugié dans l'alcool. Jusqu'au jour où, de retour dans la ville de son enfance, il décide de mettre fin à ses jours. Commence alors une expérience étrange. Alors qu'il est en train de lutter entre la vie et la mort, son esprit vagabonde : Charley se lève et marche jusqu'à la maison familiale. Il constate qu'elle est habitée, et y découvre sa mère morte huit ans auparavant, qui l'attend. Ils vont passer la journée ensemble. Au fil de leur discussion, Charley se souvient et revit les moments marquants de son enfance et de sa vie d'homme. Il est heureux de pouvoir revenir sur ses erreurs passées, car il se sent coupable d'avoir été injuste envers sa mère et de l'avoir négligée jusqu'au moment ultime de sa mort. A la fin de cette journée, Charley découvre à quel point il connaissait peu sa mère, le secret de son amour qui sauva leur famille et combien il souhaite une seconde chance pour se sauver aussi.

 

Qui n’a pas rêvé de pouvoir remonter le temps afin de dire «au revoir» aux personnes aimées aujourd’hui disparues ?

«J’ai fait la liste des fois où ma mère m’avait défendu et des fois où moi j’avais défendu ma mère… C’est triste ce déséquilibre», raconte Charley, élevé par une femme énergique et drôle, mais divorcée et bien trop belle pour sa petite ville bien-pensante.

Comment grandir avec un père menteur, absent et pourtant modèle, une mère qui se dévoue sans compter, et le regard des autres? Les allers-retours entre le monde réel et l’aventure imaginaire qu’il vit avec sa mère sont entrecoupés de rappels de tous ces moments où l’on n’a pas su dire
«merci», dire «je t’aime», dire «au revoir» tout simplement.

 

Mon évaluation : ce roman, écrit de façon simple, vigoureuse et humoristique m’a beaucoup touché. Je le recommande à toutes et tous. Il y a des façons de recevoir et d’accepter des leçons sans que ça ressemble à des leçons. C’est ce qu’a fait Mitch Albom dans ce livre qui se lit d’une traite. 9 sur 10.

Daniel



Mercredi 20 février 2008

La qualité du français.

Je ne sais pas si vous avez regardé l'émission "Tout le monde en parle" de dimanche dernier. Il y avait entre autres comme invité, ce Québécois d'origine brésilienne, écrivain de surcroît. Il écrirait même ses livres directement en français.

Il va de soi qu'il parle un excellent français, comme la plupart des immigrants. Un français, comme il le disait lui-même, meilleur que celui parlé par un grand nombre, sinon la plupart des Québécois. Il est évidemment ici depuis 40 ans et est universitaire, diront certains. Il donnait un autre exemple d'un boxeur roumain, au Québec depuis seulement quatre ans, et qui parle aussi un excellent français, Lucian Bute.

La cheffe du Parti québécois, madame Pauline Marois, était près de lui et a bien essayé de lui expliquer que nous, Québécois, partons de bien loin, avec le peu d'instruction qu'avaient nos ancêtres. Mais la réponse vint rapidement: "Moi, madame, je viens de loin aussi, je viens du Brésil". Cet auteur a aussi donné l'exemple du français exécrable parlé à la télé, entre autres, à TVA. Il est bien évident qu'aujourd'hui, la tendance est au nivellement par le bas. On parle dans les téléromans et même dans les divers spectacles, comme on parle dans la rue. Sans parler la bouche en cul-de-poule, il faut bien constater que les sacres, les mots vulgaires et une syntaxe épouvantable deviennent le lot du petit écran. Je vais peut-être en choquer quelques-uns, mais je suis d'accord avec cet auteur d'origine brésilienne dont le nom m'échappe.

Madame Marois, encouragée par Dany Turcotte, mentionnait que les jeunes parlent beaucoup mieux aujourd'hui qu'autrefois. Vous trouvez? Peut-être. Mais la qualité de leur langage écrit est elle, épouvantable. Bref, la question dudit auteur était: "Les Québécois sont-ils fiers de la langue française?" Sa réponse était NON. Et la mienne aussi est NON.

Bref, je n'ai qu'une chose à reprocher au monsieur. C'est peut-être le vin qui ne lui va pas et il semblait beaucoup apprécier ce liquide qui délie la langue. Mais il a manqué de savoir-vivre en disant à madame Marois, à la fin de l'émission, qu'elle aurait elle-même intérêt à aller suivre des cours de syntaxe française. Ça, c'est un peu beaucoup grossier. Comme quoi la qualité d'une langue parlée n'a rien à voir avec le savoir-vivre... 

Daniel