Comme un grand livre ouvert.



Publi le lundi 31 mars 2008


Lundi 31 mars 2008

"Le lys dans la vallée" de Honoré de Balzac.


                                        

Ce livre, roman sublime de Honoré de Balzac (1799-1850), a été publié dans sa version complète en 1836, chez Werdet.

Le Lys dans la vallée est l'histoire d'un amour impossible entre Félix de Vandenesse, cadet d'une famille aristocratique, et Madame de Mortsauf, la vertueuse épouse du Comte de Mortsauf, un homme sombre et violent. Au début du roman, Félix de Vandenesse adresse à sa maîtresse, Natalie de Manerville, le récit de son enfance et de sa jeunesse entre une mère peu aimante, son frère Charles le favori, des sœurs peu affectueuses et une triste pension.  A Tours, à la veille de la Restauration (mai 1814), il assiste à un bal auquel il s’ennuie, jusqu’à ce que son regard croise celui  d’une éblouissante inconnue. Il dépose un baiser sur son épaule, mais l’inconnue s’éloigne, offensée….

Puis, un amour platonique, filiale, inavouable, presque religieux se développe entre Félix et la comtesse « offensée » qu’il appelle Henriette, tout au long du roman. Il est plus jeune, elle est mariée et a deux enfants. Que pouvait-il arriver de cet amour inaccessible et presque trop beau pour exister?

                                       

                                                          Honoré de Balzac.

Je n’évaluerai pas ce roman de Balzac. On n’évalue pas les chefs-d’œuvre. Évidemment, ça ne se lit pas comme un polar du 21ième siècle. Mieux vaut ralentir de beaucoup la cadence de la lecture, lire pour la beauté du texte plus que pour l’histoire elle-même ou le suspense. Il ne faut pas se permettre de passer par-dessus les longues descriptions, puisqu’elles sont si belles et représentent la perfection de la langue française.

Personnellement, j'ai l'habitude de lire  ces classiques en plein milieu de ces longues marches solitaires que je prends durant l'été,  presque à chaque jour. Je m’arrête alors et je m’assois à une table de pique-nique où je peux m’imbiber de la beauté de ces mots, tout en respirant l’air frais et en étant entouré de la nature, de la beauté pastorale de l’île Saint-Jean, à Terrebonne. Le corps et l’esprit y apprennent à ralentir au rythme du 19ième siècle, ce qui devait être merveilleux comme rythme de vie. Mais pour cela, faut-il encore que l'été soit là. Alors, viens printemps! C'est toi que j'attends... ;-)

Daniel