Comme un grand livre ouvert.



Publi le mardi 22 avril 2008


Mardi 22 avril 2008

"L'envol des anges" de Connelly.

Je dois vous dire que j’ai été captivé par ce Michael Connelly, du début à la fin. Je pense que c’est ce que j’ai lu de mieux à ce jour, dans la série des Harry Bosch, l’inspecteur-fétiche de Connelly. En voici le résumé :

 

Compte tenu que c’est le corps policier d’élite de Los Angeles, celui des vols et homicides, qui est visé par un avocat noir qui s’occupe de droits civiques et ne ménage pas les services policiers, on ordonne à Harry Bosch du LAPD de se joindre aux deux enquêteurs qui font équipe avec lui pour mener cette investigation des plus fragiles, parce qu’elle risque de faire exploser Los Angeles comme ce fut le cas lors de l’affaire "Rodney King". Vous vous souvenez des images de ce Noir qui se faisait violemment tabassé par des policiers?

Les citoyens sont convaincus que c’est un policier qui a assassiné l’avocat noir dont je parlais plus haut. Cet avocat défend un Noir accusé d’avoir violé et assassiné une jeune fille. Je dois dire tout de suite que Bosch, qui vit en plus une rupture avec sa femme, Eleanor Wish, en verra de toutes les couleurs durant cette enquête et que certains collègues ne se gêneront pas pour lui mettre les bâtons dans les roues.

Comme je le mentionnais, c’est le meilleur polar de Connelly que j’ai lu à ce jour. Je dois dire par contre, que ce roman est d’un cynisme et d’une noirceur à faire peur : violence, corruption, abus de pouvoir, hypocrisie, tous les mots dégueulasses peuvent être ajoutés ici. Rien pour remonter le moral de Bosch, il va sans dire...

Pauvre Harry, sa vulnérabilité ne fait que s’accroître durant cette histoire. Et s’il croyait encore un peu en l’homme, il a perdu toutes formes d’illusions. Cet homme hypersensible se frappe au mur de la faiblesse devant un pouvoir corrompu. Il n’est pas loin de réfléchir comme ceux qui ont envie de faire sauter Los Angeles. Il est acculé à un désespoir profond, comme quand il a vécu la mort de sa mère alors qu’il était enfant. La fin de l’histoire est un peu abrupte et surprend totalement le lecteur. Bosch est un bel exemple qui nous dit que dans la vie, il ne faut jamais lâcher. Je vous recommande ce polar au plus haut point. Édité au Seuil en 2000 pour ce qui est de la version française. 463 pages en format de poche.

 

Mon évalutation : 9 sur 10.

 

Daniel