Comme un grand livre ouvert.



Publi le lundi 28 avril 2008


Lundi 28 avril 2008

"Le poète", polar de Michael Connelly.

Je vous présente le dernier roman que j’ai lu de Michael Connelly. Son enquêteur vedette, Harry Bosch n’est pas présent dans ce roman et je pense qu’il m’a beaucoup manqué. Alors, voici un résumé de l’histoire journalistique et policière :

 

Jack McEvoy est un grand journaliste de Denver au Colorado. Il a carte blanche pour traiter de tous les drames et de la criminalité qui touchent son patelin. Mais le roman commence quand avec des flics, il doit aller annoncer à sa belle-soeur que son mari, policier de l’endroit, s’est suicidé dans son auto. Ce policier nommé Sean était le frère jumeau de Jack, notre journaliste.

Sean, pourtant flic d’expérience, n’aurait pas supporté d’avoir échoué dans la recherche du tueur sadique d’une belle jeune étudiante et se serait donné la mort. Mais Jack, le journaliste, connaissant bien son jumeau, refuse de croire à cette thèse du suicide et décide d’enquêter sur la mort de son frère. Il découvre alors que d’autres policiers supposément suicidés auraient plutôt été exécutés par un tueur en série qui, comme pédophile, tue d’abord des enfants, puis s’en prend au détective affecté à l’enquête.

Ainsi, Jack le journaliste est-il admis au sein des terribles enquêteurs du FBI après une entente de non-publication immédiate d’un article relatif aux événements qui touchent l’enquête en cours. Il découvrira qui a assassiné son frère jumeau par des méandres inespérés.

 

Mon évaluation de ce roman n’est pas des plus fortes. Peut-être est-ce l’absence de Harry Bosch, cet enquêteur auquel le lecteur s’attache beaucoup. Je dois d’abord dire que j’ai eu de la difficulté à entrer dans le vif du sujet, au moins 100 pages lues avant que l’intérêt total y soit. Le livre demeure bon parce que c’est du Connelly et que sa façon simple d’écrire les choses nous est familière et reposante à la fois. Sauf qu’au moment où l’assassin est trouvé, on se demande pourquoi il nous reste tant de pages à lire. C’est que comme dans beaucoup de polars, le lecteur demeure fort surpris quand il découvre qui était l’assassin; c'est comme un second polar dans le polar. Mais je trouve que parfois, on entortille au peu trop les faits pour nous mettre sur de fausses pistes. Et c’est le cas dans ce polar édité au Seuil en 1997 pour la traduction française. 483 pages en livre régulier. J’évalue à 7 sur 10.

 

Daniel