Comme un grand livre ouvert.



Publi le mercredi 30 avril 2008


Mercredi 30 avril 2008

"On ne peut compter sur personne", Patricia Highsmith.

Voici un livre publié à titre posthume, selon l'oeuvre de Patricia Highsmith. Ce livre se compose  de neuf nouvelles inédites. Il commémore le premier anniversaire de la mort de cette auteure prolifique.

On y retrouve tous les thèmes chers à cette reine incontestée du suspense : parabole ironique sur un meurtre bâclé (On ne peut compter sur personne) ; clin d’oeil malicieux au cliché romanesque du triangle amoureux (Variations sur un jeu) ; méprise inquiétante des changements d’identité (La Baby-Sitter) ; dédoublement schizophrénique d’une conscience coupable (La Deuxième Cigarette) ; pureté paradoxale des brutes (La Dérive du Emma C) ; punition immanente des tricheurs (Une journée à rude épreuve) ; petit grain de sable sans lequel le crime aurait été presque parfait (Photo à l’arrivée) ; enfer de la rumeur villageoise fabriquant son bouc-émissaire (Le Suspect) et de l’autorité religieuse décrétant ses excommunications (La Longue Marche hors de l’enfer).

Dans ce recueil de nouvelles, nous rencontrons la grande Patricia Highsmith dans des nouvelles intéressantes sans plus. Évidemment, les histoires ne sont pas très développées puisqu’une nouvelle est par nature, une « short story » qui ne comporte que quelques pages. Nous y rencontrons tout de même les personnages savoureux et parfois tordus de cette magnifique auteure qui dépeint les traits psychologiques comme bien peu savent le faire. C’est donc un livre à neuf nouvelles qui se lit petit à petit, quand le coeur nous le dit.

Édité en 1996 pour la version canadienne, chez Flammarion limitée. 250 pages.

 

Mon évaluation : 7,5 sur 10.

 

Daniel

 



Mercredi 30 avril 2008

"Docteurs" de Erich Segal.

Un autre excellent roman de Erich Segal qui, après "Love story", a quand même écrit plusieurs très bons romans. Mais il ne m'en reste quand même qu'un seul à lire et j'aurai fait la lecture de tous les romans de cet auteur prolifique.

Comme très souvent c'est le cas pour les romans de Segal, celui-ci se passe aussi dans le milieu universitaire. Ici, Segal nous amène dans le monde des étudiants en médecine de Harvard; plus précisément à la rencontre de la promotion 1962. À une exception près, tous les étudiants étaient blancs et à cinq exceptions près, ils étaient tous de ***e masculin. On pourra constater jusqu'à quel point ces années d'études et de gardes dans les milieux hospitaliers sont affreusement difficiles, débouchant même au suicide chez certains. La plupart sont amoureux de leur vocation et d'autres ne sont là que pour le prestige et l'argent.

Bennet, Noir parmi les Blancs, mettra sa carrière en péril pour sauver la vie d'un homme. Seth, studieux et sensible, se trouvera confronté au problème de l'euthanasie. Barney sera attiré par la psychiatrie. Et Laura apprendra, souvent à ses dépens, que dans cette profession, être femme peut devenir un cauchemar. Enfants de Brooklyn, voisins d'enfance, Barney et Laura vivront une amitié précieuse malgré les chemins divergents. Une amitié qui petit à petit se changera en amour profond. Voilà donc en un seul roman, la fresque émouvante d'une époque, d'une profession et d'un monde, somme toute, peu connu.

Mon évaluation est de 9 sur 10 pour cet autre excellent roman de Erich Segal, édité chez Grasset à Paris (pour la traduction) en 1988. 475 pages. Comme c'est le cas pour tous les romans de cet auteur, je vous en recommande fortement la lecture.

Daniel