Comme un grand livre ouvert.




Jeudi 03 juillet 2008

Merci, Samuel de Champlain!

 

UN PAYS DE GÉANTS.

Je suis d’un pays fabriqué par des géants

Pays où les glaciers ont creusé mille fjords

De ma chère Gaspésie jusqu’au Lac St-Jean

Du Saguenay joli jusqu’à la Vallée des Forts

Je suis d’une contrée où s’essouffle le vent

Où le soleil réchauffe tous nos engouements

J’y vois grande féerie d’aurores boréales

De l’Abitibi jusqu’aux rues de  Montréal

Dans ce coin de terre, les hommes sont des géants

Les femmes sont belles comme rosée du matin

Les millions d’enfants qui habitent ce jardin

Labourent  leur mémoire au socle des printemps

Un coin de paradis où vivent tous les saints

Où l’Église a fleuri ses clochers anges-gardiens

Où la langue rude et fière a gardé ses racines

Chantante et ronde aux accents de sonatine

Je suis du pays où l’hiver fut inventé

Où le froid glace l’échine autant que les pieds

Où les cœurs sont chauds comme les geysers du monde

Et les chansons d’époque sont de France profonde

Une terre où les troubadours  s’accompagnent

D’un violon bûché au plus haut des montagnes

Et ces cordes vibrées en battant de leurs pieds

Le plancher fait de bouleaux dans les bois coupés

Ils les ont empruntées aux vents de Bretagne

Comme pour mieux pleurer la douce mère-patrie

Ont conservé en bouche l’accent de Normandie

Roulements de tambour glissant entre les dents

Du parleur trop pressé de faire son boniment

Je suis d’un pays  fabriqué par des géants

Partis de loin pour partager un continent

Avec ceux qui étaient là,  nos frères de sang

Pour former ce peuple métissé par les ans

Ce peuple fait pour durer éternellement.

 

VIVE QUÉBEC, VIVE LE QUÉBEC!

 

 

Daniel

(c) 1998



Mercredi 02 juillet 2008

"Les chiens de Riga" de Henning Mankell.

Vous ne trouvez pas que ce policier sur la couverture du livre "Les chiens de Riga" de Henning Mankell ressemble au Russe Poutine? En tout cas, ça ne doit pas être volontaire...

Qu'il est difficile le changement d'auteur quand comme moi, on lit un auteur au complet avant de passer au suivant! Ainsi, je suis passé de Michael Connelly que j'ai adoré à Harlan Coben que je n'ai pas encore tout à fait apprivoisé, à Henning Mankell qui m'a franchement donné un peu de difficulté. D'abord, l'auteur est Suédois et ses histoires se passent en Europe, dans des pays aux noms de villes inconnus et aussi durs à lire qu'à prononcer. (Ça m'a fait jouer du Google Maps pour mieux connaître les pays qui entourent la mer Baltique). Puis, il faut vraiment s'ouvrir parce que les mentalités, les us et les coutumes n'ont rien à voir avec ce que l'on connaît. Voici un résumé du polar géo-politico-espionnage tel que présenté sur la couverture du livre:

"Février 1991. Un canot pneumatique s'échoue sur une plage de Scanie (en Suède). Il contient les corps de deux hommes exécutés d'une balle dans le coeur. L'origine du canot est vite établie: de fabrication yougoslave à l'usage des Soviétiques et de leurs pays satellites. Les corps sont identifiés: des criminels lettons d'origine russe liés à la mafia. Un policier de Riga (capitale de la Lettonie) en appelé en renfort à Ystad (petite ville du sud de la Suède où sévit l'inspecteur-vedette des romans de Mankell, Kurt Wallander). Dès son retour en Lettonie, l'étrange major Liepa est assassiné."

Bon, c'est alors que Wallander part pour la Lettonie où il enquêtera sur la mort du major Liepa, tombera vaguement en amour avec la femme du disparu, etc. Tout ce roman à l'allure d'histoire d'espionnage vécue au moment où les pays baltes ne se sont pas encore vraiment affranchis de l'emprise de la Russie, compte tenu qu'un grand nombre des habitants des pays baltes (Lettonie, Lituanie, Estonie) sont d'origine russe et veulent garder le lien avec la mère-patrie, est pour le moins sombre, ténébreux et plonge parfois dans le mystère total de l'invraisemblance. (Il me semble).

Le policier-vedette, ce Wallander est un pauvre mec triste, souvent peureux, épris de sa femme qui l'a planté là, qui s'ennuie de sa fille qu'il voit très peu, etc. Bon, le look du gars qui aurait mieux fait de travailler dans les pompes funèbres qu'à la police, quoique parfois, ça doit se ressembler...

Évaluation:

Alors, vous aurez compris que je n'ai pas vraiment aimé mon premier Mankell. Mais comme je me procure toujours plusieurs livres à la fois, j'ai acheté son oeuvre complète; alors, je vais lire ses autres romans et je verrai si mon évaluation va s'améliorer, car il me semble que cet auteur est très apprécié un peu partout. Je me sens comme d'habitude un peu marginal.

Bon, j'évalue à 6 sur 10 ce roman de 267 pages, édité au Seuil Policiers en 2003 pour la traduction française.

 



Jeudi 26 juin 2008

"Les portes de Québec, la belle époque", second tome.

 

Voici comment on présente cette excellent roman historique:    "Dans le Québec de la Belle Époque, en 1907, la population fait l’expérience d’une prospérité nouvelle et l’avenir paraît radieux malgré l’effondrement du pont de Québec. Toutes les attentions se portent sur les grandes fêtes prévues pour le tricentenaire de 1908, un événement en compétition avec l’Église, qui de son côté entend célébrer avec faste le bicentenaire de la mort de Monseigneur de Laval.
Les deux familles Picard poursuivent leur quête de bonheur. Alfred s’exerce au délicat métier de père tandis que sa femme Marie souffre d’avoir un époux qui préfère des bras masculins aux siens. Quant à Thomas, les félicités de ses secondes épousailles résistent à l’usure du temps. Élisabeth assume ses rôles d’épouse et de belle-mère à la perfection. Édouard, lui, montre de belles dispositions à reprendre plus tard la gouverne du magasin Picard. Tout serait parfait si sa soeur Eugénie cessait de faire une vie impossible à ses parents… tout particulièrement sa belle-mère, qu’elle tient toujours pour responsable de la mort de sa mère."

Voilà un excellent roman historique, le second tome de cette magnifique trilogie écrite dans le cadre du 400ième anniversaire de Québec, par Jean-Pierre Charland, que je considère comme l'un des meilleurs auteurs au Québec.

Si je compare ce second tome au premier, je dirais que les aspects historiques dépassent de beaucoup les dimensions humaines et affectives. L'auteur tient à nous présenter les aspects techniques autant que politique de cette grande fête qui ne dura finalement qu'environ 4 jours: le troisième centenaire de la ville de Québec. Il demeure intéressant de constater jusqu'à quel point l'Empire britannique et l'Église catholique romaine prenaient finalement toute la place chez ce petit peuple apeuré et un peu "nono" qu'étaient et que sont toujours les Québécois d'expression et de culture françaises.

On trouve tout de mème de gentils et jolis passages un peu plus érotiques chez les personnages déjà connus. Comme on ne peut dire qu'il y a des passages franchement ***uels, sachant que le mot ***e est banni chez notre hébergeur, je dirai plus délicatement que les passages de cul sont vraiment bien écrits et intéressants à lire.

Bon, je donne un beau 8 sur 10 à ce roman, en attendant anxieusement le troisième tome. Ce Charland écrit vraiment bien...

Daniel



Mercredi 25 juin 2008

"Disparu à jamais" de Harlan Coben.

Voici le second roman de cet auteur américain à succès nommé Harlan Coben. Le titre en est « Disparu à jamais ». J’avais lu son premier roman « Ne le dis à personne », et j’ai préféré ce premier roman à celui-ci. Comment dire? Coben n’écrit pas des polars comme le fait Michael Connelly, qui a été chroniqueur judiciaire pendant des années et qui connaît à fond les rouages des divers corps de police états-uniens. Chez Connelly, c’est la police qui enquête et tout cela est très technique et judiciaire. Coben fait plus dans le thriller que dans le polar. Il a un petit côté analyse psychologique allant parfois pas très loin du fantastique, du fantasmagorique, comme ce personnage nommé le Spectre dans ce roman que je vous présente. Coben est un véritable écrivain de thrillers qui n’ont pas nécesssairement à voir avec les enquêtes policières. Pour les connaisseurs, je dirais que Michael Connelly me fait penser à Mary Higgins-Clark alors que Harlan Coben ressemble plus à Patricia Highsmith, avec ses personnages souvent sombres, tordus, psychotiques et sociopathes.

Dans ce roman intitulé « Disparu à jamais », nous avons un anti-héros nommé Will Klein. Tout joue contre ce pauvre mec qui n’est pas du tout un policier ou un enquêteur. Ainsi, les femmes de sa vie ne sont pas chanceuses : d’abord, sa mère meurt d’un cancer. Puis, on apprend que la première femme de sa vie a été assassinée (le frère de Will, Ken en serait l’assassin; c’est pourquoi il est en fuite depuis onze ans). Enfin, Sheila, la seconde femme de sa vie disparaît et est retrouvée morte à l’autre bout du pays. Ce pauvre Will enquête avec son meilleur ami, sur ce fouillis de meurtres sadiques la plupart du temps. Il est mauviette, un peu épais mais on finit par le trouver sympathique et par en avoir pitié…

Vous aurez compris qu’à un certain moment, le lecteur voit bien que tous ces événements ont quelque chose à voir ensemble. C’est un peu gros, presque caricatural d’un vrai polar mais bon, c’est comme ça. Alors, voilà toute une intrigue complexe à souhaits mais avec un petit côté presque comique; on a parfois le sourire aux lèvres tant on trouve que tout ça ne se peut pas… On se demande même si Coben ne se moque pas un peu du polar américain.

Même si c’est parfois bizarre et un peu gros, l’intrigue est captivante et bien menée. Avec Coben, on ne sait vraiment pas où l’on s’en va. Mais à vrai dire, je trouve le décalage énorme entre ce que j’ai lu de Connelly et ce thriller de Coben. Peut-être trouverai-je le prochain roman meilleur, mais disons que j’attendrai avant d’acheter l’œuvre complète de Harlan Coben.

Pour ce roman Pocket de 465 pages, paru en 2003 pour la traduction française, chez Belfond, je donne une note de 7,5 sur 10.

Daniel



Mardi 24 juin 2008

Notre Fête nationale.

Bonne Fête nationale

à toutes les Québécoises

et à tous les Québécois!



Dimanche 22 juin 2008

"Les portes de Québec", tome 1.

Voici un rappel de l'évaluation que j'avais faite de ce roman, compte tenu que je suis à lire le tome 2 de cette trilogie et que je vous en présenterai la critique bientôt sur ce blogue:

Juste à l'arrivée du 400ième anniversaire de la ville de Québec, cet excellent roman historique tombe pile. Je viens tout juste de vous faire la critique d'un autre roman de Jean-Pierre Charland, "L'été de 1939". Eh bien! J'ai mieux aimé "Les portes de Québec", dont le 1er tome s'intitule "Le faubourg St-Roch".

Voici le résumé de ce roman de 512 pages édité par Hurtubise HMH:

"Premier tome d’une nouvelle saga romanesque, Faubourg Saint-Roch se déroule dans le quartier du même nom, dans la ville de Québec, à la fin du XIXe siècle. Jean-Pierre Charland met en scène de manière saisissante la vie quotidienne d’une époque marquée par la rigidité morale du clergé et la disparité des niveaux de vie entre bourgeois et petites gens.
En 1896, une couventine est recrutée pour servir de gouvernante aux deux enfants de Thomas Picard, commerçant en vue de Québec, qui est rapidement séduit par cette jeune personne. Malgré sa maladie, la femme de Picard multiplie les subterfuges et traquenards pour éloigner de son toit celle qu’elle juge, à juste titre, la nouvelle flamme de son mari. À force de messes basses, elle convainc sa fille Eugénie d’aller en pension chez les ursulines, et Picard ne voit pas comment il pourra justifier encore très longtemps la présence de la gouvernante sous son toit…
Avec sa parfaite maîtrise de l’histoire et son talent à créer des personnages attachants, Charland nous offre une œuvre prenante, un roman de mœurs bruissant de secrets de famille, dont on tourne les pages avec frénésie."

Voici mon évaluation: Charland raconte bien et j'aime son style d'écriture. Il est évident qu'il est toujours un peu long d'entrer dans une saga qui en fait, devrait donner une trilogie; mais l'histoire se lit bien et l'intrigue est bien plantée. Moi qui lis présentement plein de polars de Chrystine Brouillet, histoires qui se passent toujours à Québec, cet autre roman présentant cette belle ville me donne vraiment le goût d'aller mieux la connaître, en tous cas, de connaître autres choses que les hôtels et les restaurants. J'irais bien passer quelques semaines dans cette ville historique, pour jouer au touriste... J'évalue ce roman à 8,5 sur 10 et je vous le suggère fortement.

Daniel



Vendredi 20 juin 2008

"Dans la rue où vit celle que j'aime" de Mary Higgins-Clark.

 

De ce temps-ci, j'ai vraiment le goût des polars. Alors, je vous en présente un autre. Il est de Mary Higgins Clark et a pour titre "Dans la rue où vit celle que j'aime".

Voici le résumé qu'on en fait: "En 1891, des jeunes filles disparaissent mystérieusement. Mais lorsqu'un siècle plus tard, on découvre leurs squelettes ainsi que les cadavres de mortes plus récentes, la petite ville de Spring Lake, vieille station balnéaire chic de la côté Atlantique, est tétanisée. Chacun semble avoir quelque chose à cacher. Le docteur, l'agent immobilier, le restaurateur... tous paraissent suspects. Mais sont-ils pour autant coupables?

Dans cette atmosphère d'angoisse grandissante, Emily Graham, une jeune avocate new-yorkaise, s'installe dans la maison de famille où, jadis, vécut Madeline, son ancêtre assassinée. Un homme observe ses faits et gestes. S'agit-il d'un tueur? De mystérieux liens semblent le rattacher à toutes ces victimes du passé. Emily sera-t-elle sa prochaine victime?

Voici mon évaluation de ce polar:

Ce bouquin est bien conçu, mais malheureusement, on se perd un peu dans les personnages, car il y en a beaucoup. C'est bon mais ce n'est pas le meilleur que j'ai lu. Malgré cela, le suspens est toujours à son comble, et le coupable est difficilement reconnaissable avant la fin. Donc, Mary Higgns Clark ne déroge pas à la règle, c’est la reine du polar. Tiens, en passant, j'ai pris l'habitude d'aller vérifier sur Google Map le coin de pays où se passe l'histoire, comme les villes qu'elle décrit dans ce roman. Elles existent vraiment au New-Jersey. ;-) 

Le livre de poche. 2001, 382 pages, Évalué à 7,5 sur 10.

Daniel



Mardi 17 juin 2008

Charlevoix en images.

Laissez-moi vous parler un peu de ce court voyage dans Charlevoix, plus précisément à Cap-à-l'Aigle, devenu depuis les fusions un arrondissement de La Malbaie. Comme il a fait très beau, j'ai pu marcher à mon goût, puisque je marche énormément. Je suis donc parti du centre de La Malbaie, disons devant le CLSC, et j'ai fait l'aller-retour à Pointe-au-Pic, au casino de Charlevoix; mais pas pour jouer, ce que je déteste au maximum. J'ai pris plusieurs photos lors de cette randonnée en solitaire, dont ce magnifique et immense voilier français qui se dirigeait vers Québec, pour le 400ième anniversaire de la vieille capitale.

Évidemment, j'ai fait un peu d'auto seul et avec ma gang. Nous sommes allés faire un tour à Port-au-Persil, là où il y a de magnifiques paysages et où le fleuve se veut majestueux. On y vend aussi du savon au lait d'ânesse et on m'en a acheté quelques-uns pour la Fête des pères, en plus d'une mousse à bain de la même provenance. Elles sont belles les ânesses fatiguées de faire du savon...

Et dans ce même lieu, j'ai vu et photographié une beauté marine qui ne remonte pas souvent le fleuve jusqu'à Port-au-Persil, une  maman baleine petit rorqual suivie de son bébé que l'on ne voit pas ici. J'aurais aimé avoir un appareil-photo pouvant aller capter les sujets plus loin...

Et c'est bien sûr que je suis parti seul me promener dans ce merveilleux endroit de calme total qu'est Notre-Dame-des-Monts, avec vue sur le parc des Grands-Jardins.

Mais vous savez quoi? La beauté du paysage charlevoisien est brisée par les mêmes idiots que nous avons autour de Montréal, ces mal élevés qui modifient leur silencieux d'auto pour faire du bruit, parce que eux, ils aiment ça le bruit. Que ce soit en pleine Malbaie, sur le boulevard de Comporté ou sur la 138, route entourée de petits villages paisibles mais qui ne sont que de simples et courtes diversions de la 138, on entend ces débiles jour et nuit. Certains sont de la place, d'autres ne font probablement que passer. J'espère que les élus de l'endroit et la police s'en occupent, parce que Charlevoix va perdre beaucoup au niveau du tourisme et de l'achat de propriétés si on laisse faire ces maniaques du bruit qui se donnent des airs de Jacques Villeneuve dans leur Néon 1990 qui peine à rouler à 100 km/h mais qui produit selon eux, le même "son" qu'une formule 1. "Hon! c'est le fun, monsieur..."

Excusez-moi, mais je devais faire cette montée de lait qui m'a fait du bien. Comment les gens peuvent-ils endurer cela sans réagir et sans se faire respecter par ces pollueurs d'environnements? 

Daniel



Lundi 16 juin 2008

"Silence de mort" de Chrystine Brouillet.

Je viens de lire le petit dernier de cette auteure prolifique, sorti en 2008. Vous savez que j'ai lu l'oeuvre complète de Chrystine Brouillet et que j'adore cette auteure; les évaluations antérieures que j'ai faites de ses livres en font foi. Mais, j'ai presque la douleur de dire que je n'ai pas aimé ce dernier polar.

La raison en est-elle qu'il n'est pas souhaitable de lire tous les bouquins commis par un auteur, ceci à la queue-leu-leu comme je l'ai fait avec les livres de Brouillet? Peut-être. On dirait qu'on en vient qu'à découvrir la recette ou encore, que ce qui nous plaît bien au début finit par nous fatiguer. Ainsi, autant j'aimais entendre parler de la vie privée de la détective-vedette Maud Graham, autant tout ceci m'a fatigué et m'a dérangé. Comme si j'étais tanné d'entendre parler du manque de confiance en elle-même de Maud, parce que trop grasse, parce que plus vieille qu'Alain, son chum. Je suis tanné d'entendre parler des difficultés et des petits bonheurs de Maud face à ses protégés, Grégoire et Maxime. Pourquoi? Parce qu'ici, tout ce contexte nous a éloignés du polar, de l'enquête véritable que doit présenter un polar, puisque c'est le but du genre de livre.

En fait, déjà que 4 meurtres en quelques jours dans la ville de Québec sont un fait assez improbable, ajoutant l'improbabilité que la même équipe d'enquêteurs se voit confiée la tâche de trouver les meurtriers, les trop longs détours dans la vie privée de Maud Graham servent à remplir des pages et à ne pas parler des enquêtes elles-mêmes. De telle sorte que c'est seulement dans les dernières dix pages qu'on finit par savoir qui a tué qui, et pas nécessairement comme fruit de longues enquêtes, mais simplement parce qu'un témoin décide de s'ouvrir à la police. Et le nombre de personnages est si nombreux et parfois campés si vite, que nous devons presque retourner en arrière pour savoir ce que vient faire tel Américain dans l'histoire de trafic de drogues et qui est exactement la personne accusée d'avoir tué tel personnage.

Bon, en gros, l'auteure parle de trafic et de consommation de drogues chez les ados, du manque de respect de certains parvenus face à leurs voisins, entre autres, par la pollution par le bruit (sujet qui me tient aussi à coeur), de la possibilité qu'une personne agressée suffisamment par le bruit des autres en devienne capable de tuer. Je veux ajouter que l'aspect plus que caricatural du personnage d'une voisine m'a fatigué au plus haut point. Cette Nicole fouineuse, cupide, méchante, ayant presque été accusée d'avoir noyé son mari a gâté ma lecture. Bon, c'est dommage que Maud n'ait pas eu le temps d'enquêter davantage ce "cold case", ça nous aurait fait un cinquième meurtre...

Bref, je n'ai pas aimé ce polar mais c'est le premier livre de Brouillet que je n'aime pas, même si j'avais trouvé un peu "weirdo" le roman "Le collectionneur"; c'est quand même un excellent résultat pour l'auteure quant à mon appréciation de l'ensemble de son oeuvre. Note pour ce roman intitulé "Silence de mort" édité en 2008 à la courte échelle et comptant 372 pages: 5,5 sur 10.

Daniel



Mercredi 11 juin 2008

"A genoux" de Michael Connelly.

Je viens de terminer le tout dernier polar qui émane de la plume de Michael Connelly, "A genoux". Bizarre de traduction de "Overlook". Comme l'histoire débute sur un belvédère des hauteurs de Los Angeles, le roman aurait pu s'appeler le belvédère...

D'abord, il me semble que ce polar est beaucoup plus court qu'à l'habitude. Mais comme l'histoire ne dure que douze heures... On peut d'abord se demander si Connelly ne fait pas un genre d'assaut contre les politiques anti-terroristes états-uniennes, en tous cas, depuis ce fameux 11 septembre. La sécurité du territoire peut-elle justifier des mesures d'exception et la lutte contre Al-Qaîda autorise-t-elle les autorités à bafouer les libertés de l'individu? L'auteur semble poser ces questions en filigrane.

C'est que notre cher inspecteur Harry Bosch, ce bulldog qui ne lâche jamais d'un centimètre est amené à éclaircir le meurtre sordide d'un médecin qui a pour rôle de transporter d'un hôpital à l'autre le césium, cette matière nucléaire dont on se sert dans le traitement de certains cancers. Le docteur qui transporte ces matières est abattu sur un belvédère des hauteurs de Los Angeles et les Musulmans intégristes sont tout de suite suspectés de vouloir fabriquer une bombe sale pour rayer L.A. de la carte..

Évidemment, le FBI est mêlé à l'affaire et se perpétuent les terribles prises de bec de Bosch du LAPD avec le FBI, incluant cette chère Rachel Walling qui fut sa maîtresse il y a un certain temps. Fausses pistes après fausses pistes  sont offertes au FBI. Mais Bosch finit évidemment par solutionner le crime. Harry est maintenant rendu à 56 ans et il n'a pas changé d'un iota. J'aime bien ce vieux grincheux tel qu'il est. L'auteur parle à peine de la fille de Bosch et on ne voit rien de la vie privée de celui-ci, ce qui était habituellement le cas. Tout est focussé sur l'enquête. Bosch ne se rend même pas une fois chez lui pour dormir. Il est fait de fer cet homme. On voit que ses années passées au Vietnam comme militaire l'ont beaucoup endurci. Mais c'est peut-être à cause de ce manque d'informations dans la vie privée de Bosch que le livre est beaucoup moins volumineux qu'à l'habitude.

J'ai aimé ce polar et je suis toujours heureux de retrouver l'inspecteur Harry Bosch dont le prénom véritable est, comme celui du peintre, Hieronymous. Mais j'ai fini de lire tous les romans où Bosch est présent. Je devrai donc attendre le suivant, l'an prochain.

Évaluation: même si ce court polar se lit un peu trop rapidement au coût actuel des livres, j'ai beaucoup apprécié. Ce n'est pas le plus grand polar de Connelly mais cet auteur est toujours très prolifique et  ses écrits sont palpitants. Édité au seuil policier en 2008, il ne contient que 237 pages en format régulier. 8,5 sur 10.

Daniel



Mardi 10 juin 2008

On va manquer de gaz...

Eh! vous avez vu ça? Le gaz à 1,50$ le litre. On peut se demander où on s'en va comme ça. Depuis le temps que l'auto électrique ou un autre combustible aurait pu être mis sur le marché... Il y en a, dont les Bush, qui ont tout intérêt à ce que le pétrole continue à être le seul combustible à pouvoir être utilisé. Mais ce que nous vivons démontre surtout que les gouvernements ne dirigent absolument rien, que ce sont les multinationales qui sont nos boss et dirigent tout. La seule chose que les gouvernements pourraient faire est d'abaisser les taxes sur l'achat d'essence; mais on sait qu'ils ne le feront pas, ces taxes leur rapportant énormément d'argent. Et il faut ajouter qu'avec tout ce qui se paie sous la table, le troc, etc., beaucoup d'argents n'arrivent pas jusqu'aux coffres desdists gouvernements. Et avec des niaiseries comme le scandale des commandites, les dirigeants n'ont rien fait pour amener les gens à payer leurs impôts et taxes. Alors, je pose à nouveau la question: où on s'en va comme ça?

Daniel



Dimanche 08 juin 2008

Sacré âge...

Ce n'est pas parce que je suis un vieux pommier que je donne des vieilles pommes...

*

Savoir vieillir est le comble de la sagesse et une étape délicate dans l'art de vivre.

*

Il n'y a pas que les vins et les fromages qui sont meilleurs en vieillissant.

*

<< Dans le mot "VIEILLIR" il y a le mot VIE. >>
Hubert de Ravinel.

Bon dimanche à toutes et à tous!

62 ans, c'est pas à tous les jours... ;-)

Daniel



Samedi 07 juin 2008

"Darling Lilly" de Michael Connelly.

Voici un Connelly que je n’ai pas aimé. Il fallait bien que j’en lise une vingtaine pour présenter une critique plutôt négative d’un polar de Michael Connelly. Donc, « Darling Lilly » ne m’a pas, mais pas du tout touché. On n’y voit aucun personnage récurrent tel Harry Bosch ou McCaleb ou McEvoy ou Haller. C’est un nommé Henry Pierce qui mène le bal. Grand chercheur en matière d’ordinateurs moléculaires, Pierce se sépare de sa petite amie Nicole et aménage dans un nouvel appartement. Il a aussi un nouveau numéro de téléphone qui comme par hasard, est le même que celui d’une prostituée nommée Lilly. Il reçoit alors un lot d’appels d’hommes qui veulent voir Lilly pour faire ce que l’on sait. Pierce est intrigué au sujet de cette Lilly et se met à enquêter pour la trouver.

Mais deux voyous le laissent pour mort dans son appartement; il semble que son enquête dérange des gens. Malgré toutes les menaces et les claques qu’il reçoit, il continue l’enquête. Méchant tordu le gars!

Bon, je trouve qu’il y a de terribles invraisemblances dans ce roman. On sait que la sœur de Henry Pierce se prostituait et a aussi été assassinée. On peut penser que c’est là la motivation première de Henry pour chercher sans relâche ce qui est arrivé à Lilly. Mais je trouve cela peu crédible de la part d’un chercheur qui est sur le point de voir sa compagnie financée à coups de millions, qui se fait tabasser presqu’à mort et qui continue tout de même à chercher cette prostituée qu’il n’a jamais vue et qu’il ne connaît ni d'Ève ni d'Adam. Il a sûrement un côté très maso le mec...

Bon, désolé cher Michael Connelly, mais pour ce roman policier confus et complexe de 403 pages, édité au Seuil (France Loisirs) en 2003 pour la version française, je mets un 6 sur 10 et je me trouve gentil...

 

Daniel

 



Jeudi 05 juin 2008

Mes livres.

J'ai présenté et je présenterai un certain nombre de critiques de livres sur ce blogue, même si je sais que ce n'est pas ce qui est le plus lu ou le plus commenté. Mais ça me fait tout de même un excellent réservoir de connaissance de livres quand je veux revenir voir telle ou telle histoire racontée dans un roman policier ou autres, car je ne lis pas que des polars.

Vous aurez tout de même compris que je lis beaucoup mais vous ai-je dit comment je fonctionne dans l'achat de ces livres? Bon, alors voici: quand je commence à lire un auteur, que ce soit Chrystine Brouillet ou Michael Connelly, je le lis au complet. Par exemple, il me reste deux livres de Connelly pour avoir fait le tour de son oeuvre de plus de 20 ouvrages. Le dernier de ses polars est paru cette semaine dans les librairies et je suis sûr que je le recevrai en cadeau bientôt, puisque mon annniversaire de naissance s'en vient à grands pas. ;-)

Alors, j'achète mes livres soit en livres de poches pour une quinzaine de dollars ou je vais chez le bouquiniste les acheter usagers. Je les lis et je les envoie dans mon réseau de lecteurs: mes enfants, mes soeurs, mes neveux et nièces, mes amis, etc. Ils font donc le tour et me reviennent. C'est à ce moment que je décide de les garder ou de les retourner chez le bouquiniste en échange d'autres romans. Sauf qu'il nous donne si peu en retour que parfois, je les apporte à la Fondation Cultures à partager qui les envoie dans des pays du tiers-monde ou je les donne à l'organisme "Le Signet" de Laval, organisme qui s'occupe de gens aux prises avec des problèmes de santé mentale et qui possède une jolie petite librairie-café à Ste-Rose-de-Laval.

Ce qui fait que quand un livre quitte ma maison, il a d'abord fait beaucoup d'heureux et en fera sûrement d'autres. Sauf pour les livres de références ou de spiritualité que je garde, je pense qu'un livre se doit de servir au maximum pendant sa vie. Pensons à ces pays où les livres n'existent que peu ou pas du tout...

Finalement, ma vie tourne beaucoup autour des oiseaux et des livres... ;-)

Bonne journée!

 Daniel



Mardi 03 juin 2008

"La défense Lincoln" de Michael Connelly.

Oublions Harry Bosch pour l’instant! Voici un nouveau personnage de Connelly. Il a pour nom. Michael Haller, avocat de la défense qui trouve ses clients dans les milieux de la drogue, des « bikers criminalisés » et de la prostitution. Il opère à partir de sa Lincoln Town Car. De la le titre « The Lincoln Lawyer » mal traduit par « La défense Lincoln ».

Haller est un gars à l’argent pas toujours très moral. L'appât du gain est son péché mignon. Il a été marié deux fois et sa première femme est avocate du côté de l’accusation et la seconde travaille pour lui comme secrétaire. En fait, il est le demi-frère d’Harry Bosch mais les deux ne se connaissent pas. Peut-être qu’un jour dans un autre roman...

Ce Michael Haller est approché par un gars accusé d’avoir « maganer » pas mal le visage d’une prostituée, d’avoir voulu la violer et la tuer. Mais ce gars de la haute super riche se dit totalement innocent, qu’il s’agit d’un coup monté. Haller sent l’odeur de l’argent et en fera comme il n’en a jamais fait. Mais ce qu’il prend pour un cadeau tombé du ciel sera peut-être le pire cadeau de grec qu’il aura reçu dans sa vie. Il en aura même peur pour sa vie et celle de sa fille.

Haller est très différent de Harry Bosch et on ne l’aime franchement pas au début du roman. Mais on finit par se laisser attendrir et par l’aimer davantage vers la fin.

Ce thriller judiciaire est bien différent des polars auxquels nous sommes habitués de la part de Connelly. Très bien fignolé, l’action se passe au tribunal, à travers les jeux de coulisses parfois immondes qui se jouent entre juges, avocats, policiers, journalistes, etc. On sait que la justice américaine est très différente de la nôtre et parfois plus que bizarre. Pensons juste au cas d’OJ Simpsons qui fut déclaré non coupable de l’assassinat de sa femme au criminel mais qui a été poursuivi par la famille de sa femme, pour des millions au civil. Ajoutons à cela le côté très médiatisé de la « justice » états-unienne, avec de nombreuses émissions montrant les procès, et on aura un topo de l’atmosphère de ce roman que j’ai par ailleurs beaucoup aimé, même si je craignais de ne pas l’apprécier, compte tenu de l’absence d’Harry Bosch. Ce Michael Connelly est vraiment génial…

Ce livre de 580 pages en format régulier est édité au Seuil en 2006 pour la version française. J’évalue à 8, 5 sur 10.

Daniel



Dimanche 01 juin 2008

"Echo Park" de Michael Connelly.

En 1993, la jeune Marie Gesto disparaît à la sortie d'un supermarché d'Hollywood. L'affaire est confiée à l'inspecteur Harry Bosch qui ne peut la résoudre, la victime n'ayant jamais été retrouvée. Treize ans plus tard, soit en 2006, Bosch travaille aux affaires non résolues. Il reçoit un appel téléphonique lui signalant qu'un suspect accusé de deux meurtres de femmes particulièrement ignobles, dont celui de Marie Gesto, est prêt à passer aux aveux moyennant un recours à la procédure du « plaider coupable » qui lui éviterait la condamnation à mort. La tâche de Bosch consiste donc à recueillir ses aveux et à vérifier si l'assassin n'est pas en train de manipuler l'appareil judiciaire afin d'éviter la piqûre.

 

L’ambiance de ce polar est vraiment glauque. Nous connaissons Harry Bosch comme étant un policier qui ne lâche jamais et qui a parfois des méthodes que les autorités qualifient de téméraires et de douteuses. Bosch ne lâche jamais et affronte les puissants qui eux aussi peuvent manipuler le système et être de vrais « croches ». Dans ce polar, on ne connaît le véritable meurtrier qu'à la dernière page... ou presque. Mais autant le dire tout de suite, « Echo Park » n'est pas le meilleur roman de Connelly. Décevant ? Certainement pas ! Dans ce roman, nous retrouvons toutes les qualités du bon polar, noir à souhaits, mais il n'arrive pas à la hauteur d'un « Deuil interdit ». La première partie est plutôt longue et le lecteur a hâte d’entrer dans le vif du sujet. C’est un peu le lot des « cold cases » qui ne sont pas la formule que je préfère.

Sauf qu’une fois « entré » dans le roman, on ne veut plus s’arrêter. C’est un des romans de Connelly où l’on voit le moins Bosch dans sa vie personnelle. Peut-être juste un peu dans ses amours malheureuses… Il est vraiment ensorcelé par cette enquête et a vraiment des choses personnelles à régler avec le tueur de cette jeune fille. On a l’impression que Bosch se veut à la fois enquêteur, juge, juré et exécuteur. Belle réflexion sur la peine de mort mais aussi sur l’état mental de Harry. En vivant dans le monde de Bosch, on en vient qu’à très bien connaître l’état mental d’un « serial killer » mais aussi celui du policier qui lui court après.

Ce que j’aurais qualifié à la moitié du livre de roman moyen devient à la fin, un très bon roman. Comme mentionné, on ne connaît pas jusqu’à la toute fin l’identité du véritable tueur.

J’évalue à 8 sur 10. « Echo Park » de Michael Connelly édité au Seuil policier en format régulier de 362 pages.

Daniel



Samedi 31 mai 2008

Le polar "Sans pardon" de Chrystine Brouillet.

                          

Je me suis payé un second polar écrit par Chrystine Brouillet : « Sans pardon ». Ce livre aborde un sujet sérieux: celui des criminels en liberté conditionnelle qui récidivent. Je pensais au petit Alexandre Livernoche en lisant ce roman…

Voici un résumé du livre : ce roman met comme d’habitude en action, la détective de la ville de Québec, Maud Graham. J’y ai retrouvé pas mal les mêmes personnages, que dans le premier roman lu, tels que ses collègues policiers. Thomas Lapointe est un policier transféré de Montréal à Québec. Il travaille avec Maud Graham. Mais sa jeune sœur a été violée, martyrisée et finalement assassinée par un criminel en libération conditionnelle, il y a un certain nombre d'années. Lapointe vit une peine incommensurable et décide de régler le cas des officiels de la commission des libérations conditionnelles qui ont accepté la libération du meurtrier de sa sœur.

Ce que je pense de ce roman : le tout est bien écrit et j’ai apprécié. Mais je trouve que certaines redites sont tannantes, comme le fait que Maud Graham ne comprenne pas que son amoureux Alain se soit entiché d’elle alors qu’elle est plus vieille que lui, etc. De plus, il est souvent fait référence à l’histoire de certains personnages qui vivent autour de Maud, tel Maxime ou Grégoire, mais il faudrait avoir lu les autres romans de l’auteur pour bien comprendre le pourquoi de leur présence à ses côtés. Finalement, il y a beaucoup de personnages, et certains ne sont pas suffisamment campés, de telle sorte que comme on ne lit pas un roman d’une seule traite, il devient parfois ardu de savoir de qui parle l’auteur. J’ai ainsi eu à faire quelques retours en arrière.

Mais bref, bon petit polar sympathique et traitant de sujet fort important chez nous : les libérations conditionnelles et les groupes d’entraide aux victimes d’actes criminelles tels l’AFPAD, dont le père de Julie Boismenu, Hugo, est le porte-parole.

J’évalue à 7 sur 10.

 

Daniel



Jeudi 29 mai 2008

"La valse aux adieux" de Kundera.

 

C’est le premier roman de Milan Kundera que je lis. Je connaissais de nom cet auteur expatrié en France du temps du régime communiste en Tchécoslovaquie. C’était en 1975, je crois. Il a donc d’abord été traduit et a écrit par la suite directement en français. Je connaissais de lui le titre « L’insoutenable légèreté de l’être », mais je n’avais pas lu.

Ce roman dont je vous parle fut traduit de façon magistrale par François Kérel. Je crois que c'est le point le plus positif que je veux soulever dans mon appréciation. Voici une synthèse du roman telle que présenté au verso du livre : « Dans une ville d’eaux au charme suranné, sept personnages en quête de bonheur s’étreignent au gré d’une "valse" que Milan Kundera orchestre avec son humour habituel. La rencontre avec Ruzena – une jolie infirmière – et Jakub – ancien militant victime de purges et sur le point de quitter définitivement son pays – est le point de départ d’un passionnant suspense, d’une intrigue qui se maintient à la frontière du réel et du fantastique et dont la réalité historique reste le moteur caché.

Avec son cocktail de farces énormes, de plaisanteries qui tournent au drame, de rapports humains fondés sur le malentendu et le soupçon, de cœurs brisés, c’est une vision très personnelle et très générale de l’humanité qui s’impose à la lecture de ce roman. »

Mon évaluation : j’ai moyennement aimé ce roman. Peut-être m’attendrai-je à trop, compte tenu de la réputation de Kundera! Peut-être est-ce dû au fait que je ne me sens pas à l’aise dans ce genre d’humour absurde qui s’approche des romans de John Irving tels « Le monde selon Garp », mais servi à l’ancienne!

On comprend tout de même qu’à travers un imbroglio de rencontres et de hasards incongrus, voire absurdes, ce roman nous semble d’une logique implacable et nous montre les vraies motivations intérieures de l’homme, façonné par une société aussi inhumaine que malade.

J’ai lu le texte intégral publié chez Gallimard.

Ma note : 7,5/10

 

Daniel



Mardi 27 mai 2008

"Deuil interdit" de Michael Connelly.

J'achève la lecture de l'ensemble de l'oeuvre de Michael Connelly. Je dis d'entrée de jeu que ce polar n'est pas selon moi, le meilleur de l'auteur qui devra bientôt changer de personnage principal car Bosch doit bien approcher la soixantaine.

Justement, notre ami Bosch est à la retraite (voir roman précédent) lorsqu'il est invité par son ancienne partenaire Kiz Rider à réintégrer la LAPD dans le département des crimes non résolus (cold cases).

Bosch remet donc la roue à l'épaule et enquête avec Kiz Rider sur le cas d'une jeune fille de 16 ans enlevée chez elle et assassinée dans sa cour arrière 17 ans auparavant, soit en 1988. Encore un cas où l'ADN a ramené l'enquête à la lumière du jour.

Tout le roman se déroule une fois de plus sous les vacheries et la compétition entre sous-corps de police du LAPD et les petites crottes sur le coeur que les uns envers les autres. Mais Bosch demeure le meilleur et nous le prouve une fois de plus. Dans sa mission à vie, tout le monde compte ou personne ne compte, comme le veut son leitmotiv.

Mon évaluation: je crois que voici le plus impersonnel des romans de Connelly. Je veux dire par là qu'il est le plus technique "policièrement" parlant, on voit peu Bosch dans sa vie personnelle et affective, le personnage n'évolue pas sinon quelques flashbacks au sujet de sa fille partie en Asie avec sa mère.

Je sens une certaine fatigue de l'auteur face à ce personnage vieillissant, un peu comme un quatrième film d'un chef d'oeuvre que l'on produit pour étirer la soupe parce qu'elle est payante. Mais faut dire qu'il est aussi temps que moi-même je passe à un autre auteur...

Alors, je n'ai pas été bouleversé par la lecture de ce polar comme je le fus pour d'autres Connelly. "Deuil interdit" traduction de "The Closers" a été édité au Seuil dans la collection Points, en 2005. 457 pages.

7,5 sur 10.

Daniel



Vendredi 23 mai 2008

Le polar "Los Angeles River" de Connelly.

Harry Bosch, inspecteur du LAPD à la retraite, accepte de remettre de l'ordre dans les papiers de l'époux décédé d'une de ses amies, l’ex-agent du FBI transplanté cardiaque, Terry Mc Caleb. Bosch s'aperçoit très vite que l'époux a été assassiné sur son bateau et il récolte les preuves  de cet assassinat. Dans le même temps, l'agent  Rachel Walling reçoit l'appel d'un tueur redoutable, "Le Poète", qu'elle traque et craint depuis des années. "Los Angeles river" oppose le héros fétiche de Michael Connelly,  Harry Bosch à un assassin impitoyable.

Donc, Terry Mc Caleb qu’on a connu entre autres dans « L’oiseau des ténèbres » est déjà décédé dans la suite des romans de Connelly, ce qui me déçoit un peu. Mais son nouveau cœur lui aura donné six années de vie de plus. Et ce monstre tueur en série, ancien chef du FBI, Robert Bachus appelé Le Poète, doit maintenant affronter Bosch; ce qui n’est pas de tout repos. Rachel Walling est l’agente du FBI censée avoir abattu Bachus le poète dans un roman précédent.

Mon évaluation : j’ai beaucoup aimé « Los angeles river ». J’ai même essayé d’entamer un autre type de roman pour laisser un peu de côté les polars, mais quand on a commencé la série de Michael Connelly selon la sortie chronologique de ses polars, on ne peut s’arrêter; c’est comme une drogue. J’ai terminé la lecture de celui-ci à 4 heures la nuit dernière, suspense et insomnie obligent.

Dans ce roman, l’auteur joue avec la voix d’un narrateur neutre quand il s’agit des autres personnages et Bosch devient son propre narrateur quand il parle de lui-même. C’est assez intéressant comme technique d’écriture. Donc, si j’avais eu un peu de difficulté à lire « Le poète » (voir mon évaluation plus bas), j’ai mordu dans « Los Angeles river ».

Je donne un 8,5 sur 10. Il faut bien se rendre compte qu'avec le retour constant de personnages connus dans d'autres romans, il faut manifestement lire les Connelly selon leur sortie chronologique, car ça risque de ne plus rien dire au lecteur. En plus, il ne faut pas mettre trop de délais entre la lecture de ces polars. Édité au Seuil dans la collection Points, en 2004 pour la traduction française toujours excellente, faite par Robert Pépin. 397 pages.

Daniel

 


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