Comme un grand livre ouvert.



Publi le lundi 19 mai 2008


Lundi 19 mai 2008

Le polar "L'oiseau des ténèbres" de Michael Connelly.

             

Dans son dixième roman, Michael Connelly nous présente la rencontre de ses deux grands héros : Harry Bosch de LAPD et Terry Mc Caleb, ancien agent du FBI, grand spécialiste des tueurs en série mis à la retraite à la suite d’une transplantation cardiaque qu’il a dû subir (voir « Créance de sang »). Nous y voyons une partie de la sombre personnalité de Harry Bosch, à travers les yeux de Mc Caleb qui nous fait un peu frémir tout de même.

Pendant que Bosch est en plein procès comme témoin majeur dans le  meurtre d’une jeune actrice, où un grand producteur de Hollywood est soupçonné de ce délit majeur, Terry Mc Caleb vit paisiblement avec sa famille sur l’île de Catalina au large de la Californie du sud. Une ancienne collègue du FBI vient lui demander son expertise sur le meurtre sordide d’un homme que Bosch connaît bien puisqu’il a déjà enquêté sur lui, suite à la mort d’une autre actrice. Le goût de l’enquête reprend Mc Caleb malgré ses nombreuses limitations physiques suite à l’opération majeure qu’il a subie. Mais l’enquête de Mc Caleb le met sur la piste d’un potentiel tueur; son nom? Harry Bosch.

La mise en scène est grandiose : dans le coin droit, Mc Caleb le méthodique, le surdoué et dans le coin gauche, Bosch l’impulsif, celui qui se voit investi d’une mission face aux tueurs. Le bien contre le mal, semble-t-il, vu à travers l’œuvre du grand peintre hollandais Hieronymous Bosch, l’homonyme de notre inspecteur préféré du LAPD qui se fait tout de même appeler Harry au lieu de Hieronymous. Les paris sont ouverts. Qui emportera la victoire dans la lutte déchirante que se livrent nos deux héros?

Mon évaluation : j’ai adoré ce polar. Le scénario est riche et intrigant. L’intrigue justement est menée de main de maître, le suspense est savamment entretenu. Le fond de l’histoire se passe à la lumière de l’œuvre parfois grandiose, souvent sordide de ce peintre Bosch, œuvre dans laquelle la chouette, cet oiseau des ténèbres, joue le rôle d’un puissant symbole.

J’évalue ce polar à 9 sur 10. Édité au Seuil dans la collection Points, en 2001 pour l’édition française. 438 pages.


Daniel