Vendredi 11 juillet 2008
De ce temps-ci, j’ai beaucoup de temps pour réfléchir. Entre autres, sur l’évolution de notre monde, de ce que l’on appelle la société. Et je regarde ce qui se passe au Québec depuis les années 60, car en fait, c’est à peu près la même chose dans le reste du monde.
Dans le temps de la guerre froide, il y avait deux blocs monolithiques : les capitalistes et les communistes. Seuls les pays nordiques tels la Norvège, la Suède, etc., avaient davantage un modèle social-démocrate. C’est sur ce modèle que le Québec s’est aligné avec sa révolution dite tranquille. On créait des systèmes de soins « gratuits » tels la santé, l’éducation, l’aide juridique, etc. Mais peut-être a-t-on dépensé plus que nos capacités nous le permettaient. En tout cas, les investissements de l’État sont devenus très difficiles à faire, trop de gens battant le système et ne payant pas leurs taxes; sans compter les scandales tels celui des commandites qui n’ont rien pour encourager les gens à être « honnêtes ». Aujourd’hui, les gens se disent : « C’est moi qui vole ou ce sont les dirigeants qui volent. C’est au choix. »
Puis, le néo-libéralisme et le conservatisme se sont installés petit à petit. Au plus fort la poche! Et nous sommes revenus à l’ère du capitalisme sauvage. Demandez aux banques et aux vendeurs de téléphones cellulaires…
Au niveau de la gestion, c’est un peu la même chose. Alors que j’étudiais en administration, nos modèles se voulaient participatifs. L’employé et le syndicat devaient avoir leur mot à dire, etc. Mais quand j’entends mes enfants parler du genre d’administration qui se fait dans leur boîte respective, je ne peux que constater que nous sommes revenus à ce qu’on appelle le taylorisme. Le boss dirige et l’employé n’a rien à dire, comme dans les années 30. D’ailleurs, selon moi, les syndicats n’ont plus aucun pouvoir et ça, c’est un ancien boss qui le dit.
Mais quand le président des USA, le Premier ministre du Canada, de la France et de bien d’autres pays, tout comme le pape des catholiques sont d’extrême droite, on peut se demander où le monde s’en va. Duplessis n’est pas mort!
Daniel
Publié par ange
à 2008-07-11 18:00:34
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