Comme un grand livre ouvert.



Publié le mardi 15 juillet 2008


Mardi 15 juillet 2008

"La lune était noire" de Michael Connelly.

Je suis revenu à mon préféré, Michael Connelly dans l’avant-dernier roman que je lis de lui, en tout cas de l’œuvre déjà écrite. Et autant vous le dire tout de suite, j’ai adoré ce thriller sensible et bien mené.

Cette fois, Connelly ne nous présente pas un flic, un avocat ou un journaliste, comme personnage principale. Le grand rôle, il le donne à une femme, qui plus est, une femme qui est de l’autre côté de la clôture, du côté des truands, des voleurs.

Cassidy Black a passé cinq ans en prison, suite à une tentative de vol dans un casino de Las Vegas. Mais son amoureux est mort dans ce vol raté. La journée de la mort de celui-ci, elle lui avait appris qu’elle attendait un enfant de lui. Alors qu’elle était en prison, elle a dû donner sa fille en adoption. Mais maintenant sous liberté conditionnelle, elle décide de tenter un coup ultime pour avoir suffisamment de fric afin d'enlever sa fille aux parents adoptifs et partir au loin avec elle. Son grand ami Léo lui trouve un coup à faire au même casino qu’où est mort le père de sa fille, le Cléopatra. L’idée est d’aller dévaliser dans sa chambre un gros joueur, une fois qu’il se sera endormi. Et pour cela, les moyens technologiques sont ahurissants et existent vraiment.

Mais parfois, on vole plus que ce qu’on voudrait voler et on vole l’argent qui peut appartenir à des gens dangereux et non à celui qu'on prenait simplement pour un gros joueur. Et en plus, si le détective attaché à l’hôtel est un sadique psychopathe, on peut jouer bien gros…

Mon évaluation :

Je trouve que dans ce roman, Connelly innove à plein par le genre de personnage qu’il nous présente. Cassidy Black est une voleuse attachante et on se prend à vouloir qu’elle réussisse absolument son coup, par amour pour sa fille et en souvenir de son amoureux.

Habituellement, ce que je préfère dans l’œuvre de Connelly, c’est quand l’inspecteur Harry Bosch est le héro mais ici, je dois dire que Connelly m’a bien possédé, car j’ai adoré ce personnage et ce polar intelligent et hypersensible. C’est donc avec plaisir que j’évalue ce roman à 9 sur 10. Il a été édité en 2000, au Seuil pour la version française. Il compte 429 pages en format de poche. Je le recommande fortement à qui aime les vrais bons polars.

 

Daniel