Vendredi 18 juillet 2008

Suite à la suggestion d’un ami blogueur, voici mon premier roman d’un auteur que j’ai adoré, James Lee Burke. L’histoire de ce polar se passe en Louisiane, à la Nouvelle-Orléans, parmi nos frères de sang les Cajuns, ces Acadiens américains dont le prototype le mieux connu pour nous est Zachary Richard.
Le policier Dave Robicheaux est un être attachant et très humain, un peu comme l’est Harry Bosch, la vedette de Michael Connelly. Comme Bosch, Dave est aussi un ancien du Vietnam qui a un long vécu et a beaucoup souffert comme jeune quinquagénaire. Dans ce roman, l’accent des Cajuns (souvent des Noirs, compte tenu des nombreux mélanges raciaux) est suave et ressemble à celui de notre Sagouine. Voici un résumé de l’histoire tel qu’il apparaît sur la couverture arrière du livre:
« Afin d’éponger les dettes qui pourraient lui coûter sa maison et son affaire de location de bateaux, Dave Robicheaux travaille à nouveau pour les services du shérif. Chargé de convoyer deux condamnés à mort vers le lieu de leur exécution, il tombe dans une embuscade. L’un des prisonniers lui tire une balle dans la poitrine avant de disparaître avec son codétenu. Traumatisé par la violence de l’agression, qui a réveillé chez lui les souvenirs les plus éprouvants sur son expérience au Vietnam, Dave se laisse néanmoins convaincre par un ami de rejoindre la Force spéciale présidentielle sur les stupéfiants. Chargé d’infiltrer la mafia de la drogue de la Nouvelle-Orléans, il se retrouve bientôt en proie à d’étranges démons. Le passé resurgit sous les traits de Bootsie Mouton, son premier amour. Possédé par le personnage qu’il joue, il devient l’intime de Tony Cardo, le caïd de la drogue. Partagé entre l’horreur et la compassion, il entre peu à peu dans le cauchemar qu’est la vie de Tony. Pour se retrouver, il lui faudra affronter la peur qui est ancrée en lui. »
Mon évaluation : comme je l’ai mentionné, j’ai beaucoup aimé l’écriture de cet auteur sensible qui décrit aussi bien ses personnages aux traits puissants, que leur environnement de toute beauté d’un pays dont on entend parler par des gens comme Zachary Richard. Un peu de notre âme vit là-bas, suite à cette sauvage déportation de mes ancêtres en 1755.
Ainsi, je recommande fortement la lecture de l’œuvre de James Lee Burke, dont ce polar édité chez Rivage en 1993 pour la version française. Ce livre en format régulier compte 317 pages. Ma note : 8,5 sur 10. Lecture fortement recommandée à qui aime les polars « softs » dans lesquels on ne retrouve pas d’écoeuranteries cadavériques et autres désagréments pour tordus.
Daniel
Publié par ange
à 2008-07-18 17:41:51
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