Comme un grand livre ouvert.



Publié le dimanche 3 août 2008


Dimanche 3 août 2008

"Un dernier verre avant la guerre" de Dennis Lehane.

J’ai acheté tellement de polars que même si je suis un peu fatigué de ce genre quelque peu sordide, je dois bien continuer à les lire. Mais j’intercalerai des romans plus doux entre ces polars.

Je connaissais Dennis Lehane comme auteur, puisque j’ai déjà lu de lui « Mystic River » et quelques autres tels « Gone, baby gone ».

Dans ce roman policier, nous vivons la première enquête des détectives privés bostoniens Patrick Kenzie et Angela Gennaro. Un sénateur nommé Mulkern les engage pour retrouver des documents importants qui ont disparu, volés par la femme de ménage, une Noire nommée Jenna Angeline. Mais Jenna est assassinée devant Kenzie en plein coeur de Boston. Les documents enfin découverts obligent Patrick et sa collègue à continuer l’enquête à leurs risques et périls, puisqu’ils impliquent de façon grave un autre sénateur qui a des goûts SEXuels plutôt dépravés.

Le tout provoque une guerre de gangs de rues, des Noirs du quartier dur de South Boston, quartier que je ne connaissais pas du tout. La violence y est terrible et omniprésente, et même si ce livre est très bien écrit et fort palpitant, sa lecture me conforte dans ma décision de lire autre chose que des polars.

Mon évaluation :

Dans ce polar, Lehane nous présente un tout autre genre que ce que nous avons vu dans «Mystic River» et autres «Shuttle Island». On y fait connaissance avec un Boston hyper violent où le racisme, la haine et la peur sont omniprésents. Heureusement que l’auteur y montre un certain humour "noir" et de multiples explications de sa perception de la vie moderne en général. Kenzie est lui-même rempli de haine face à son héros de père, pompier décédé d’un cancer du poumon qui l’a continuellement battu quand il était jeune. De là un certain apport psychologique à la touche de l’auteur. Sa collègue, pour sa part, vit avec un « connard » qui la bat et que Kenzie déteste. Et constamment, le flirt entre Kenzie et Angela nous montre que les sentiments sont très forts entre les deux collègues et pourraient mener à autre chose...

Je donne un 7,5 sur 10 à ce polar édité en 1999 pour la traduction française,, chez Payot et Rivages. J’ai lu le format de poche qui compte 344 pages.

Daniel