Comme un grand livre ouvert.



Publié le lundi 4 août 2008


Lundi 4 août 2008

"Il n'y a plus d'Amérique", Louis Caron.

J’aime beaucoup Louis Caron et je pense qu’il est un grand écrivain. Son style est fluide et recherché à la fois; mais pour moi, il fut et il est un romancier historique. Ainsi, j’ai lu et j’ai aimé il y a des années, sa trilogie « Les fils de la liberté ».

Ce roman que je viens de terminer me semble être une forme de passage du romancier historique au romancier du contemporain. Ce roman débute par un fait divers terrible qui est survenu ici au Québec : deux ados, un gars et une fille marchaient sur le pont Jacques-Cartier vers leur domicile de Longueuil en fin de soirée. De jeunes voyous les ont interceptés, violés et tués en les jetant dans le fleuve. Nous avons beaucoup entendu parler de ce crime surtout lorsqu’un des couples de parents a dit avoir pardonné aux assassins.

La suite de l’histoire est par contre tout autre dans ce roman. Le couple des parents du petit gars se dissout dans la tristesse, l’amertume et le ressentiment. La femme entre dans une secte et l’homme s’en va s’associer à des États-uniens revivalistes du genre Timothy McVeigh qui fit sauter un édifice et tua 168 personnes à Oklahoma City.

Dans sa quête d’une guérison face à ce deuil terrible qu’est la mort de son enfant, la femme entre dans une secte puis rencontre un Indien qui la traitera doucement grâce à sa vision amérindienne de la vie. L’homme s’associera à un chef violent de ce groupe de terroristes anti-gouvernementaux américains.

Mon évaluation :

Même si l’écriture est toujours très belle, je n’ai pas aimé ce roman que j’ai lu petit à petit entre deux autres livres, parce que finalement, je n’y accrochais pas. Caron entraîne le lecteur dans deux mondes qui n’intéressent pas le Québécois moyen : les sectes de type Raéliens et le monde fermé des petites armées américaines privées qui, du fond des campagnes, fourbissent leurs armes pour renverser leur gouvernement fédéral. Je dois avouer que bien malgré moi, le passage de Louis Caron d’écrivain historique à écrivain du contemporain n’est pas une réussite. Ma note : 6 sur 10. Édité aux Éditions Boréales en 2002. Je l’ai ce livre en format régulier. Il compte 426 pages.

 

Daniel