Comme un grand livre ouvert.



Publié le mercredi 6 août 2008


Mercredi 6 août 2008

"L'été de 1939", Jean-Pierre Charland.

De ce temps-ci, je lis beaucoup de romans historiques québécois. Et parmi ceux-ci, "L'été de 1939" ayant comme sous titre "Avant l'orage", de Jean-Pierre Charland, chez Hurtubise HMH, 496 pages.

La présentation de l'éditeur

L'été de 1939 est chaud. Montréal connaît une vague de chaleur alors que de l'autre côté de l'Atlantique, l'orage se dessine : l'Europe semble se diriger vers une guerre inévitable. Au Canada, l'opinion publique est divisée; les francophones, dont plusieurs affichent une sympathie ouverte pour les régimes fascistes, réclament que le pays s'abstienne de toute intervention alors que la majorité anglaise souhaite un engagement aux côtés de la mère patrie.
Sur cette toile de fond menaçante et dramatique, la femme d'un médecin de religion juive, Arden Davidowicz, député libéral au Parlement fédéral, est trouvée assassinée dans sa demeure d'Outremont. Les premiers soupçons se portent sur l'époux infidèle pas tellement éploré. Mais rapidement, Renaud Daigle, l'avocat chargé du dossier, oriente son enquête vers les milieux montréalais d'extrême droite et les militants nazis dirigés par Adrien Arcand.
Voici une intrigue policière qui met en lumière les tensions sociales et ethniques d'une époque marquée par l'intolérance et le racisme.

Dans ce roman un peu ronflant, se croisent des personnages réels et d'autres fictifs. La plume de Charland va parfois dans des sillons historico-politiques qui risquent de ne pas toujours intéresser le lecteur, mais il réussit tout de même à recréer un monde, celui d'une époque où les choses n'étaient pas simples et risquaient de faire surgir, chez les Canadiens-français, certains travers peu reluisants. Même l'Église de l'époque eut un rôle pas toujours reluisant à jouer dans les émotions populaires. Pensons un peu à l'abbé Lionel Groulx et à son antisémitisme à peine voilé...

J'évalue ce roman historique à 7 sur 10.

Daniel