Comme un grand livre ouvert.



Publié le dimanche 10 août 2008


Dimanche 10 août 2008

"Le bonhomme Sept-heures" de Louis Caron.

Louis Caron

Connaissez-vous une toute petite ville du Québec qui la même année, a connu deux grands cataclysmes, un monstrueux glissement de terrain qui a vu s’effondrer une bonne partie de la ville et un incendie majeure qui a rasé 35 immeubles et jeté 75 familles à la rue? Les plus vieux se rappelleront que je parle de Nicolet où le 21 mars 1955, le feu fit de terribles dégâts et où le 12 novembre 1955, une portion de terrain du bord de la rivière Nicolet s’est effondrée dans ladite rivière.

C’est au travers ce terrible événement de l’effondrement de terrain que Louis Caron nous raconte une bien jolie petite histoire, ceci, à sa façon très personnelle. Au début, on y voit des personnages très colorés tel cet Autustin Lenoir qui aurait tant aimé avoir des enfants et qui en plus, est le souffre-douleur de la bande à Mirella, ces enfants qui lui jouent les pires tours, cette petite déficiente mentale qui ne cesse de crier: "Malheur! Malheur!. Ce petit Lone Ranger rejeté par la gang des petits malfaisants. Et soudain, c’est la déflagration et tout le remue-ménage qui se crée lors de l’événement. Il y eut trois morts lors de ce glissement.

 

Mon évaluation :

 

C’est le vrai Louis Caron que j’aime qui dans ce livre, nous propose la vie habituellement calme et savoureuse des années 50. Les gens de mon âge sont inondés de souvenirs de ce que c’était à l’époque. Quand je suis entré en communauté religieuse à l’âge de 13 ans, je me souviens très bien des Frères qui racontaient ce qui s’était produit de terrible lors de ces malheureux incidents nicolétains. En faisant une recherche sur Google, je me suis rendu compte que la rue qui longe la rivière Nicolet se nomme maintenant la rue du 12 novembre et qu’il existe aussi une place nommée la place du 21 mars pour commémorer l’incendie.

Ce livre a été publié chez Robert Laffont / Leméac en 1978. Il compte 252 pages en format régulier.

Ma note : 8 sur 10.

 

Daniel