Comme un grand livre ouvert.



Publié le dimanche 17 août 2008


Dimanche 17 août 2008

"Les parapluies du diable", Denis Monette.

Voici mon second roman de Denis Monette. En effet, j’ai déjà fait dans ces pages, l’évaluation du roman « La paroissienne ». Voici un résumé de « Les parapluies du diable » de Denis Monette:

 

Un homme dans la cinquantaine prénommé Michel se stationne devant la maison de son enfance dans le coin du parc Jarry à Montréal. Au fur et à mesure qu’il fouille dans sa mémoire, il nous raconte son enfance difficile. Michel a quatre frères et pas de sœur. Il se définit comme le non-désiré, le mal-aimé de sa mère. Son père n’est qu’un géniteur totalement absent de la famille. La mère a subi les sévices de son propre père et bien malgré elle selon l’auteur, les reconduit sur ses fils, surtout sur son bouc émissaire de Michel. Manipulatrice à outrance, disant constamment à ses enfants qu’ils vont la faire mourir s’ils continuent à agir de telle ou telle façon, elle réussit même à en placer deux à l’orphelinat des Sœurs, tout en leur faisant accroire qu’il s’agit d’un collège. Et faut voir jusqu’à quel point Michel et Maurice sont « maganés » par les « pisseuses » (scribit l’auteur).

En conclusion, le narrateur explique au lecteur que cet arrêt devant la maison de son enfance était l’étape finale d’un long processus de pardon à sa mère qui, dès que son mari retors est mort, dès qu’elle n’a pas eu les enfants sur les bras, est devenue une femme merveilleuse, bonne vivante qui est même tombée en amour. On sent l’autobiographie dans ce roman, surtout qu’un des jeunes photographié sur la couverture du livre ressemble étrangement à… Denis Monette que l’on voit sur la couverture arrière.

Mon évaluation :

Les dialogues de ce roman d’époque sont écrits dans un style on ne peut plus vulgaire. Mais j’imagine que dans ces années 40 et 50, les membres d'une même famille s’envoyaient constamment chier, envoyaient même chier leur mère en sacrant, etc. Bon, c’est possible mais ce n’est pas une expérience que j’ai connue. Ce roman m’a donné une impression de déjà-vu, de réchauffé, d’une Aurore l’enfant martyr masculin. J’ai lu ce livre rapidement, car j’avais surtout le goût de voir la fin, pas parce que le roman était bon, mais parce que j’avais hâte d’en finir pour pouvoir en lire un autre.

J’avais aimé le roman « La paroissienne » de Monette et j’ai acheté plein de livres de cet auteur chez le bouquiniste. Mais celui-ci, vraiment je ne l’ai pas aimé, mais pas du tout. Je lirai d’autres livres de cet auteur, après tout, ce n’est qu’une « strike » en passant… Ah oui! Faut le faire, donner un titre comme « Les parapluies du diable », un peu comme « Les cerfs-volants de Kaboul » ou « J’ai serré la main du diable ». Vraiment, c’est ronflant et pédant comme titre et bref, ça n’a à peu près rien à voir avec l’histoire, ou si peu…

Donc, « Les parapluies du diable » paru aux Éditions Logiques en 1993. 325 pages en format régulier.

Ma note : 5 sur 10.

Daniel