Comme un grand livre ouvert.



Publi le mercredi 27 février 2008


Mercredi 27 février 2008

"Le pèlerin de Compostelle".

 

                                

J’ai lu ce « livre-culte » de Paulo Cuelho qui a pour titre « Le Pèlerin de Compostelle. Voici ce qu’on peut lire sur la jaquette extérieure du livre ; Cuolho lui-même écrit : « À cette époque, ma quête spirituelle était liée à l’idée qu’il existait des secrets, des chemins mystérieux… Je croyais que ce qui est difficile et compliqué mène toujours à la compréhension du mystère de la vie… »

Lorsque, en 1986, Paulo Cuelho entreprend le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, il ne sait pas encore que de ce voyage il reviendra transformé.

À son image, le héros de ce récit a péché par orgueil. Au terme d’un parcours jalonné d’épreuves, il comprendra enfin que l’extraordinaire se trouve sur le chemin des gens ordinaires, que la vérité est pour tous les hommes. Creuset de ses livres ultérieurs, en particulier L’Alchimiste, qui lui a valu des lecteurs dans le monde entier, ce voyage inspiré, poétique, nous fait partager la recherche humaine et spirituelle de Paulo Cuelho.

 

Voici ma critique de ce livre : c’est le second livre de Paulo Cuelho que je lis. Je dois avouer que j’ai à peine aimé davantage ce second livre que le premier. Et le pire, c’est que je ne sais pas exactement pourquoi. Je me dis que ça peut dépendre de moi, que j’ai peut-être trop lu de ce genre de livres mystiques, syncrétistes, écrit pour les « initiés » mais prônant en même temps la simplicité. J’ai acheté tous les livres de cet auteur, car depuis que j’en entends parler, je désire profondément le connaître. Mais j’espère que le prochain que je lirai, soit « L’Alchimiste » sera vraiment aussi bon qu’on le dit.

En fait, ce sont des livres de chevet, de méditation sur sa vie et je pense franchement que j’apprécierai davantage ce livre, quand je l’aurai lu à quelques autres reprises. Il y a des phrases, des lignes intéressantes et j’en reparlerai un jour. Pour l’instant, je ne retiens que celle-ci : «L’extraordinaire se retrouve sur le chemin des gens ordinaires, que la vérité est pour tous les hommes». Mais malheureusement, je ne peux évaluer ce livre qu’à 7 sur 10.

 

Daniel



Mercredi 27 février 2008

"Mille soleils splendides", roman.

 

L’écrivain américano-afghan Khaled Hosseini récidive avec un second roman ayant pour titre « Mille Soleils Splendides ». Après nous avoir offert le succès littéraire « Les Cerfs-volants de Kaboul » que j’ai commenté sur ce blogue hier, Khaled Hosseini brosse encore une fois un portrait émouvant de l'Afghanistan, son pays d'origine. « Mille soleils splendides » nous entraîne dans l'univers de deux femmes, Mariam et Laila, dont les destins s'entremêlent dans la ville de Kaboul. Un roman d'une grande justesse qui vous prendra aux tripes.
Sur fond de chaos et de violence dans un Afghanistan déchiré par cinquante ans de conflits, l’histoire bouleversante de deux femmes dont les destins s’entremêlent, un chant d’amour poignant à une terre sacrifiée et à une ville : Kaboul.
Forcée d’épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l’arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D’abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l’Afghanistan.

Mais parviendront-elles jamais à s’arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs « mille soleils splendides » ?

 

Mon évaluation : je tiens à vous aviser, ce roman est d’une dureté et d’une brutalité terribles envers les femmes. Le style sobre de l’auteur traite sans misérabilisme aucun de la condition des femmes en Afghanistan et de leur lutte pour continuer à vivre et à exister, dans ce pays où les hommes ont imposé leurs règles. Maris, pères, frères, chefs de guerre, ils ont peu a peu réduit les femmes au silence, cachées qu’elles sont sous ces burkas leur enlevant toute personnalité et finalement, toute vraie présence au monde.

Mais si cet ouvrage permet de mesurer toute l’horreur de la nature humaine, c’est également une magnifique fresque vivante qui nous fait partager la passion de l’auteur pour un Afghanistan au passé culturel et historique flamboyants. L’amour des afghans pour leur pays sera t-il plus fort que la violence dont il est désormais empreint ? Seul l’avenir le dira, mais l’auteur nous livre d’ores et déjà un message d’espoir pour l’avenir de ce peuple sacrifié.

Quand je constate dans ce roman, toutes la violence, la bêtise et la cruauté de ces Talibans, je me mets à rêver que nos soldats canadiens les sortent à coups de pied au cul de ce pays dévasté. Ceci dit, même si je suis contre la présence de nos soldats dans ce pays. Mais puisqu’ils y sont, je souhaite qu’ils fassent leur travail : libérer les femmes, les enfants et les hommes de bon sens de ces guerriers impitoyables et de ces brutes sanguinaires. Ce roman est une ode à la liberté de la femme. Bravo ! J’évalue à 9 sur 10,

mais je réitère mon avertissement quant à la dureté de ce roman. Aux éditions Belfond, 2006. 406 pages.

 

Daniel