
C’est le second polar de Michael Connelly que je lis et je dois dire que j’aime beaucoup cet auteur prolifique. Son héros, l'inspecteur Harry Bosch est un flic hors paire mais qui démontre aussi une très grande vulnérabilité émotive dans ce roman, compte tenu de sa propre enfance difficile à se promener d’une famille d’accueil à l’autre. Cette enquête le marque à un point tel qu’il remet en cause son travail d’inspecteur à la LAPD, police de Los Angeles.
Voici un résumé de ce polar pour le moins marquant : Harry Bosch surveille l'enlèvement des deux premiers cadavres de l'année nouvelle lorsque le sergent de garde au commissariat d'Hollywood l'informe qu'un humérus d'enfant vient d'être retrouvé dans une colline du coin. Cet os porte des traces démontrant qu’il y aurait eu mauvais traitements répétés. Horrifié par la nouvelle (il n'y a rien de plus éprouvant que d'enquêter sur la mort d'un enfant), Harry Bosch se rend sur les lieux de la découverte et s'aperçoit que l'enfant semble avoir été tout à la fois victime d'un assassinat prémédité et bizarrement, enterré de façon expéditive. En fait, il s’agit d'un « cold case » qui date d’environ 20 ans. C’est durant cette rencontre que Bosch rencontre une « bleue » entrée tardivement dans la police. Mais je n’en dis pas plus sur ce sujet… Cette policière est pour le moins en admiration devant l’inspecteur Bosch.
Harry Bosch prend cette enquête à cœur, comme toutes ses enquêtes d’ailleurs.. D’une durée de 13 jours, cette enquête amène Bosch à douter de l'utilité de son travail devant une telle orgie de violence, allant même jusqu'à se poser la question de sa possible démission voire, d'un arrêt pur et simple de sa carrière...
J’évalue ce polar de façon très positive. En pensant à mon évaluation d’un roman touchant un « cold case » écrit par Marie Laberge, roman que je n’avais pas évalué de façon très positive, je me rends compte ici que ce type d’enquête peut être présenté de façon très vivante quand on est un maître du polar. J’évalue donc ce roman de 472 pages édité en 2002 aux éditions du Seuil à 8,5 sur 10.
Daniel
