
Je n’avais jamais rien lu de l’écrivaine Marie Laberge. J’ai donc décidé d’acheter son dernier roman qui en fait, est son premier polar. Je vous dis tout de suite qu’elle devrait oublier les polars, même si je n’aime pas dire cela d’une auteure connue.
« Sans rien ni personne » relate l’histoire d’un « cold case », une enquête criminelle non résolue depuis longtemps, par manque de pistes valables. Ainsi, trente-cinq ans après le meurtre d’une jeune Française à Montréal, le père de cette femme, qui habite Paris, essaie de faire bouger la police française afin qu’à son tour, elle fasse bouger la police du Québec pour trouver le ou les assassins de sa fille. C’est ainsi que le commissaire français Patrice Durand et la Québécoise Vicky Barbeau, membre de la SQ feront équipe. L’affaire est très complexe et nos deux policiers se promènent de Saint-Pierre et Miquelon (territoire français) aux Îles-de-la-Madeleine, en passant par le Bic, Rimouski, etc.
Mon évaluation : je pense que ce polar n’est pas bien fignolé. Il y a même des erreurs de dates qui voudraient dire que le père avait 15 ans quand sa fille est née. En plus, je pense que ce n’est pas une bonne idée de faire un polar à partir d’un « cold case ». Ce roman manque d’action car le lecteur passe son temps à « subir » des lectures de vieux dossiers et à « entendre » des entrevues de cuisine qui deviennent complexes et demandent beaucoup d’attention. Entendre deux policiers se parler de leurs opinions sur les potentiels meurtriers, tout en s’engueulant sur l’accent et les mœurs de l’autre devient lourd à porter.
Donc, si j’avais une suggestion à faire à Marie Laberge, ce serait d’oublier les polars et de continuer dans ce qu’elle sait le mieux faire. J’ai entendu parler en bien de son œuvre, même si je ne la connais pas.
Donc, « Sans rien ni personne » de Marie Laberge, édité en 2007, chez Boréal. 430 pages. Je ne peux malheureusement n’octroyer qu’un 5 sur 10.
Daniel
