Comme un grand livre ouvert.



Publié le jeudi 17 avril 2008


Jeudi 17 avril 2008

Parlez-nous des enfants.

Khalil Gibran


Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie;
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.

(extrait du recueil Le Prophète)
(sculpture de Gudmar Olovson

 

 

Daniel



Jeudi 17 avril 2008

Cruauté des ans.

Pendant que tant de peurs
Gisent au fond de mon coeur
Tu ne sais pas ce mal
Qui m'étreint, glacial

Comme oiseau de janvier
Dans la neige gelé
Ton âme ne voit pas
Tout ce qu'elle souffrira

Du regard sur ma vie
Qui déjà se languit
Tu ignores tout, absente
De ce mal qui me hante

Et cette fuite en arrière
Pour rajeunir mon sort
A malgré mes efforts
Caché tous mes repères

Je tâtonne ma vie
Comme aveugle souffrant
Et je pleure à l'envi
La cruauté des ans

Quelques heures braconnées
Au feuillage du temps
Ne feront qu'aggraver
Ce malaise lancinant

Cruauté des ans
Cicatrices d'antan
Cruauté des ans
Plongeon dans le temps.
 
Daniel

(c)1999