Comme un grand livre ouvert.



Publi le vendredi 25 avril 2008


Vendredi 25 avril 2008

La vie de banlieue (1).

J’ai l’intention, dans les quelques chroniques à venir, de vous parler de l’évolution de la vie de banlieue. Que ce soit autour de Montréal, de Québec ou d’ailleurs, il faut bien constater que nos banlieues ne sont plus les petits endroits tranquilles que nous avons découverts dans les années 70, quand les enfants étaient jeunes et que nous recherchions le calme et leur sécurité. C’était « The American way of life » qui était recherchée.

 

Ainsi, ma famille et moi arrivions de Montréal-Nord à Terrebonne en 1973. Terrebonne était alors une toute petite ville où le nouveau secteur résidentiel voyait le jour petit à petit. Seul le vieux Terrebonne était là depuis quelques siècles. Puis, ça s’est mis à s’agrandir de façon de plus en plus accélérée. C’était du jamais vu comme boum démographique et étalement urbain. La rive sud et la rive nord de Montréal se peuplaient comme jamais auparavant.

 

Évidemment, les permis de construction étaient donnés à un rythme fou, au point où il nous arrivait souvent de manquer d’électricité et d'eau, au point où le nombre de classes devenait insuffisant dans les écoles. Certains élèves devaient même aller temporairement en classe dans des roulottes, genre maisons mobiles.

 

À suivre.

 

Daniel



Vendredi 25 avril 2008

NYPD.

Sean Bell était un jeune Noir de 23 ans qui fêtait son enterrement de vie de garçon dans un bar de New-York. Les gens, dont lui, sont sortis de ce bar un peu éméchés après ce party, bien entendu. Bell allait se marier; ça se fête!

Mais sans le savoir, il s'est dirigé vers trois policiers new-yorkais en civil qui trouvaient que Bell avait un comportement bizarre. Trouvant sûrement les procédures judiciaires trop longues, ils ont préféré se sentir menacés et cribler Bell de 50 balles de revolver. C'est expéditif la NYPD... Moi qui lis beaucoup de polars, le roman n'aurait pas été long à lire dans ce cas-ci. Sauf que j'écris sur des faits réels dans cet article, pas sur un roman.

Mais évidemment, il y a eu enquête et procès. Faut tout de même faire attention à la susceptibilité états-unienne, surtout quand elle est noire. Et les trois flics viennent d'apprendre, en même temps que le peuple, que nos trois héros sont totalement blanchis (n'étaient-ils pas déjà blancs?). Alors, la foule n'est pas contente à l'heure où j'écris ces lignes. Que va-t-il se passer? Une autre histoire de Rodney King à LA? Reste à voir...

Mais vous trouvez pas qu'ils ont la gachette facile les flics états-uniens? Quand je regarde des histoires comme celle, récente, des festivités suite à une victoire des Canadiens, je me dis que nos flics sont très polis et s'excusent presque lorsqu'ils arrêtent quelqu'un. C'est vrai qu'ils ont été élevés à l'époque où les parents avertissaient leurs enfants mille fois avant d'imposer une sanction: "Si tu n'arrêtes pas, tu vas avoir des conséquences." C'est sûrement ce qu'ils disent aux contrevenants avant de les arrêter...

 Des flics polis que j'vous dis! ;-)

Daniel