Comme un grand livre ouvert.



Publié le mardi 27 mai 2008


Mardi 27 mai 2008

"Deuil interdit" de Michael Connelly.

J'achève la lecture de l'ensemble de l'oeuvre de Michael Connelly. Je dis d'entrée de jeu que ce polar n'est pas selon moi, le meilleur de l'auteur qui devra bientôt changer de personnage principal car Bosch doit bien approcher la soixantaine.

Justement, notre ami Bosch est à la retraite (voir roman précédent) lorsqu'il est invité par son ancienne partenaire Kiz Rider à réintégrer la LAPD dans le département des crimes non résolus (cold cases).

Bosch remet donc la roue à l'épaule et enquête avec Kiz Rider sur le cas d'une jeune fille de 16 ans enlevée chez elle et assassinée dans sa cour arrière 17 ans auparavant, soit en 1988. Encore un cas où l'ADN a ramené l'enquête à la lumière du jour.

Tout le roman se déroule une fois de plus sous les vacheries et la compétition entre sous-corps de police du LAPD et les petites crottes sur le coeur que les uns envers les autres. Mais Bosch demeure le meilleur et nous le prouve une fois de plus. Dans sa mission à vie, tout le monde compte ou personne ne compte, comme le veut son leitmotiv.

Mon évaluation: je crois que voici le plus impersonnel des romans de Connelly. Je veux dire par là qu'il est le plus technique "policièrement" parlant, on voit peu Bosch dans sa vie personnelle et affective, le personnage n'évolue pas sinon quelques flashbacks au sujet de sa fille partie en Asie avec sa mère.

Je sens une certaine fatigue de l'auteur face à ce personnage vieillissant, un peu comme un quatrième film d'un chef d'oeuvre que l'on produit pour étirer la soupe parce qu'elle est payante. Mais faut dire qu'il est aussi temps que moi-même je passe à un autre auteur...

Alors, je n'ai pas été bouleversé par la lecture de ce polar comme je le fus pour d'autres Connelly. "Deuil interdit" traduction de "The Closers" a été édité au Seuil dans la collection Points, en 2005. 457 pages.

7,5 sur 10.

Daniel