Comme un grand livre ouvert.



Publi le mercredi 25 juin 2008


Mercredi 25 juin 2008

"Disparu à jamais" de Harlan Coben.

Voici le second roman de cet auteur américain à succès nommé Harlan Coben. Le titre en est « Disparu à jamais ». J’avais lu son premier roman « Ne le dis à personne », et j’ai préféré ce premier roman à celui-ci. Comment dire? Coben n’écrit pas des polars comme le fait Michael Connelly, qui a été chroniqueur judiciaire pendant des années et qui connaît à fond les rouages des divers corps de police états-uniens. Chez Connelly, c’est la police qui enquête et tout cela est très technique et judiciaire. Coben fait plus dans le thriller que dans le polar. Il a un petit côté analyse psychologique allant parfois pas très loin du fantastique, du fantasmagorique, comme ce personnage nommé le Spectre dans ce roman que je vous présente. Coben est un véritable écrivain de thrillers qui n’ont pas nécesssairement à voir avec les enquêtes policières. Pour les connaisseurs, je dirais que Michael Connelly me fait penser à Mary Higgins-Clark alors que Harlan Coben ressemble plus à Patricia Highsmith, avec ses personnages souvent sombres, tordus, psychotiques et sociopathes.

Dans ce roman intitulé « Disparu à jamais », nous avons un anti-héros nommé Will Klein. Tout joue contre ce pauvre mec qui n’est pas du tout un policier ou un enquêteur. Ainsi, les femmes de sa vie ne sont pas chanceuses : d’abord, sa mère meurt d’un cancer. Puis, on apprend que la première femme de sa vie a été assassinée (le frère de Will, Ken en serait l’assassin; c’est pourquoi il est en fuite depuis onze ans). Enfin, Sheila, la seconde femme de sa vie disparaît et est retrouvée morte à l’autre bout du pays. Ce pauvre Will enquête avec son meilleur ami, sur ce fouillis de meurtres sadiques la plupart du temps. Il est mauviette, un peu épais mais on finit par le trouver sympathique et par en avoir pitié…

Vous aurez compris qu’à un certain moment, le lecteur voit bien que tous ces événements ont quelque chose à voir ensemble. C’est un peu gros, presque caricatural d’un vrai polar mais bon, c’est comme ça. Alors, voilà toute une intrigue complexe à souhaits mais avec un petit côté presque comique; on a parfois le sourire aux lèvres tant on trouve que tout ça ne se peut pas… On se demande même si Coben ne se moque pas un peu du polar américain.

Même si c’est parfois bizarre et un peu gros, l’intrigue est captivante et bien menée. Avec Coben, on ne sait vraiment pas où l’on s’en va. Mais à vrai dire, je trouve le décalage énorme entre ce que j’ai lu de Connelly et ce thriller de Coben. Peut-être trouverai-je le prochain roman meilleur, mais disons que j’attendrai avant d’acheter l’œuvre complète de Harlan Coben.

Pour ce roman Pocket de 465 pages, paru en 2003 pour la traduction française, chez Belfond, je donne une note de 7,5 sur 10.

Daniel