Mercredi 2 juillet 2008

Vous ne trouvez pas que ce policier sur la couverture du livre "Les chiens de Riga" de Henning Mankell ressemble au Russe Poutine? En tout cas, ça ne doit pas être volontaire...
Qu'il est difficile le changement d'auteur quand comme moi, on lit un auteur au complet avant de passer au suivant! Ainsi, je suis passé de Michael Connelly que j'ai adoré à Harlan Coben que je n'ai pas encore tout à fait apprivoisé, à Henning Mankell qui m'a franchement donné un peu de difficulté. D'abord, l'auteur est Suédois et ses histoires se passent en Europe, dans des pays aux noms de villes inconnus et aussi durs à lire qu'à prononcer. (Ça m'a fait jouer du Google Maps pour mieux connaître les pays qui entourent la mer Baltique). Puis, il faut vraiment s'ouvrir parce que les mentalités, les us et les coutumes n'ont rien à voir avec ce que l'on connaît. Voici un résumé du polar géo-politico-espionnage tel que présenté sur la couverture du livre:
"Février 1991. Un canot pneumatique s'échoue sur une plage de Scanie (en Suède). Il contient les corps de deux hommes exécutés d'une balle dans le coeur. L'origine du canot est vite établie: de fabrication yougoslave à l'usage des Soviétiques et de leurs pays satellites. Les corps sont identifiés: des criminels lettons d'origine russe liés à la mafia. Un policier de Riga (capitale de la Lettonie) en appelé en renfort à Ystad (petite ville du sud de la Suède où sévit l'inspecteur-vedette des romans de Mankell, Kurt Wallander). Dès son retour en Lettonie, l'étrange major Liepa est assassiné."
Bon, c'est alors que Wallander part pour la Lettonie où il enquêtera sur la mort du major Liepa, tombera vaguement en amour avec la femme du disparu, etc. Tout ce roman à l'allure d'histoire d'espionnage vécue au moment où les pays baltes ne se sont pas encore vraiment affranchis de l'emprise de la Russie, compte tenu qu'un grand nombre des habitants des pays baltes (Lettonie, Lituanie, Estonie) sont d'origine russe et veulent garder le lien avec la mère-patrie, est pour le moins sombre, ténébreux et plonge parfois dans le mystère total de l'invraisemblance. (Il me semble).
Le policier-vedette, ce Wallander est un pauvre mec triste, souvent peureux, épris de sa femme qui l'a planté là, qui s'ennuie de sa fille qu'il voit très peu, etc. Bon, le look du gars qui aurait mieux fait de travailler dans les pompes funèbres qu'à la police, quoique parfois, ça doit se ressembler...
Évaluation:
Alors, vous aurez compris que je n'ai pas vraiment aimé mon premier Mankell. Mais comme je me procure toujours plusieurs livres à la fois, j'ai acheté son oeuvre complète; alors, je vais lire ses autres romans et je verrai si mon évaluation va s'améliorer, car il me semble que cet auteur est très apprécié un peu partout. Je me sens comme d'habitude un peu marginal.
Bon, j'évalue à 6 sur 10 ce roman de 267 pages, édité au Seuil Policiers en 2003 pour la traduction française.
Publié par ange
à 2008-07-02 10:21:54
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