Comme un grand livre ouvert.



Publié le vendredi 2 janvier 2009


Vendredi 2 janvier 2009

Le Bye bye 2008.

L'émission du Bye bye 2008 est la plus poche que je n'ai jamais vue. Au fait, je l'ai regardée pendant 30 minutes et je suis allé lire dans mon lit. Je pense ne rien avoir manqué car ce que j'ai vu était mauvais, méchant, grinçant à souhaits. Je n'aime pas ce Mercier qui essaie de jouer un personnage blasé et agressif qui en a assez de tout, surtout de ses collègues de la scène et qui en rit allègrement. Mais je n'appelle pas cela de l'humour. C'est plutôt de la méchanceté vengeresse. A preuve, cette façon dont on a traité Nathalie Simard. Sachant que Morissette est le gendre de Guy Cloutier, on ne peut pas ne pas penser à une forme de vengeance...

Je pense que quand Yvon Deschamps jouait un personnage de gars qui en avait assez des unions, les spectateurs savaient qu'il jouait un personnage, un rôle. Mais avec Mercier, on ne sait pas s'il s'agit d'un personnage ou si c'est ce qu'il pense vraiment. Il semblerait que j'ai manqué bien des "jokes" méchantes sur Obama et sur les Noirs. Donc, je n'ai rien manqué. Et dire qu'on paie ces saloperies avec nos taxes et impôts, puisque ça passait à Radio-Can.

Vivement une autre équipe pour faire le Bye bye 2009! On était bien loin de la phrase de Doris Lussier qui disait que "l'humour est l'état de grâce de l'amour".

Daniel



4 Commentaires :

Commentaire écrit le mardi 6 janvier 2009 à 18:48:24 (lien)
Daniel
D'accord alors, il faut voir le bon côté des choses /merde/. ;-)



Commentaire écrit le mardi 6 janvier 2009 à 16:28:52 (lien)
Véga
Je suis entièrement d\'accord avec vous. Cela a provoqué un malaise collectif parmi les gens qui étaient chez moi pour le réveillon. Mais Daniel, faut voir le bon coté de cette \"merde\". La majorité du Québec s\'est plaint de ce racisme. Preuve que la majorité des gens ont évolués et n\'acceptent pas l\'humour déplacé, aux dépens des autres. Ce n\'est pas une totalité mais une majorité des québecois. Une preuve qu\'un pas à été franchi dans cette collectivité contre le racisme. S\'il y aurait pas eu de réaction négatives, là j\'aurai eu peur! Il faut voir le bon coté de toute \"merde\". ;-)


Commentaire écrit le dimanche 4 janvier 2009 à 11:38:56 (lien)
Daniel
Je vois. Merci!


Commentaire écrit le vendredi 2 janvier 2009 à 16:50:18 (lien)
L\\\'avocat du Diable
100% d'accord.

L'Affaire des noirs c'est qu'ils se sont servi d'Obama pour montrer l'insignifiance de Denis Lévesque dit « le cliché » ou « le préjugé ».

La cible à été atteinte dans le mil mais en se servant d'un personnage qui ne méritait pas l'outrage des énormités du pathétique Denis Lévesque.




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Vendredi 2 janvier 2009

"L'homme qui souriait" de Henning Mankell.

Avec « L’homme qui souriait » de Henning Mankell, je me suis payé un autre polar scandinave. J’avais acheté plusieurs de ces livres suédois et islandais depuis longtemps, mais ils étaient demeurés dans ma bibliothèque, mes premières lectures du genre ne m’ayant pas bouleversé outre mesure. Mais je dois dire que j’ai aimé davantage mes dernières lectures de Mankell et d’indridason que je ne l’aurais cru a priori. Question d’adaptation peut-être… Voici donc le résumé de ce dernier roman noir :

 

« Une chaise au milieu de la route, dans le brouillard. Et sur cette chaise, un mannequin de taille humaine. Le vieil avocat Gustaf Torstensson freine brutalement, sort de sa voiture. Ce sera son dernier geste d'homme vivant.
Pendant ce temps, le commissaire Kurt Wallander erre sur les plages infinies de l'île danoise de Jylland. Il est venu là pour prendre une décision : quitter définitivement la police. Il est dépressif et incapable de se remettre d’avoir dû tuer un homme il y a un certain temps, malgré sa légitime défense.

 

C'est alors qu'une vieille connaissance, l'avocat Sten Torstensson, fait irruption dans sa retraite de vent et de dunes. Son père est mort sur une route aux environs d'Ystad; il refuse de croire à la thèse de l'accident. Wallander, lui, refuse de l'aider. Mais le jour où il retourne au commissariat pour signer sa lettre de démission, il apprend l'assassinat du fils, de Sten Torstensson qui était venu demander son aide.
Wallander déchire sa lettre de démission.
Dans la traque qui s'engage alors, il découvre un réseau criminel d'une nature effrayante. Derrière, tirant les ficelles, se profile un homme singulier. Un homme élégant et sûr de lui, habitué à ce qu'on lui obéisse. Un homme qui sourit toujours. »

 

Mon évaluation :

J’ai aimé ce roman policier tout en subissant encore une fois le côté noir et déprimant du roman scandinave. Sauf que le « sociologue » Mankell analyse à froid cette société suédoise qui semble se déglingander au même rythme que notre société nord-américaine. Avec Mankell, on lit donc toujours deux textes parallèles : l’enquête et son analyse de la société. Il me semble que ses craintes sur cette société sont fondées, incluant sa perte de certaines valeurs fondamentales. L’enquête est menée dans les milieux cachés et richissimes de l’argent et du pouvoir. La vie humaine a bien peu de prix voire, pas du tout. L’auteur nous introduit même dans le monde peu connu de la vente d’organes humains prélevés sur de pauvres vivants que l’on tue tout simplement pour sauver la vie des riches. L’hypocrisie du riche, grand donateur à toutes les bonnes œuvres, nous fait presque vomir.

 

Chaque épisode de ces romans scandinaves nous montre douloureusement le constat sombre et désabusé mais réaliste du déclin des sociétés occidentales qui augure d’un avenir pas très lumineux. Je recommande ce polar mais je ne recommande pas d’en lire un trop grand nombre à la suite; vous finiriez dépressifs.

 

Donc, pour ce roman de 422 pages en format  poche édité aux Éditions du Seuil en 2005 et traduit magnifiquement du suédois par Anna Gibson, je donne une note de 7,5 sur 10.

 

Daniel