Comme un grand livre ouvert.



Publié le jeudi 22 janvier 2009


Jeudi 22 janvier 2009

"Les deux visages de janvier" de Patricia Highsmith.

  

             

J'ai lu ce polar de Patricia Highsmith, intitulé "Les deux visages de janvier". En voici un résumé:

 

"Janvier n’est peut-être pas le meilleur moment pour faire du tourisme, mais Chester MacFarland préfère encore les aléas de l’hiver grec au risque de se voir enfermé dans une chaude cellule des États-Unis pour escroquerie. Il a donc pris la direction d’Athènes avec sa femme Colette, un oeil sur les sites célèbres et guettant de l’autre d’éventuels sbires lancés à ses trousses par la justice américaine. Son air d’assurance et de prospérité rappelle étrangemeqt au jeune Rydal Keener celui de feu son père. Ce qu’il a de furtif dans le regard donne à Rydal l’idée qu’il n’est pas honnête, au contraire du professeur Keener. Cette combinaison agit sur, lui comme un aimant et il se met à observer le couple. Voilà pourquoi il se retrouve un jour face à face avec Chester portant sur son dos le policier grec qu’il vient de tuer par affolement. Et il lui offre son aide. Pourquoi sinon parce qu’il a l’intention d’exercer un. chantage ensuite ? Ainsi Chester traduit-il son obligeance. Ce n’est pas aussi simple et le malentendu qui s’installe entre eux crée un lien ressemblant fort à un noeud coulant. Un noeud qui se resserre inexorablement autour de la gorge des protagonistes, chacun pris au piège de l’autre."

 

Mon évaluation : Patricia Highsmith est depuis longtemps passée maître dans l’art de nous présenter des personnages bizarres, aux motivations parfois sombres et incompréhensibles. Mais j’ai bien aimé ce polar qui nous laisse voir que parfois, les motifs d’agir de telle ou telle façon viennent de bien loin : un père avec lequel on ne s’entend pas, un amour d’adolescence mal vécu, etc. S’affrontent ici un jeune homme bon, pur d’une certaine façon mais un peu confus face à un violent homme malhonnête par surcroît qui m’a fait penser à nos bandits en cravate dont il fut tant question à la télé ces derniers temps.

 

J’évalue à 7,5 sur 10 ce roman en livre de poche paru en français chez Robert Laffont en 1968. 314 pages.

 

Daniel