Comme un grand livre ouvert.



Publié le mercredi 7 janvier 2009


Mercredi 7 janvier 2009

"Paranoïa" de Joseph Finder.

Voici un auteur que je lis pour la première fois : Joseph Finder. Cet auteur américain a été agent secret, journaliste, diplômé en langue russe et professeur à Harvard. "Paranoïa" est un roman intéessant qu’on peut qualifier de thriller d’espionnage industriel. En voici le résumé :

 

Adam Cassidy, 26 ans, travaille chez Wyatt Telecommnications, une compagnie « high tech ». Détestant son boulot et aimant faire des conneries, il détourne une somme considérable juste pour payer un coûteux party de départ à un simple travailleur. Évidemment, il se fait prendre et on le convoque chez le grand boss, Nick Wyatt qui lui, n’a pas envie d’en rester là.

 

Au lieu de porter plainte et de l’envoyer en prison, le patron lui propose un marché : Adam doit infiltrer leur gros concurrent, Trion, et tenir Wyatt informé des projets de ladite compagnie. Adam n’a pas le choix d’accepter et il est alors formé à l’espionnage industriel. Ingénieur jusque là médiocre et paresseux, Adam se voit rapidement engagé chez Trion et gravit très rapidement l’échelle des postes de cette société.

 

Mais il se fait prendre au piège, le patron de Trion est aussi gentil que Wyatt peut être dégueulasse. Et en plus, il rencontre quelqu’un de très intéressant… Cas de conscience? Qui est le bon? Qui est le méchant?

 

Mon évaluation :

J’ai beaucoup apprécié l’intrigue de ce qui est pour moi un nouveau genre de roman. L’histoire est bien menée et on n’a pas envie de lâcher notre lecture tant les événements se bousculent et les revirements sont nombreux. Qui est gentil? Qui le semble mais ne l’est pas tant que ça? L’auteur présente des personnages bien ancrés et attachants. L’appât du gain et le gros luxe laissent présager un haut niveau de vie mais notre sacrée conscience est toujours là pour nous fatiguer…

 

Hélas, l'édition française qu'il m’a été donnée de lire est parsemée (presque criblée) de fautes d'orthographe, sans oublier les coquilles et les illogismes. La traduction est d'une qualité pire que médiocre et le correcteur devait être soit incompétent, soit endormi. Ainsi, dès le début, on peut lire par exemple que le narrateur consomme une boisson gazeuse qu'il n'achète pourtant que deux pages plus loin ; ou bien, pages 142 et 143, Adam Cassidy termine un travail à son domicile puis... il rentre chez lui !!! Plusieurs confusions de noms de personnages sont également à déplorer. La quatrième de couverture ne reflète, quant à elle, que partiellement et erronément la réalité du récit. Puis, le roman se termine un peu en queue de poisson.

 

Malgré ces lacunes, c’est un roman que j’ai aimé et qui m’a appris beaucoup de choses sur l’espionnage industriel. Ce thriller a été édité en 2004 chez Albin Michel. 473 pages en format régulier. Ma note : 7 sur 10.

Daniel