Comme un grand livre ouvert.



Publié le jeudi 26 février 2009


Jeudi 26 février 2009

Les athlètes professionnels et olympiques.

Je sais bien que je traite ici d'une nouvelle déjà vieille. Mais le fait que les joueurs du Canadien de Montréal viennent d'être testés par la NHL concernant les drogues, j'en parle quand même.

 

Je ne sais trop comment qualifier les frasques des frères Kotsystin. On les blâme ou on les excuse au nom de leur jeunesse? Je pense qu’en fait, il ne s’agit ici que d’un cas parmi bien d'autres, que de deux ou trois athlètes qui se sont fait prendre.  Je crois en fait que des situations pour le moins ambiguës remplissent la vie de ces trop jeunes millionnaires : drogues de performance, drogues tout court, alcool, s.e.x.e, haute vitesse en auto, etc. A l’âge que j’ai et depuis que je suis les sports, je sais que ce n’est pas d’hier que ces événements arrivent. Tant de joueurs ont été protégés par la police et par le club depuis toujours!

 

La société est en grande partie responsable de cela : ainsi, comment voulez-vous qu’un petit gars de 20 ans qui gagnait 100$ par semaine dans la ligue junior majeure gagne maintenant le million de $? C’est trop, c’est insensé et ça risquerait de nous monter à la tête nous aussi.

 

L’organisation a aussi ses torts de ne pas prévoir un meilleur encadrement de ces jeunes qui très souvent viennent de tout petits villages du Canada ou de pays européens. Là-dessus, Gainey, Carbonneau et le supposé capitaine Koivu n’ont pas fait leur boulot. Dans le temps, il y avait de vieux joueurs qui, quand un jeune s’excitait un peu trop, lui rabaissaient le caquet assez vite, merci!

 

Puis, faut bien le dire: c’est la génération, l’air du temps, l’époque de l’égocentrisme, du matérialisme, du je-m’en-foutisme, du non-respect d’autrui. Pourquoi ces jeunes millionnaires seraient-ils différents de plusieurs de nos jeunes d’aujourd’hui? Le sport professionnel n’est qu’un microcosme caricatural (à cause du fric) de notre société d’aujourd’hui. Ainsi pour le jeune ordinaire qui fait des starts et course dans sa vieille Volks et pour l'athlète professionnel qui en fait autant dans sa Jaguar, il n'y a qu'une différence de moyens financiers...

 

D'ailleurs, pourquoi ces joueurs respecteraient-ils leurs fans? Ce sont des dieux; du moins, ils le croient fermement. Pourquoi se questionneraient-ils sur leur niveau de responsabilité face aux jeunes, en tant qu’idoles de tous ces jeunes qui rêvent de faire comme eux? Pourquoi auraient-ils le CH tatoué sur le cœur? Ils sont des professionnels du sport, des entreprises commerciales ambulantes et se fichent carrément du club, de la ville et des fans pour lesquels ils jouent. Ce qui compte, c’est le contrat, leurs business personnelles et une carrière aussi longue que lucrative.

 

Alors, toutes ces histoires me donnent un petit goût amer dans la bouche, comme un goût d’après avoir vomi...

 

Daniel



Jeudi 26 février 2009

"Forteresse digitale" de Dan Brown.

Voici le dernier roman de Dan Brown que j’ai lu. Aussi édité chez JC Lattès, il a paru en anglais en 1998 et édité en français en 2007. 449 pages.

Après le « Code Da Vinci", c’est probablement le roman de Brown que j’ai le plus apprécié. Quand nous entrons dans le monde du renseignement, de l’Internet, du cryptage et du décryptage de divers codes, il nous semble que plus rien n’est impossible. C’est comme un monde à part que monsieur, madame « Tout-le-monde » ne saisit pas tout à fait, surtout suite à cette époque bushienne avec le droit que se donnait ce gouvernement d'espionner le monde entier. Voici donc ce que l’on écrit sur la couverture arrière du volume :

« Un code inviolable, une menace à la liberté, une femme menacée. Salué comme le techno-thriller le plus réaliste et le plus captivant de ces dernières années, le premier roman de Dan Brown dépeint la limite incertaine entre la défense des libertés individuelles et les exigences de la Sécurité nationale.

À la National Security Agency, l’incroyable se produit. TRANSLTR, le puissant ordinateur de décryptage, ne parvient pas à déchiffrer un nouveau code. Appelée à la rescousse, Susan Fletcher, la belle et brillante cryptanalyste en chef, comprend qu’une terrible menace pèse sur tous les échelons du pouvoir. La NSA est prise en otage par l’inventeur d’un cryptage inviolable qui, s’il était mis sur le marché, pulvériserait tout le système de renseignement américain.

Emportée dans un tourbillon de secrets et de faux-semblants, Susan se bat pour protéger son pays et sortir l’agence de ce piège. Bientôt trahie par tous, c’est sa propre vie qu’elle devra défendre ainsi que celle de l’homme qu’elle aime. »

Mon évaluation : je pense que ce thriller est très réussi, surtout suite à cette ère où Bush passait des lois pour tout surveiller ce qui se passe sur Internet. Bien sûr, les agences états-uniennes sont capables de décrypter à peu près tous les codes secrets qui existent; mais que feraient-ils si un code indécryptable était lancé et s’ils ne savaient pas ce qui va arriver à leur pays? Je me suis beaucoup amusé à lire ce roman et je lui colle un beau 8,5 sur 10.

 

Daniel