Comme un grand livre ouvert.



Publié le lundi 9 février 2009


Lundi 9 février 2009

Sans commentaire.

 

Daniel



Lundi 9 février 2009

"Destins" de François Mauriac.

Voici un autre auteur classique que je connais bien peu : François Mauriac. Je n’ai lu qu’un seul roman de lui. Il avait pour titre « Thérèse Desqueyroux » et je ne garde aucun souvenir de ce livre. Après avoir lu le roman d’André Gide, « La symphonie pastorale », j’ai décidé d’enfiler avec un autre classique : « Destins » de François Mauriac. J’ai lu sur Wiki au sujet de ces deux contemporains et je peux dire que Mauriac a tout fait pour convertir au catholicisme romain le très protestant André Gide; mais en vain.

 

Mauriac est né en 1885 et est mort à Paris en 1970. Il a gagné le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1933. Intronisé membre de l’Académie française, il gagna le Prix Nobel de la littérature en 1952. Il est quand même inouï de constater qu’en lisant des romans écrits durant le vingtième siècle (il y a plus ou moins 75 ans), les sujets touchés sont totalement différents des sujets d’aujourd’hui et que, s'ils étaient écrits de nos jours, ces romans n’attireraient aucun lecteur ou presque. Les temps ont changé; et à mon âge, je peux faire le lien entre les valeurs, les us et coutumes de ce jeune vingtième siècle par rapport à ce que nous vivons aujourd’hui.

 

Voici un résumé de ce roman : Élisabeth Gornac gère de main de maître, sous la férule de son beau-père, Jean Gornac, la propriété de vignes que lui a laissée son mari. Cette forte femme, éloignée de toute considération romanesque, n’a qu’une faiblesse : Bob Lagave, le petit-fils du régisseur qu’elle a connu tout petit. Le père de Bob, Augustin, devenu haut fonctionnaire à Paris grâce à Jean Gornac, ne supporte pas le mode de vie et la grâce nonchalante de ce fils trop beau, adulé par la mère, « animal frôleur et qui mendie les caresses ». Ce trop beau jeune homme peut-il vraiment connaître l’amour, quel sera son destin?

 

Mon évaluation : ici, je suis embêté par les notes que je donne toujours suite à la lecture d’un livre. Décision est donc prise que je vais noter selon les types de livres. Par exemple, je vais noter un classique selon les notes attribuées aux autres classiques. Je ne peux évidemment pas comparer un tel classique avec un polar américain traduit par un Français.

 

Donc, bien que d’une écriture fine et précise, j’ai trouvé le scénario, l’histoire de ce roman fort mince et de peu d’intérêt, du moins pour quelqu’un d’aujourd’hui. Il est évident que les descriptions que l’auteur fait de ce coin de la France sont d’une richesse incroyable, mais je ne trouve toujours pas l’intérêt de l’histoire. Sommes-nous encore comme dans le dernier livre lu de Gide, dans une situation amoureuse entre cette fois, une femme de fin quarantaine avec un jeune homme de 20 ans? L’auteur veut-il montrer comment la religion crispée peut souvent permettre de justifier et de légitimer des actes dont les mobiles sont strictement mauvais a priori? Je n’ai pas bien cerné le pourquoi du roman et je le déplore. Ce n’est sûrement pas ce que cet académicien a fait de mieux; ou c’est moi qui n’ai rien compris.

 

Écrit en 1928 et édité chez Grasset en livre de poche (191 pages), je donne un 6,5 sur 10.

 

Daniel