Comme un grand livre ouvert.



Publié le mardi 10 mars 2009


Mardi 10 mars 2009

"Le guerrier solitaire" de Henning Mankell.

J’ai fait la lecture d’un autre Henning Mankell, cet auteur de polars suédois que je connais depuis peu de temps. Je dois dire ici que les auteurs nordiques ont leur style propre. On aime ou on n’aime pas, selon moi. En tout cas, ça m’a fait connaître la Suède et ce coin de l’Europe du Nord, puisque je ne peux m’empêcher d’aller sur Google Maps voir où se passe l’action du roman que je lis.

 

Voici le résumé de ce roman policier :

Kurt Wallander, policier dans la petite ville suédoise d’Ystad, est le témoin du suicide affreux d'une jeune fille qui court dans un champ de colza. Puis, un ancien ministre de la Justice est retrouvé mort, scalpé par son agresseur. Un marchand d'art est aussi retrouvé scalpé chez lui pendant un gros party. Est-ce le début d’une lignée de meurtres sordides? A-t-on affaire à un « serial killer » complètement fou ou à un réseau de pédophiles et de traite de Blanches?

 

Mon évaluation :

Ce livre comporte de bons passages, même si je n’aime pas quand les auteurs de polars nous font connaître l’identité de l’assassin dès le début du roman. Il est dommage que certaines longueurs nous donnent le goût de sauter quelques pages parfois.

 

Mankell écrit bien (ou est bien traduit) et nous fait vraiment entrer dans le cerveau de son enquêteur principal, le ténébreux Kurt Wallander, le anti-héros parfait. Bien des détails sont fournis au lecteur lors de cette enquête; mais rien n’avance. En fait, il semble que les policiers se «garrochent» un peu partout sans vraiment avoir un plan et sans savoir où ils s’en vont. C’est au fil d’événements fortuits que Wallander découvre qui est le meurtrier et non pas à la suite d’une enquête  bien menée.

 

Mankell n’est pas mauvais, mais j’avoue avoir quelques problèmes à entrer dans ses livres où pilulent les détails et les noms d’individus et de villes qu’il faut lire à deux reprises pour les retenir. Bref, j’ai trouvé ce polar moyen et je donne une note de 7 sur 10 à ce livre de 553 pages, édité au Seuil en 1999 pour la traduction française.

Daniel