C’est le premier roman de Milan Kundera que je lis. Je connaissais de nom cet auteur expatrié en France du temps du régime communiste en Tchécoslovaquie. C’était en 1975, je crois. Il a donc d’abord été traduit et a écrit par la suite directement en français. Je connaissais de lui le titre « L’insoutenable légèreté de l’être », mais je n’avais pas lu.
Ce roman dont je vous parle fut traduit de façon magistrale par François Kérel. Je crois que c'est le point le plus positif que je veux soulever dans mon appréciation. Voici une synthèse du roman telle que présenté au verso du livre : « Dans une ville d’eaux au charme suranné, sept personnages en quête de bonheur s’étreignent au gré d’une "valse" que Milan Kundera orchestre avec son humour habituel. La rencontre avec Ruzena – une jolie infirmière – et Jakub – ancien militant victime de purges et sur le point de quitter définitivement son pays – est le point de départ d’un passionnant suspense, d’une intrigue qui se maintient à la frontière du réel et du fantastique et dont la réalité historique reste le moteur caché.
Avec son cocktail de farces énormes, de plaisanteries qui tournent au drame, de rapports humains fondés sur le malentendu et le soupçon, de cœurs brisés, c’est une vision très personnelle et très générale de l’humanité qui s’impose à la lecture de ce roman. »
Mon évaluation : j’ai moyennement aimé ce roman. Peut-être m’attendrai-je à trop, compte tenu de la réputation de Kundera! Peut-être est-ce dû au fait que je ne me sens pas à l’aise dans ce genre d’humour absurde qui s’approche des romans de John Irving tels « Le monde selon Garp », mais servi à l’ancienne!
On comprend tout de même qu’à travers un imbroglio de rencontres et de hasards incongrus, voire absurdes, ce roman nous semble d’une logique implacable et nous montre les vraies motivations intérieures de l’homme, façonné par une société aussi inhumaine que malade.
J’ai lu le texte intégral publié chez Gallimard.
Ma note : 7,5 sur 10.
Daniel


