Comme un grand livre ouvert.



Publié le vendredi 20 mars 2009


Vendredi 20 mars 2009

"La valse aux adieux" de Kundera.

C’est le premier roman de Milan Kundera que je lis. Je connaissais de nom cet auteur expatrié en France du temps du régime communiste en Tchécoslovaquie. C’était en 1975, je crois. Il a donc d’abord été traduit et a écrit par la suite directement en français. Je connaissais de lui le titre « L’insoutenable légèreté de l’être », mais je n’avais pas lu.

Ce roman dont je vous parle fut traduit de façon magistrale par François Kérel. Je crois que c'est le point le plus positif que je veux soulever dans mon appréciation. Voici une synthèse du roman telle que présenté au verso du livre : « Dans une ville d’eaux au charme suranné, sept personnages en quête de bonheur s’étreignent au gré d’une "valse" que Milan Kundera orchestre avec son humour habituel. La rencontre avec Ruzena – une jolie infirmière – et Jakub – ancien militant victime de purges et sur le point de quitter définitivement son pays – est le point de départ d’un passionnant suspense, d’une intrigue qui se maintient à la frontière du réel et du fantastique et dont la réalité historique reste le moteur caché.

Avec son cocktail de farces énormes, de plaisanteries qui tournent au drame, de rapports humains fondés sur le malentendu et le soupçon, de cœurs brisés, c’est une vision très personnelle et très générale de l’humanité qui s’impose à la lecture de ce roman. »

Mon évaluation : j’ai moyennement aimé ce roman. Peut-être m’attendrai-je à trop, compte tenu de la réputation de Kundera! Peut-être est-ce dû au fait que je ne me sens pas à l’aise dans ce genre d’humour absurde qui s’approche des romans de John Irving tels « Le monde selon Garp », mais servi à l’ancienne!

On comprend tout de même qu’à travers un imbroglio de rencontres et de hasards incongrus, voire absurdes, ce roman nous semble d’une logique implacable et nous montre les vraies motivations intérieures de l’homme, façonné par une société aussi inhumaine que malade.

J’ai lu le texte intégral publié chez Gallimard.

Ma note : 7,5 sur 10.

 

Daniel




Vendredi 20 mars 2009

"Disparu à jamais" de Harlan Coben.

Voici le second roman de cet auteur américain à succès nommé Harlan Coben. Le titre en est « Disparu à jamais ». J’avais lu son premier roman « Ne le dis à personne », et j’ai préféré ce premier roman à celui-ci. Comment dire? Coben n’écrit pas des polars comme le fait Michael Connelly, qui a été chroniqueur judiciaire pendant des années et qui connaît à fond les rouages des divers corps de police états-uniens. Chez Connelly, c’est la police qui enquête et tout cela est très technique et judiciaire. Coben fait plus dans le thriller que dans le polar. Il a un petit côté analyse psychologique allant parfois pas très loin du fantastique, du fantasmagorique, comme ce personnage nommé le Spectre dans ce roman que je vous présente. Coben est un véritable écrivain de thrillers qui n’ont pas nécesssairement à voir avec les enquêtes policières. Pour les connaisseurs, je dirais que Michael Connelly me fait penser à Mary Higgins-Clark alors que Harlan Coben ressemble plus à Patricia Highsmith, avec ses personnages souvent sombres, tordus, psychotiques et sociopathes.

Dans ce roman intitulé « Disparu à jamais », nous avons un anti-héros nommé Will Klein. Tout joue contre ce pauvre mec qui n’est pas du tout un policier ou un enquêteur. Ainsi, les femmes de sa vie ne sont pas chanceuses : d’abord, sa mère meurt d’un cancer. Puis, on apprend que la première femme de sa vie a été assassinée (le frère de Will, Ken en serait l’assassin; c’est pourquoi il est en fuite depuis onze ans). Enfin, Sheila, la seconde femme de sa vie disparaît et est retrouvée morte à l’autre bout du pays. Ce pauvre Will enquête avec son meilleur ami, sur ce fouillis de meurtres sadiques la plupart du temps. Il est mauviette, un peu épais mais on finit par le trouver sympathique et par en avoir pitié…

Vous aurez compris qu’à un certain moment, le lecteur voit bien que tous ces événements ont quelque chose à voir ensemble. C’est un peu gros, presque caricatural d’un vrai polar mais bon, c’est comme ça. Alors, voilà toute une intrigue complexe à souhaits mais avec un petit côté presque comique; on a parfois le sourire aux lèvres tant on trouve que tout ça ne se peut pas… On se demande même si Coben ne se moque pas un peu du polar américain.

Même si c’est parfois bizarre et un peu gros, l’intrigue est captivante et bien menée. Avec Coben, on ne sait vraiment pas où l’on s’en va. Mais à vrai dire, je trouve le décalage énorme entre ce que j’ai lu de Connelly et ce thriller de Coben. Peut-être trouverai-je le prochain roman meilleur, mais disons que j’attendrai avant d’acheter l’œuvre complète de Harlan Coben.

Pour ce roman Pocket de 465 pages, paru en 2003 pour la traduction française, chez Belfond, je donne une note de 7,5 sur 10.

Daniel