Comme un grand livre ouvert.



Publié le jeudi 26 mars 2009


Jeudi 26 mars 2009

"La lionne blanche" de Henning Mankell.

           

J’ai été vraiment charmé par ce polar de Henning Mankell. Je l’ai aimé davantage que les précédents, disons.

On parle ici d’un polar politique, nous décrivant les affres de l'apartheid en Afrique du sud, avant l’arrivée au pouvoir de Nelson Mandela. Il ne s’agit pas d’un simple polar avec meurtre, enquête et découverte de l’assassin. Mankell est plus complexe que cela. On sait très vite comment les choses se sont passées, dans notre tête, on avance même un peu plus vite que les flics. Mais le contexte prend place peu à peu et il est majeur, vital même. Ainsi, le contexte de ce polar est à la fois politique, sociologique, historique... Mankell aime prendre son temps et nous raconter les choses en détail, ce que j’ai appris à aimer chez lui.

Au fil des pages, deux histoires distinctes, l'une en Suède et l'autre en Afrique du sud. Elles  finissent par se croiser et ne plus faire qu'une. Une tension psychologique bien palpable s'ajoute au climat sud-africain que Mankell décrit avec beaucoup de justesse.

C’est vraiment le premier Mankell que j’apprécie à ce point et je le recommande fortement. L’auteur nous fait revivre le climat politique et toutes la souffrance des Noirs de ce pays avant l’arrivée au pouvoir de Mandela qui venait de passer 27 ans derrière les barreaux.

Mon évaluation : pour ce polar de 488 pages paru en 1993 en Suédois mais édité au Seuil seulement en 2004 dans sa version française (j'ai lu le format poche), je mets un 8,5 sur 10.

 Daniel