Comme un grand livre ouvert.



Publié le samedi 28 mars 2009


Samedi 28 mars 2009

"L'amour au temps des solitudes", Max Gallo.

«L’amour au temps des solitudes» de l’académicien Max Gallo est un livre noir, hyperréaliste. Mais j’ai aimé la sagesse contenue dans ce roman parfois désespérant. Voici le résumé :

 

« Lorsqu'ils se rencontrent par hasard dans une rue du Paris d'aujourd'hui, elle, Jeanne Guilcher, et lui, Vincent Janovers, ont déjà une vie derrière eux. A quarante ans, ils ont des nostalgies, des regrets, des attaches, une histoire. Et cependant, ils sont seuls face à leur angoisse : un drame vient de la frapper; un remords le tenaille. L'époque les inquiète. Ils sont desemparés. Peuvent-ils encore aimer?


Autour d'eux se joue une comédie humaine à laquelle ils doivent participer. A leur suite, le roman nous fait explorer ce milieu que l'actualité, les pouvoirs et les apparences obsèdent. Il y a là l'écrivain célèbre et la directrice de magazine, le reporter et le financier, bien d'autres encore. Mais chaque masque social cache un désarroi, souvent aussi des lâchetés ou un mystère. Parce qu'ils refusent de se prêter au jeu, qu'ils ont renoncé aux simulacres, Jeanne et Vincent font éclater l'imposture, et leurs vies basculent. Ainsi s'éclairent peu à peu le passé des uns et des autres, l'histoire d'un demi-siècle avec ses violences, ses trahisons, ses héroïsmes, ses illusions.


Quelles sont les couleurs de l'amour, à mi-vie, entre un homme et une femme? Jeanne et Vincent s'interrogent, se confient. Ils commencent à espérer - ce drôle de mot qu'ils ne concevaient même plus - que, grâce à l'autre, ils vont pouvoir accepter ce qu'ils sont, ce qu'est pour eux et autour d'eux la vie. Quand elle prend le visage d'une guerre qui se déroule aux portes de notre Europe, Jeanne et Vincent s'y plongent comme par défi, pour tenter de sauver, si près et si loin de la comédie dont ils se sont détournés, ceux qui subissent dans leur chair la tragédie de l'histoire. Peut-être est-ce ainsi, par un exigence de vérité, que commencent, en ces temps de solitudes, les amours adultes. »

Mon évaluation : comme c’est différent de lire un livre écrit en français par un grand auteur. Bien différent des diverses traductions de l’anglais que nous lisons souvent. L’écriture est précise, riche, descriptive, mais juste assez. Tous les sentiments cachés de l’être humain, ses peurs, ses désespérances y passent l’un après l’autre et amènent le lecteur à une forme de méditation nécessaire. Édité chez Fayard en livre de poche. 310 pages. Je donne un 8,5 sur 10.

Daniel