Comme un grand livre ouvert.



Publié le jeudi 16 avril 2009


Jeudi 16 avril 2009

"Les morts de la Saint-Jean", Henning Mankell.

L’histoire se passe en Suède, le 22 juin 1996. C’est la nuit de la Saint-Jean. Trois étudiants se sont donné rendez-vous avec perruques et habits d'époque pour un pique-nique champêtre d'un autre siècle. Mais la fête tourne court. Un tueur abat les trois convives. Quelques semaines plus tard, persuadés que leurs rejetons font le tour de l’Europe, les parents ne s'inquiètent pas outre mesure de leur absence.

 

Mais en recevant une carte de Vienne signée par sa fille Astrid, l'une des mamans, prise d'un doute, alerte la police. L'inspecteur Kurt Wallander est convaincu par la plaignante, mais un emploi du temps trop chargé et une vie de quinquagénaire de plus en plus compliquée lui font délaisser l'affaire.

 

Les choses s'aggravent lorsque, inquiet du silence de son collègue Svedberg, il le découvre dans son appartement, mort d'une balle dans la tête. Dès le début, l'enquête révèle sur la victime quelques indiscrétions : ce policier que tous croyaient solitaire passait toutes ses vacances avec Louise, une mystérieuse compagne,

 

Cette autre aventure de l'inspecteur Wallander, handicapé par un diabète soudain, est un modèle de procédure policière. Dans cette enquête subtilement agencée, cet enquêteur plein de doutes reste tourmenté par l'évolution négative de la société suédoise, comme je le suis aussi de notre société.

 

Mon évaluation :

 

Plus je lis Mankell, plus je l’apprécie. Cet auteur suédois démontre une analyse sociale très approfondie de la société dans laquelle nous vivons. Son personnage principal, le commissaire Kurt Wallander est l’anti-héros parfait. Il est balourd, peureux, inquiet de tout et se pose constamment des questions existentilles.

 

Henning Mankell a le don de nous faire entrer dans le cerveau de son principal protagoniste et de nous proposer les méandres complexes de sa pensée. Walander est un policier finalement sympathique et vrai.

 

En lisant chronologiquement les polars de Mankell, nous voyons évoluer la vie de ce pauvre bougre quasi quinquagénaire qui a pour nom Wallander: dans le dernier roman, il perdait son père et dans celui-ci, il perd sa blonde et découvre son diabète.

 

Pour cet excellent polar de 564 pages édité en françcais au Seuil en 2001 et dont la traduction a été faite par Anna Gibson, je donne une note de 9 sur 10. A lire quand on aime les polars...

 

Daniel



1 Commentaire :

Commentaire écrit le vendredi 18 décembre 2009 à 16:32:43 (lien)
Nicolas - http://leblogdenico.space-blogs.com
C'est tout simplement le meilleur de Mankell avec La lionne blanche. Les morts de la saint Jean est plus "typique": lent, méticuleux, alors que La lionne blanche est plus axé sur le suspense.


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