Comme un grand livre ouvert.



Publié le samedi 18 avril 2009


Samedi 18 avril 2009

Nos corps alanguis.

Mon corps alangui se baigne dans tes yeux bleus de mer. Le sable chaud colle fou à tes longues jambes sculpturales. Mon nez hume le parfum qui émane léger de ton corps allongé sur cette blanche plage, comme sur un nuage paresseusement étendu au soleil de midi. Les mots que tu me souffles à l’oreille engourdissent le peu de raison qui est encore mienne. La chaleur pénétrante rassure mon désir de te posséder à jamais. Cette chaleur vient moins du soleil que de ce cœur qui s’offre à moi, si près du mien. Je te serre dans mes bras pour ralentir le flot de tes mots qui me font mal tant je t’aime, tant je te désire. D’où vient donc cette douleur oppressante qui me veut à ce point dans l’alcôve de ton corps gavé de beauté? Ma respiration brade tous les interdits et je m’hyperventile d’un bonheur caressant. Mon cœur bat la chamade et veut sortir de mon corps pour aller rejoindre ton cœur, là, si près du mien. Et nos lèvres se goûtent, gourmandes et se veulent prémisses d’un amour plus grand encore. Nous nous levons enfin, impuissants à contenir plus longtemps les désirs impétueux que nos corps et nos âmes veulent goûter à tout jamais. Viens, allons vers ces jours heureux qui s’offrent à nos cœurs et à nos corps jadis enfermés dans une prison de mal-être intérieur. Viens priser la joie de l’amour véritable! À nous la vie dans ce monde présent et dans ces mondes à venir!

 

Daniel