Comme un grand livre ouvert.



Publié le vendredi 15 mai 2009


Vendredi 15 mai 2009

"Le retour du professeur de danse" de Hanning Mankell.

                                                                         

Quel bon roman touffu que celui-ci! Il a pour titre “Le retour du professeur de danse” de Henning Mankell. Je dois dire que dans le précédent roman de Mankell que j’ai lu, “Avant le gel”, l’enquêteur Stefan Lindman travaille maintenant avec Wallander et sa fille à Ystad. Il est même tombé amoureux de celle-ci. Donc, dans cette dernière lecture que j’aurais dû lire avant “Avant le gel”, Lindman travaille encore à Boras et a appris la mauvaise nouvelle à l’effet qu’il est atteint du cancer de la langue.

 

Au même moment, Stefan apprend que l’ancien inspecteur Molin avec lequel il a travaillé, a été sauvagement assassiné dans cette maison de forêt qu’il habite seul depuis sa retraite. Cette maison est située dans le nord de la Suède. Stefan Lindman, au lieu d’attendre passivement sa radiothérapie en se faisant du mauvais sang, décide de se rendre dans le nord, à Ustersund et de voir ce qu’il en est dudit assassinat. L'inspecteur Molin était-il celui que Stefan croyait côtoyer? Stefan Lindman prêtera son concours à un inspecteur de là-bas, où ils sont moins habitués aux enquêtes pour meurtres. Et Stefan peut prendre des risques; après tout, il est atteint du cancer et ne s'en sortira peut-être pas...

 

Plein de retournements dans ce polar qui débute à la fin de la seconde guerre mondiale, là où on a pendu plusieurs chefs et bourreaux nazis. Le Nazisme s’est-il transporté jusqu’aux nouvelles générations à travers des organismes suédois et mondiaux? Avec l’Internet, ces gens sont facilement en contact les uns avec les autres et le mal se perpétue dans l’espoir d’un quatrième Reich. La grosse roche cache-t-elle plein de cloportes qui se cachent de leur passé?

 

Mon évaluation:

J’ai vraiment aimé ce presque dernier roman de Mankell que je lis, puisque je les ai à peu près tous lus. La traductrice Anna Gibson fait un excellent travail, ce qui fait que la lecture coule très bien, sauf pour les noms suédois à-coucher-dehors. Évidemment, le jugement de Mankell sur notre société moderne n’est jamais très optimiste et nous en avons une autre preuve avec ce polar.

En terminant, je lisais diverses critiques de ce livre sur Internet. Des lecteurs mentionnaient être beaucoup dérangés par le fait que tout le monde tutoie tout le monde dans les livres de Mankell. Ils se demandaient s’il s’agit de fautes de traduction. Mais il semble que tout le monde se tutoie en Suède, un peu comme le “you” anglais, sauf pour les personnes âgées que l’on vouvoie. Alors, prenons acte!

 

Donc, pour ce polar de 539 pages en format poche, édité au Seuil en 2006 pour la traduction française, je donne 8,5 sur 10.

 Daniel