Comme un grand livre ouvert.



Publié le vendredi 8 mai 2009


Vendredi 8 mai 2009

"Avant le gel", Henning Mankell.

Le commissaire Kurt Wallander vieillit tout doucement. Sa fille Linda a maintenant 30 ans et a pris la désision de faire les études requises et de devenir policière là où travaille son père, soit dans la petite ville suédoise d’Ystad, située en Scanie, à l’extrême sud de ce pays.

Elle en profite pour renouer avec ses amies, dont Anna et le Zébre. C’est alors qu’une nouvelle effrayante arrive : une femme est retrouvée décapitée dans un shack en forêt. Ses mains sont jointes comme si elle était en prière. Puis son amie Anna lui annonce qu’elle a entrevu son père, pourtant disparu de la mappe depuis plus de 20 ans. C’est à ce moment que va débuter un phénomène bizarre : des oies et autres animaux sont brûlés par un énergumène qui trouve sûrement cela beau de les voir voler alors qu’ils brûlent. C’est aussi à ce moment que l’amie Anna disparaît pendant des jours.

Linda est censée débuter le travail de flic de la circulation dans une semaine. Mais n’en pouvant plus de ces bizarreries et inquiète pour son amie Anna, elle entame sa propre enquête à l’insu de son père et de la police. Il est évident qu’elle met bêtement sa vie en danger…

Mon évaluation :

Ce roman débute par l’évocation du suicide collectif de la secte de Jim Jones en Guyana. Certains s’en souviendront. C’est alors que Mankell entre dans un roman époustouflant d’une secte qui s’installe en Suède. Le rythme est d’abord relativement lent, car on sait que Mankell aime bien camper ses personnages dans leurs méandres psychologiques les plus profonds et souvent les plus tordus possible. C’est vers la 150ième page que le rythme prend une toute autre allure et que le lecteur accroche fortement à la suite de l’histoire.

Wallander prend le second rôle, car c’est vraiment sa fille Linda qui tient la pôle position. Les anciens proches collaborateurs de Wallander sont mis en scène de façon vraiment épisodique. Un nouveau jeune policier nommé Stefan Lindman entre en scène. Linda le trouve très à son goût et il y a de l’amour dans l’air…

L’histoire est un peu tirée par les cheveux. Je ne crois pas qu’une future policière risquerait ainsi de travailler en parallèle avec la police, son père fut-il commissaire. Mais pour ce livre paru en françcais en 2005 au Seuil et comptant en format poche 487 pages, je donne 8 sur 10.

Daniel