Comme un grand livre ouvert. - Critique le livres.




Mercredi 02 juillet 2008

"Les chiens de Riga" de Henning Mankell.

Vous ne trouvez pas que ce policier sur la couverture du livre "Les chiens de Riga" de Henning Mankell ressemble au Russe Poutine? En tout cas, ça ne doit pas être volontaire...

Qu'il est difficile le changement d'auteur quand comme moi, on lit un auteur au complet avant de passer au suivant! Ainsi, je suis passé de Michael Connelly que j'ai adoré à Harlan Coben que je n'ai pas encore tout à fait apprivoisé, à Henning Mankell qui m'a franchement donné un peu de difficulté. D'abord, l'auteur est Suédois et ses histoires se passent en Europe, dans des pays aux noms de villes inconnus et aussi durs à lire qu'à prononcer. (Ça m'a fait jouer du Google Maps pour mieux connaître les pays qui entourent la mer Baltique). Puis, il faut vraiment s'ouvrir parce que les mentalités, les us et les coutumes n'ont rien à voir avec ce que l'on connaît. Voici un résumé du polar géo-politico-espionnage tel que présenté sur la couverture du livre:

"Février 1991. Un canot pneumatique s'échoue sur une plage de Scanie (en Suède). Il contient les corps de deux hommes exécutés d'une balle dans le coeur. L'origine du canot est vite établie: de fabrication yougoslave à l'usage des Soviétiques et de leurs pays satellites. Les corps sont identifiés: des criminels lettons d'origine russe liés à la mafia. Un policier de Riga (capitale de la Lettonie) en appelé en renfort à Ystad (petite ville du sud de la Suède où sévit l'inspecteur-vedette des romans de Mankell, Kurt Wallander). Dès son retour en Lettonie, l'étrange major Liepa est assassiné."

Bon, c'est alors que Wallander part pour la Lettonie où il enquêtera sur la mort du major Liepa, tombera vaguement en amour avec la femme du disparu, etc. Tout ce roman à l'allure d'histoire d'espionnage vécue au moment où les pays baltes ne se sont pas encore vraiment affranchis de l'emprise de la Russie, compte tenu qu'un grand nombre des habitants des pays baltes (Lettonie, Lituanie, Estonie) sont d'origine russe et veulent garder le lien avec la mère-patrie, est pour le moins sombre, ténébreux et plonge parfois dans le mystère total de l'invraisemblance. (Il me semble).

Le policier-vedette, ce Wallander est un pauvre mec triste, souvent peureux, épris de sa femme qui l'a planté là, qui s'ennuie de sa fille qu'il voit très peu, etc. Bon, le look du gars qui aurait mieux fait de travailler dans les pompes funèbres qu'à la police, quoique parfois, ça doit se ressembler...

Évaluation:

Alors, vous aurez compris que je n'ai pas vraiment aimé mon premier Mankell. Mais comme je me procure toujours plusieurs livres à la fois, j'ai acheté son oeuvre complète; alors, je vais lire ses autres romans et je verrai si mon évaluation va s'améliorer, car il me semble que cet auteur est très apprécié un peu partout. Je me sens comme d'habitude un peu marginal.

Bon, j'évalue à 6 sur 10 ce roman de 267 pages, édité au Seuil Policiers en 2003 pour la traduction française.

 



Jeudi 26 juin 2008

"Les portes de Québec, la belle époque", second tome.

 

Voici comment on présente cette excellent roman historique:    "Dans le Québec de la Belle Époque, en 1907, la population fait l’expérience d’une prospérité nouvelle et l’avenir paraît radieux malgré l’effondrement du pont de Québec. Toutes les attentions se portent sur les grandes fêtes prévues pour le tricentenaire de 1908, un événement en compétition avec l’Église, qui de son côté entend célébrer avec faste le bicentenaire de la mort de Monseigneur de Laval.
Les deux familles Picard poursuivent leur quête de bonheur. Alfred s’exerce au délicat métier de père tandis que sa femme Marie souffre d’avoir un époux qui préfère des bras masculins aux siens. Quant à Thomas, les félicités de ses secondes épousailles résistent à l’usure du temps. Élisabeth assume ses rôles d’épouse et de belle-mère à la perfection. Édouard, lui, montre de belles dispositions à reprendre plus tard la gouverne du magasin Picard. Tout serait parfait si sa soeur Eugénie cessait de faire une vie impossible à ses parents… tout particulièrement sa belle-mère, qu’elle tient toujours pour responsable de la mort de sa mère."

Voilà un excellent roman historique, le second tome de cette magnifique trilogie écrite dans le cadre du 400ième anniversaire de Québec, par Jean-Pierre Charland, que je considère comme l'un des meilleurs auteurs au Québec.

Si je compare ce second tome au premier, je dirais que les aspects historiques dépassent de beaucoup les dimensions humaines et affectives. L'auteur tient à nous présenter les aspects techniques autant que politique de cette grande fête qui ne dura finalement qu'environ 4 jours: le troisième centenaire de la ville de Québec. Il demeure intéressant de constater jusqu'à quel point l'Empire britannique et l'Église catholique romaine prenaient finalement toute la place chez ce petit peuple apeuré et un peu "nono" qu'étaient et que sont toujours les Québécois d'expression et de culture françaises.

On trouve tout de mème de gentils et jolis passages un peu plus érotiques chez les personnages déjà connus. Comme on ne peut dire qu'il y a des passages franchement ***uels, sachant que le mot ***e est banni chez notre hébergeur, je dirai plus délicatement que les passages de cul sont vraiment bien écrits et intéressants à lire.

Bon, je donne un beau 8 sur 10 à ce roman, en attendant anxieusement le troisième tome. Ce Charland écrit vraiment bien...

Daniel



Mercredi 25 juin 2008

"Disparu à jamais" de Harlan Coben.

Voici le second roman de cet auteur américain à succès nommé Harlan Coben. Le titre en est « Disparu à jamais ». J’avais lu son premier roman « Ne le dis à personne », et j’ai préféré ce premier roman à celui-ci. Comment dire? Coben n’écrit pas des polars comme le fait Michael Connelly, qui a été chroniqueur judiciaire pendant des années et qui connaît à fond les rouages des divers corps de police états-uniens. Chez Connelly, c’est la police qui enquête et tout cela est très technique et judiciaire. Coben fait plus dans le thriller que dans le polar. Il a un petit côté analyse psychologique allant parfois pas très loin du fantastique, du fantasmagorique, comme ce personnage nommé le Spectre dans ce roman que je vous présente. Coben est un véritable écrivain de thrillers qui n’ont pas nécesssairement à voir avec les enquêtes policières. Pour les connaisseurs, je dirais que Michael Connelly me fait penser à Mary Higgins-Clark alors que Harlan Coben ressemble plus à Patricia Highsmith, avec ses personnages souvent sombres, tordus, psychotiques et sociopathes.

Dans ce roman intitulé « Disparu à jamais », nous avons un anti-héros nommé Will Klein. Tout joue contre ce pauvre mec qui n’est pas du tout un policier ou un enquêteur. Ainsi, les femmes de sa vie ne sont pas chanceuses : d’abord, sa mère meurt d’un cancer. Puis, on apprend que la première femme de sa vie a été assassinée (le frère de Will, Ken en serait l’assassin; c’est pourquoi il est en fuite depuis onze ans). Enfin, Sheila, la seconde femme de sa vie disparaît et est retrouvée morte à l’autre bout du pays. Ce pauvre Will enquête avec son meilleur ami, sur ce fouillis de meurtres sadiques la plupart du temps. Il est mauviette, un peu épais mais on finit par le trouver sympathique et par en avoir pitié…

Vous aurez compris qu’à un certain moment, le lecteur voit bien que tous ces événements ont quelque chose à voir ensemble. C’est un peu gros, presque caricatural d’un vrai polar mais bon, c’est comme ça. Alors, voilà toute une intrigue complexe à souhaits mais avec un petit côté presque comique; on a parfois le sourire aux lèvres tant on trouve que tout ça ne se peut pas… On se demande même si Coben ne se moque pas un peu du polar américain.

Même si c’est parfois bizarre et un peu gros, l’intrigue est captivante et bien menée. Avec Coben, on ne sait vraiment pas où l’on s’en va. Mais à vrai dire, je trouve le décalage énorme entre ce que j’ai lu de Connelly et ce thriller de Coben. Peut-être trouverai-je le prochain roman meilleur, mais disons que j’attendrai avant d’acheter l’œuvre complète de Harlan Coben.

Pour ce roman Pocket de 465 pages, paru en 2003 pour la traduction française, chez Belfond, je donne une note de 7,5 sur 10.

Daniel



Dimanche 22 juin 2008

"Les portes de Québec", tome 1.

Voici un rappel de l'évaluation que j'avais faite de ce roman, compte tenu que je suis à lire le tome 2 de cette trilogie et que je vous en présenterai la critique bientôt sur ce blogue:

Juste à l'arrivée du 400ième anniversaire de la ville de Québec, cet excellent roman historique tombe pile. Je viens tout juste de vous faire la critique d'un autre roman de Jean-Pierre Charland, "L'été de 1939". Eh bien! J'ai mieux aimé "Les portes de Québec", dont le 1er tome s'intitule "Le faubourg St-Roch".

Voici le résumé de ce roman de 512 pages édité par Hurtubise HMH:

"Premier tome d’une nouvelle saga romanesque, Faubourg Saint-Roch se déroule dans le quartier du même nom, dans la ville de Québec, à la fin du XIXe siècle. Jean-Pierre Charland met en scène de manière saisissante la vie quotidienne d’une époque marquée par la rigidité morale du clergé et la disparité des niveaux de vie entre bourgeois et petites gens.
En 1896, une couventine est recrutée pour servir de gouvernante aux deux enfants de Thomas Picard, commerçant en vue de Québec, qui est rapidement séduit par cette jeune personne. Malgré sa maladie, la femme de Picard multiplie les subterfuges et traquenards pour éloigner de son toit celle qu’elle juge, à juste titre, la nouvelle flamme de son mari. À force de messes basses, elle convainc sa fille Eugénie d’aller en pension chez les ursulines, et Picard ne voit pas comment il pourra justifier encore très longtemps la présence de la gouvernante sous son toit…
Avec sa parfaite maîtrise de l’histoire et son talent à créer des personnages attachants, Charland nous offre une œuvre prenante, un roman de mœurs bruissant de secrets de famille, dont on tourne les pages avec frénésie."

Voici mon évaluation: Charland raconte bien et j'aime son style d'écriture. Il est évident qu'il est toujours un peu long d'entrer dans une saga qui en fait, devrait donner une trilogie; mais l'histoire se lit bien et l'intrigue est bien plantée. Moi qui lis présentement plein de polars de Chrystine Brouillet, histoires qui se passent toujours à Québec, cet autre roman présentant cette belle ville me donne vraiment le goût d'aller mieux la connaître, en tous cas, de connaître autres choses que les hôtels et les restaurants. J'irais bien passer quelques semaines dans cette ville historique, pour jouer au touriste... J'évalue ce roman à 8,5 sur 10 et je vous le suggère fortement.

Daniel



Vendredi 20 juin 2008

"Dans la rue où vit celle que j'aime" de Mary Higgins-Clark.

 

De ce temps-ci, j'ai vraiment le goût des polars. Alors, je vous en présente un autre. Il est de Mary Higgins Clark et a pour titre "Dans la rue où vit celle que j'aime".

Voici le résumé qu'on en fait: "En 1891, des jeunes filles disparaissent mystérieusement. Mais lorsqu'un siècle plus tard, on découvre leurs squelettes ainsi que les cadavres de mortes plus récentes, la petite ville de Spring Lake, vieille station balnéaire chic de la côté Atlantique, est tétanisée. Chacun semble avoir quelque chose à cacher. Le docteur, l'agent immobilier, le restaurateur... tous paraissent suspects. Mais sont-ils pour autant coupables?

Dans cette atmosphère d'angoisse grandissante, Emily Graham, une jeune avocate new-yorkaise, s'installe dans la maison de famille où, jadis, vécut Madeline, son ancêtre assassinée. Un homme observe ses faits et gestes. S'agit-il d'un tueur? De mystérieux liens semblent le rattacher à toutes ces victimes du passé. Emily sera-t-elle sa prochaine victime?

Voici mon évaluation de ce polar:

Ce bouquin est bien conçu, mais malheureusement, on se perd un peu dans les personnages, car il y en a beaucoup. C'est bon mais ce n'est pas le meilleur que j'ai lu. Malgré cela, le suspens est toujours à son comble, et le coupable est difficilement reconnaissable avant la fin. Donc, Mary Higgns Clark ne déroge pas à la règle, c’est la reine du polar. Tiens, en passant, j'ai pris l'habitude d'aller vérifier sur Google Map le coin de pays où se passe l'histoire, comme les villes qu'elle décrit dans ce roman. Elles existent vraiment au New-Jersey. ;-) 

Le livre de poche. 2001, 382 pages, Évalué à 7,5 sur 10.

Daniel



Lundi 16 juin 2008

"Silence de mort" de Chrystine Brouillet.

Je viens de lire le petit dernier de cette auteure prolifique, sorti en 2008. Vous savez que j'ai lu l'oeuvre complète de Chrystine Brouillet et que j'adore cette auteure; les évaluations antérieures que j'ai faites de ses livres en font foi. Mais, j'ai presque la douleur de dire que je n'ai pas aimé ce dernier polar.

La raison en est-elle qu'il n'est pas souhaitable de lire tous les bouquins commis par un auteur, ceci à la queue-leu-leu comme je l'ai fait avec les livres de Brouillet? Peut-être. On dirait qu'on en vient qu'à découvrir la recette ou encore, que ce qui nous plaît bien au début finit par nous fatiguer. Ainsi, autant j'aimais entendre parler de la vie privée de la détective-vedette Maud Graham, autant tout ceci m'a fatigué et m'a dérangé. Comme si j'étais tanné d'entendre parler du manque de confiance en elle-même de Maud, parce que trop grasse, parce que plus vieille qu'Alain, son chum. Je suis tanné d'entendre parler des difficultés et des petits bonheurs de Maud face à ses protégés, Grégoire et Maxime. Pourquoi? Parce qu'ici, tout ce contexte nous a éloignés du polar, de l'enquête véritable que doit présenter un polar, puisque c'est le but du genre de livre.

En fait, déjà que 4 meurtres en quelques jours dans la ville de Québec sont un fait assez improbable, ajoutant l'improbabilité que la même équipe d'enquêteurs se voit confiée la tâche de trouver les meurtriers, les trop longs détours dans la vie privée de Maud Graham servent à remplir des pages et à ne pas parler des enquêtes elles-mêmes. De telle sorte que c'est seulement dans les dernières dix pages qu'on finit par savoir qui a tué qui, et pas nécessairement comme fruit de longues enquêtes, mais simplement parce qu'un témoin décide de s'ouvrir à la police. Et le nombre de personnages est si nombreux et parfois campés si vite, que nous devons presque retourner en arrière pour savoir ce que vient faire tel Américain dans l'histoire de trafic de drogues et qui est exactement la personne accusée d'avoir tué tel personnage.

Bon, en gros, l'auteure parle de trafic et de consommation de drogues chez les ados, du manque de respect de certains parvenus face à leurs voisins, entre autres, par la pollution par le bruit (sujet qui me tient aussi à coeur), de la possibilité qu'une personne agressée suffisamment par le bruit des autres en devienne capable de tuer. Je veux ajouter que l'aspect plus que caricatural du personnage d'une voisine m'a fatigué au plus haut point. Cette Nicole fouineuse, cupide, méchante, ayant presque été accusée d'avoir noyé son mari a gâté ma lecture. Bon, c'est dommage que Maud n'ait pas eu le temps d'enquêter davantage ce "cold case", ça nous aurait fait un cinquième meurtre...

Bref, je n'ai pas aimé ce polar mais c'est le premier livre de Brouillet que je n'aime pas, même si j'avais trouvé un peu "weirdo" le roman "Le collectionneur"; c'est quand même un excellent résultat pour l'auteure quant à mon appréciation de l'ensemble de son oeuvre. Note pour ce roman intitulé "Silence de mort" édité en 2008 à la courte échelle et comptant 372 pages: 5,5 sur 10.

Daniel



Mercredi 11 juin 2008

"A genoux" de Michael Connelly.

Je viens de terminer le tout dernier polar qui émane de la plume de Michael Connelly, "A genoux". Bizarre de traduction de "Overlook". Comme l'histoire débute sur un belvédère des hauteurs de Los Angeles, le roman aurait pu s'appeler le belvédère...

D'abord, il me semble que ce polar est beaucoup plus court qu'à l'habitude. Mais comme l'histoire ne dure que douze heures... On peut d'abord se demander si Connelly ne fait pas un genre d'assaut contre les politiques anti-terroristes états-uniennes, en tous cas, depuis ce fameux 11 septembre. La sécurité du territoire peut-elle justifier des mesures d'exception et la lutte contre Al-Qaîda autorise-t-elle les autorités à bafouer les libertés de l'individu? L'auteur semble poser ces questions en filigrane.

C'est que notre cher inspecteur Harry Bosch, ce bulldog qui ne lâche jamais d'un centimètre est amené à éclaircir le meurtre sordide d'un médecin qui a pour rôle de transporter d'un hôpital à l'autre le césium, cette matière nucléaire dont on se sert dans le traitement de certains cancers. Le docteur qui transporte ces matières est abattu sur un belvédère des hauteurs de Los Angeles et les Musulmans intégristes sont tout de suite suspectés de vouloir fabriquer une bombe sale pour rayer L.A. de la carte..

Évidemment, le FBI est mêlé à l'affaire et se perpétuent les terribles prises de bec de Bosch du LAPD avec le FBI, incluant cette chère Rachel Walling qui fut sa maîtresse il y a un certain temps. Fausses pistes après fausses pistes  sont offertes au FBI. Mais Bosch finit évidemment par solutionner le crime. Harry est maintenant rendu à 56 ans et il n'a pas changé d'un iota. J'aime bien ce vieux grincheux tel qu'il est. L'auteur parle à peine de la fille de Bosch et on ne voit rien de la vie privée de celui-ci, ce qui était habituellement le cas. Tout est focussé sur l'enquête. Bosch ne se rend même pas une fois chez lui pour dormir. Il est fait de fer cet homme. On voit que ses années passées au Vietnam comme militaire l'ont beaucoup endurci. Mais c'est peut-être à cause de ce manque d'informations dans la vie privée de Bosch que le livre est beaucoup moins volumineux qu'à l'habitude.

J'ai aimé ce polar et je suis toujours heureux de retrouver l'inspecteur Harry Bosch dont le prénom véritable est, comme celui du peintre, Hieronymous. Mais j'ai fini de lire tous les romans où Bosch est présent. Je devrai donc attendre le suivant, l'an prochain.

Évaluation: même si ce court polar se lit un peu trop rapidement au coût actuel des livres, j'ai beaucoup apprécié. Ce n'est pas le plus grand polar de Connelly mais cet auteur est toujours très prolifique et  ses écrits sont palpitants. Édité au seuil policier en 2008, il ne contient que 237 pages en format régulier. 8,5 sur 10.

Daniel



Samedi 07 juin 2008

"Darling Lilly" de Michael Connelly.

Voici un Connelly que je n’ai pas aimé. Il fallait bien que j’en lise une vingtaine pour présenter une critique plutôt négative d’un polar de Michael Connelly. Donc, « Darling Lilly » ne m’a pas, mais pas du tout touché. On n’y voit aucun personnage récurrent tel Harry Bosch ou McCaleb ou McEvoy ou Haller. C’est un nommé Henry Pierce qui mène le bal. Grand chercheur en matière d’ordinateurs moléculaires, Pierce se sépare de sa petite amie Nicole et aménage dans un nouvel appartement. Il a aussi un nouveau numéro de téléphone qui comme par hasard, est le même que celui d’une prostituée nommée Lilly. Il reçoit alors un lot d’appels d’hommes qui veulent voir Lilly pour faire ce que l’on sait. Pierce est intrigué au sujet de cette Lilly et se met à enquêter pour la trouver.

Mais deux voyous le laissent pour mort dans son appartement; il semble que son enquête dérange des gens. Malgré toutes les menaces et les claques qu’il reçoit, il continue l’enquête. Méchant tordu le gars!

Bon, je trouve qu’il y a de terribles invraisemblances dans ce roman. On sait que la sœur de Henry Pierce se prostituait et a aussi été assassinée. On peut penser que c’est là la motivation première de Henry pour chercher sans relâche ce qui est arrivé à Lilly. Mais je trouve cela peu crédible de la part d’un chercheur qui est sur le point de voir sa compagnie financée à coups de millions, qui se fait tabasser presqu’à mort et qui continue tout de même à chercher cette prostituée qu’il n’a jamais vue et qu’il ne connaît ni d'Ève ni d'Adam. Il a sûrement un côté très maso le mec...

Bon, désolé cher Michael Connelly, mais pour ce roman policier confus et complexe de 403 pages, édité au Seuil (France Loisirs) en 2003 pour la version française, je mets un 6 sur 10 et je me trouve gentil...

 

Daniel

 



Mardi 03 juin 2008

"La défense Lincoln" de Michael Connelly.

Oublions Harry Bosch pour l’instant! Voici un nouveau personnage de Connelly. Il a pour nom. Michael Haller, avocat de la défense qui trouve ses clients dans les milieux de la drogue, des « bikers criminalisés » et de la prostitution. Il opère à partir de sa Lincoln Town Car. De la le titre « The Lincoln Lawyer » mal traduit par « La défense Lincoln ».

Haller est un gars à l’argent pas toujours très moral. L'appât du gain est son péché mignon. Il a été marié deux fois et sa première femme est avocate du côté de l’accusation et la seconde travaille pour lui comme secrétaire. En fait, il est le demi-frère d’Harry Bosch mais les deux ne se connaissent pas. Peut-être qu’un jour dans un autre roman...

Ce Michael Haller est approché par un gars accusé d’avoir « maganer » pas mal le visage d’une prostituée, d’avoir voulu la violer et la tuer. Mais ce gars de la haute super riche se dit totalement innocent, qu’il s’agit d’un coup monté. Haller sent l’odeur de l’argent et en fera comme il n’en a jamais fait. Mais ce qu’il prend pour un cadeau tombé du ciel sera peut-être le pire cadeau de grec qu’il aura reçu dans sa vie. Il en aura même peur pour sa vie et celle de sa fille.

Haller est très différent de Harry Bosch et on ne l’aime franchement pas au début du roman. Mais on finit par se laisser attendrir et par l’aimer davantage vers la fin.

Ce thriller judiciaire est bien différent des polars auxquels nous sommes habitués de la part de Connelly. Très bien fignolé, l’action se passe au tribunal, à travers les jeux de coulisses parfois immondes qui se jouent entre juges, avocats, policiers, journalistes, etc. On sait que la justice américaine est très différente de la nôtre et parfois plus que bizarre. Pensons juste au cas d’OJ Simpsons qui fut déclaré non coupable de l’assassinat de sa femme au criminel mais qui a été poursuivi par la famille de sa femme, pour des millions au civil. Ajoutons à cela le côté très médiatisé de la « justice » états-unienne, avec de nombreuses émissions montrant les procès, et on aura un topo de l’atmosphère de ce roman que j’ai par ailleurs beaucoup aimé, même si je craignais de ne pas l’apprécier, compte tenu de l’absence d’Harry Bosch. Ce Michael Connelly est vraiment génial…

Ce livre de 580 pages en format régulier est édité au Seuil en 2006 pour la version française. J’évalue à 8, 5 sur 10.

Daniel



Dimanche 01 juin 2008

"Echo Park" de Michael Connelly.

En 1993, la jeune Marie Gesto disparaît à la sortie d'un supermarché d'Hollywood. L'affaire est confiée à l'inspecteur Harry Bosch qui ne peut la résoudre, la victime n'ayant jamais été retrouvée. Treize ans plus tard, soit en 2006, Bosch travaille aux affaires non résolues. Il reçoit un appel téléphonique lui signalant qu'un suspect accusé de deux meurtres de femmes particulièrement ignobles, dont celui de Marie Gesto, est prêt à passer aux aveux moyennant un recours à la procédure du « plaider coupable » qui lui éviterait la condamnation à mort. La tâche de Bosch consiste donc à recueillir ses aveux et à vérifier si l'assassin n'est pas en train de manipuler l'appareil judiciaire afin d'éviter la piqûre.

 

L’ambiance de ce polar est vraiment glauque. Nous connaissons Harry Bosch comme étant un policier qui ne lâche jamais et qui a parfois des méthodes que les autorités qualifient de téméraires et de douteuses. Bosch ne lâche jamais et affronte les puissants qui eux aussi peuvent manipuler le système et être de vrais « croches ». Dans ce polar, on ne connaît le véritable meurtrier qu'à la dernière page... ou presque. Mais autant le dire tout de suite, « Echo Park » n'est pas le meilleur roman de Connelly. Décevant ? Certainement pas ! Dans ce roman, nous retrouvons toutes les qualités du bon polar, noir à souhaits, mais il n'arrive pas à la hauteur d'un « Deuil interdit ». La première partie est plutôt longue et le lecteur a hâte d’entrer dans le vif du sujet. C’est un peu le lot des « cold cases » qui ne sont pas la formule que je préfère.

Sauf qu’une fois « entré » dans le roman, on ne veut plus s’arrêter. C’est un des romans de Connelly où l’on voit le moins Bosch dans sa vie personnelle. Peut-être juste un peu dans ses amours malheureuses… Il est vraiment ensorcelé par cette enquête et a vraiment des choses personnelles à régler avec le tueur de cette jeune fille. On a l’impression que Bosch se veut à la fois enquêteur, juge, juré et exécuteur. Belle réflexion sur la peine de mort mais aussi sur l’état mental de Harry. En vivant dans le monde de Bosch, on en vient qu’à très bien connaître l’état mental d’un « serial killer » mais aussi celui du policier qui lui court après.

Ce que j’aurais qualifié à la moitié du livre de roman moyen devient à la fin, un très bon roman. Comme mentionné, on ne connaît pas jusqu’à la toute fin l’identité du véritable tueur.

J’évalue à 8 sur 10. « Echo Park » de Michael Connelly édité au Seuil policier en format régulier de 362 pages.

Daniel



Samedi 31 mai 2008

Le polar "Sans pardon" de Chrystine Brouillet.

                          

Je me suis payé un second polar écrit par Chrystine Brouillet : « Sans pardon ». Ce livre aborde un sujet sérieux: celui des criminels en liberté conditionnelle qui récidivent. Je pensais au petit Alexandre Livernoche en lisant ce roman…

Voici un résumé du livre : ce roman met comme d’habitude en action, la détective de la ville de Québec, Maud Graham. J’y ai retrouvé pas mal les mêmes personnages, que dans le premier roman lu, tels que ses collègues policiers. Thomas Lapointe est un policier transféré de Montréal à Québec. Il travaille avec Maud Graham. Mais sa jeune sœur a été violée, martyrisée et finalement assassinée par un criminel en libération conditionnelle, il y a un certain nombre d'années. Lapointe vit une peine incommensurable et décide de régler le cas des officiels de la commission des libérations conditionnelles qui ont accepté la libération du meurtrier de sa sœur.

Ce que je pense de ce roman : le tout est bien écrit et j’ai apprécié. Mais je trouve que certaines redites sont tannantes, comme le fait que Maud Graham ne comprenne pas que son amoureux Alain se soit entiché d’elle alors qu’elle est plus vieille que lui, etc. De plus, il est souvent fait référence à l’histoire de certains personnages qui vivent autour de Maud, tel Maxime ou Grégoire, mais il faudrait avoir lu les autres romans de l’auteur pour bien comprendre le pourquoi de leur présence à ses côtés. Finalement, il y a beaucoup de personnages, et certains ne sont pas suffisamment campés, de telle sorte que comme on ne lit pas un roman d’une seule traite, il devient parfois ardu de savoir de qui parle l’auteur. J’ai ainsi eu à faire quelques retours en arrière.

Mais bref, bon petit polar sympathique et traitant de sujet fort important chez nous : les libérations conditionnelles et les groupes d’entraide aux victimes d’actes criminelles tels l’AFPAD, dont le père de Julie Boismenu, Hugo, est le porte-parole.

J’évalue à 7 sur 10.

 

Daniel



Jeudi 29 mai 2008

"La valse aux adieux" de Kundera.

 

C’est le premier roman de Milan Kundera que je lis. Je connaissais de nom cet auteur expatrié en France du temps du régime communiste en Tchécoslovaquie. C’était en 1975, je crois. Il a donc d’abord été traduit et a écrit par la suite directement en français. Je connaissais de lui le titre « L’insoutenable légèreté de l’être », mais je n’avais pas lu.

Ce roman dont je vous parle fut traduit de façon magistrale par François Kérel. Je crois que c'est le point le plus positif que je veux soulever dans mon appréciation. Voici une synthèse du roman telle que présenté au verso du livre : « Dans une ville d’eaux au charme suranné, sept personnages en quête de bonheur s’étreignent au gré d’une "valse" que Milan Kundera orchestre avec son humour habituel. La rencontre avec Ruzena – une jolie infirmière – et Jakub – ancien militant victime de purges et sur le point de quitter définitivement son pays – est le point de départ d’un passionnant suspense, d’une intrigue qui se maintient à la frontière du réel et du fantastique et dont la réalité historique reste le moteur caché.

Avec son cocktail de farces énormes, de plaisanteries qui tournent au drame, de rapports humains fondés sur le malentendu et le soupçon, de cœurs brisés, c’est une vision très personnelle et très générale de l’humanité qui s’impose à la lecture de ce roman. »

Mon évaluation : j’ai moyennement aimé ce roman. Peut-être m’attendrai-je à trop, compte tenu de la réputation de Kundera! Peut-être est-ce dû au fait que je ne me sens pas à l’aise dans ce genre d’humour absurde qui s’approche des romans de John Irving tels « Le monde selon Garp », mais servi à l’ancienne!

On comprend tout de même qu’à travers un imbroglio de rencontres et de hasards incongrus, voire absurdes, ce roman nous semble d’une logique implacable et nous montre les vraies motivations intérieures de l’homme, façonné par une société aussi inhumaine que malade.

J’ai lu le texte intégral publié chez Gallimard.

Ma note : 7,5/10

 

Daniel



Mardi 27 mai 2008

"Deuil interdit" de Michael Connelly.

J'achève la lecture de l'ensemble de l'oeuvre de Michael Connelly. Je dis d'entrée de jeu que ce polar n'est pas selon moi, le meilleur de l'auteur qui devra bientôt changer de personnage principal car Bosch doit bien approcher la soixantaine.

Justement, notre ami Bosch est à la retraite (voir roman précédent) lorsqu'il est invité par son ancienne partenaire Kiz Rider à réintégrer la LAPD dans le département des crimes non résolus (cold cases).

Bosch remet donc la roue à l'épaule et enquête avec Kiz Rider sur le cas d'une jeune fille de 16 ans enlevée chez elle et assassinée dans sa cour arrière 17 ans auparavant, soit en 1988. Encore un cas où l'ADN a ramené l'enquête à la lumière du jour.

Tout le roman se déroule une fois de plus sous les vacheries et la compétition entre sous-corps de police du LAPD et les petites crottes sur le coeur que les uns envers les autres. Mais Bosch demeure le meilleur et nous le prouve une fois de plus. Dans sa mission à vie, tout le monde compte ou personne ne compte, comme le veut son leitmotiv.

Mon évaluation: je crois que voici le plus impersonnel des romans de Connelly. Je veux dire par là qu'il est le plus technique "policièrement" parlant, on voit peu Bosch dans sa vie personnelle et affective, le personnage n'évolue pas sinon quelques flashbacks au sujet de sa fille partie en Asie avec sa mère.

Je sens une certaine fatigue de l'auteur face à ce personnage vieillissant, un peu comme un quatrième film d'un chef d'oeuvre que l'on produit pour étirer la soupe parce qu'elle est payante. Mais faut dire qu'il est aussi temps que moi-même je passe à un autre auteur...

Alors, je n'ai pas été bouleversé par la lecture de ce polar comme je le fus pour d'autres Connelly. "Deuil interdit" traduction de "The Closers" a été édité au Seuil dans la collection Points, en 2005. 457 pages.

7,5 sur 10.

Daniel



Vendredi 23 mai 2008

Le polar "Los Angeles River" de Connelly.

Harry Bosch, inspecteur du LAPD à la retraite, accepte de remettre de l'ordre dans les papiers de l'époux décédé d'une de ses amies, l’ex-agent du FBI transplanté cardiaque, Terry Mc Caleb. Bosch s'aperçoit très vite que l'époux a été assassiné sur son bateau et il récolte les preuves  de cet assassinat. Dans le même temps, l'agent  Rachel Walling reçoit l'appel d'un tueur redoutable, "Le Poète", qu'elle traque et craint depuis des années. "Los Angeles river" oppose le héros fétiche de Michael Connelly,  Harry Bosch à un assassin impitoyable.

Donc, Terry Mc Caleb qu’on a connu entre autres dans « L’oiseau des ténèbres » est déjà décédé dans la suite des romans de Connelly, ce qui me déçoit un peu. Mais son nouveau cœur lui aura donné six années de vie de plus. Et ce monstre tueur en série, ancien chef du FBI, Robert Bachus appelé Le Poète, doit maintenant affronter Bosch; ce qui n’est pas de tout repos. Rachel Walling est l’agente du FBI censée avoir abattu Bachus le poète dans un roman précédent.

Mon évaluation : j’ai beaucoup aimé « Los angeles river ». J’ai même essayé d’entamer un autre type de roman pour laisser un peu de côté les polars, mais quand on a commencé la série de Michael Connelly selon la sortie chronologique de ses polars, on ne peut s’arrêter; c’est comme une drogue. J’ai terminé la lecture de celui-ci à 4 heures la nuit dernière, suspense et insomnie obligent.

Dans ce roman, l’auteur joue avec la voix d’un narrateur neutre quand il s’agit des autres personnages et Bosch devient son propre narrateur quand il parle de lui-même. C’est assez intéressant comme technique d’écriture. Donc, si j’avais eu un peu de difficulté à lire « Le poète » (voir mon évaluation plus bas), j’ai mordu dans « Los Angeles river ».

Je donne un 8,5 sur 10. Il faut bien se rendre compte qu'avec le retour constant de personnages connus dans d'autres romans, il faut manifestement lire les Connelly selon leur sortie chronologique, car ça risque de ne plus rien dire au lecteur. En plus, il ne faut pas mettre trop de délais entre la lecture de ces polars. Édité au Seuil dans la collection Points, en 2004 pour la traduction française toujours excellente, faite par Robert Pépin. 397 pages.

Daniel

 



Lundi 19 mai 2008

Le polar "L'oiseau des ténèbres" de Michael Connelly.

             

Dans son dixième roman, Michael Connelly nous présente la rencontre de ses deux grands héros : Harry Bosch de LAPD et Terry Mc Caleb, ancien agent du FBI, grand spécialiste des tueurs en série mis à la retraite à la suite d’une transplantation cardiaque qu’il a dû subir (voir « Créance de sang »). Nous y voyons une partie de la sombre personnalité de Harry Bosch, à travers les yeux de Mc Caleb qui nous fait un peu frémir tout de même.

Pendant que Bosch est en plein procès comme témoin majeur dans le  meurtre d’une jeune actrice, où un grand producteur de Hollywood est soupçonné de ce délit majeur, Terry Mc Caleb vit paisiblement avec sa famille sur l’île de Catalina au large de la Californie du sud. Une ancienne collègue du FBI vient lui demander son expertise sur le meurtre sordide d’un homme que Bosch connaît bien puisqu’il a déjà enquêté sur lui, suite à la mort d’une autre actrice. Le goût de l’enquête reprend Mc Caleb malgré ses nombreuses limitations physiques suite à l’opération majeure qu’il a subie. Mais l’enquête de Mc Caleb le met sur la piste d’un potentiel tueur; son nom? Harry Bosch.

La mise en scène est grandiose : dans le coin droit, Mc Caleb le méthodique, le surdoué et dans le coin gauche, Bosch l’impulsif, celui qui se voit investi d’une mission face aux tueurs. Le bien contre le mal, semble-t-il, vu à travers l’œuvre du grand peintre hollandais Hieronymous Bosch, l’homonyme de notre inspecteur préféré du LAPD qui se fait tout de même appeler Harry au lieu de Hieronymous. Les paris sont ouverts. Qui emportera la victoire dans la lutte déchirante que se livrent nos deux héros?

Mon évaluation : j’ai adoré ce polar. Le scénario est riche et intrigant. L’intrigue justement est menée de main de maître, le suspense est savamment entretenu. Le fond de l’histoire se passe à la lumière de l’œuvre parfois grandiose, souvent sordide de ce peintre Bosch, œuvre dans laquelle la chouette, cet oiseau des ténèbres, joue le rôle d’un puissant symbole.

J’évalue ce polar à 9 sur 10. Édité au Seuil dans la collection Points, en 2001 pour l’édition française. 438 pages.


Daniel



Mardi 13 mai 2008

"Créance de sang" de Michael Connelly.

Voici un autre polar de Michael Connelly qui s'intitule "Créance de sang". Ce roman avait déjà vu ses droits achetés par Clint Eastwood pour en faire un film, avant même que Connelly ne l'écrive. En plus, il a gagné un prix prestigieux en 1999.

Pour être tout à fait honnête, je dois dire que mon évaluation de ce roman ne va pas tout à fait avec ce que j'ai lu comme critiques sur Internet. Peut-être est-ce moi qui suis fatigué pour l'instant du genre polar et que je devrais passer temporairement à un autre genre, avant de finir de lire tous les livres de Connelly de façon chronologique.

Mais l'histoire de ce roman nous présente un thème fascinant: comment une personne vit-elle avec le coeur d'une autre personne quand elle a reçu le coeur d'une jeune personne assassinée? C'est ce qui arrive à Terry McCaleb, ex-agent du FBI qui a quitté le bureau depuis deux ans et est au repos total sur son bateau après cette greffe du coeur. A un certain moment, il reçoit la visite d'une femme arrivant à l'improviste sur son bateau. Cette femme lui demande d'enquêter sur l'assassinat de sa soeur qui se trouvait par hasard dans un dépanneur, lors d'un vol à main armée et qui a été atteinte à la tête par un projectile tiré de sang froid par le voleur. McCaleb ne se sent pas la force d'enquêter et refuse pendant un certain  temps, jusqu'à ce qu'il apprenne que cette soeur sur laquelle il pourrait enquêter, c'est son coeur qui bat maintenant dans sa poitrine et qui prolonge ainsi sa vie.

Je lis donc selon la chronologie de publication des livres de Connelly et dans ce roman, il n'est pas question de l'inspecteur-vedette habituel, Harry Bosch. Il était important de lire "Créance de sang", puisque dans le prochain polar que je lirai, nous retrouverons Bosch et McCaleb, soit dans "L'oiseau des ténèbres".

Mon évaluation: à partir de la réserve que je fais un début de cet article et même si les lecteurs évaluent ce polar dans une moyenne de 9 sur 10, je l'évalue à 7,5 sur 10.

Daniel



Samedi 10 mai 2008

Le roman "Only love".

 

                           

Voici un excellent roman de Erick Segal, l'auteur du best-seller "Love story". Y en a-t-il d’autres, après les sept romans que j'ai lus de cet auteur? Je devrai faire une recherche sur le sujet. Voici le résumé du livre tel qu’écrit sur la pochette arrière :

« À la veille de leur départ pour l’Érythrée avec une mission humanitaire, Sylvia, fille d’un richissime industriel milanais, et Matthiew, modeste médecin américain, sont frappés de ces coups de foudre dont, seul, Erich Segal a le secret. Ils ne partageront pas longtemps la joie de sauver des vies en Afrique et l’espoir de se marier un jour : blessé dans une embuscade, Matthiew se réveille seul à l’hôpital, Sylvia a disparu.

Pour tenter d’oublier l’inoubliable – l’a-t-elle trahi délibérément ou a-t-elle été contrainte d’épouser son ami d’enfance, le sémillant Nico? – Matthiew se plonge dans la recherche et découvre une méthode génétique révolutionnaire qui permet de réduire les tumeurs au cerveau.

Au moment où la vie lui sourit à nouveau – un mariage, harmonieux et une carrière prestigieuse -, le destin frappe à sa porte avec son cortège de doutes : Sylvia, atteinte d’une tumeurs irréversible, n’a plus que lui comme recours. L’aime-t-elle encore? Parviendra-t-il à sauver celle qu’il n’a jamais oubliée? Et s’il la sauve, ont-ils un avenir ensemble? Un roman d’amour fou, de trahisons et d’espoirs douloureux. »

J’ai aussi beaucoup aimé ce roman de Segal, mais dans le lot, je me dois de dire qu’il est peut-être le plus noir, le plus pessimiste. La fin nous laisse un peu pantois, mais qu’aurait-elle pu être d’autre, dans le contexte amoureux que l’auteur nous présente? Aux éditions Grasset, 265 pages.

Mon évaluation : 7,5 sur 10.

 

Daniel



Mercredi 07 mai 2008

"Le dernier coyotte" de Michael Connelly.

Encore une fois, j’ai vraiment apprécié la lecture de ce polar intimiste de Michael Connelly intitulé « Le dernier Coyotte » paru en français aux éditions du Seuil en 1999. Ce livre format poche compte 489 pages.

Voici ce qu’on peut lire sur la pochette arrière comme résumé : « L’inspecteur Harry Bosch a été suspendu de ses fonctions. Pour réintégrer le LAPD (Département de police de Los Angeles), il doit consulter une psychologue… Il révèle au Dr Hinojos le secret qui le hante : sa mère, une prostituée, a été assassinée lorsqu’il était enfant. L’enquête n’a jamais abouti. Malgré l’interdiction qui le frappe, il décide de retrouver son meurtrier et rouvre le dossier. Haletant et désenchanté, un polar au charme mortel. »

Voici d’après moi, le roman le plus intimiste de Michael Connelly car nous entrons en profondeur dans la vie passé et présente de l’inspecteur Bosch. L’assassinat de sa mère lui fait constamment vivre des séquelles majeures dans sa vie de flic et le fait de voir cette psychologue l’oblige à faire des liens entre les événements passés et sa manière d’être comme adulte et comme policier.

Dans ses romans, Connelly fait beaucoup évoluer son personnage principal et en même temps que des polars, il décrit la vie difficile de ce policier sombre et parfois très impulsif qui vit son métier comme la mission de sa vie. C’est pourquoi je crois qu’il est important de lire ces romans de façon chronologique dans leur parution. Hyeronymous Bosch ou Harry Bosch est un homme complexe mais attachant tout comme l’est Maud Graham dans les polars de Chrystine Brouillet. Je vous recommande fortement la lecture des romans du maître des romans policiers, Michael Connelly.

Mon évalutation : 8,5 sur 10.

 

Daniel



Lundi 05 mai 2008

"Le sentier des Roquemont", tome 2.

Le sentier des Roquemont tome 2:

Le passage du flambeau - René Ouellet

Hurtubise HMH, 480 pages

Résumé:

Le second tome du Sentier des Roquemont prend place durant un quart de siècle déterminant pour le Québec, de 1950 à 1976, alors qu’il sort de la Grande Noirceur pour entrer  dans la modernité, en quête de son identité et de ses ressources. J’ai connu ces années et cette lecture m’a rappelé plein d’événements.

À Saint-Raymond-de-Portneuf, les Roquemont aussi se voient confrontés au changement, à l’évolution, à l’innovation. Après la vente de sa boulangerie, Majel décide de démarrer une nouvelle entreprise plus ambitieuse, dans le domaine du bois d’œuvre. Au prix d’un travail acharné, sa compagnie devient florissante et fait de lui un personnage en vue dans la région. Anna, toujours présente, l’épaule de son mieux, tandis que les fils, Charles et Paul poursuivent des parcours académiques impressionnants. Un voyage en Norvège, offert à Majel en reconnaissance d’un service rendu à la famille royale du pays, est le point culminant d’un bonheur chèrement conquis. Puis la vie, avec ses aléas et ses ironies, ramène les Roquemont à la dure réalité. Revers de fortune, litiges juridiques, problèmes de santé, drames, rien n’épargne le couple, qui devra repartir à zéro. Mais c’est compter sans la volonté et le courage de Majel, et la détermination et l’altruisme de la nouvelle génération des Roquemont, qui affirme sa présence et prend résolument le flambeau de la lignée.

Mon opinion:

Ce deuxième tome de la saga des Roquemont se déroule à l'ère des changements. Le travail est plus difficile à trouver pour ceux qui manquent cruellement d'instruction. Majel en souffrira une grande partie de sa vie. Il devra changer souvent d'emploi, perdra ses acquisitions et aura souvent l'impression de ne rien avoir accompli. On parlera beaucoup de la création et de la mise en place d'une entreprise. Ce second tome est un peu plus à l'ère du changement et des entreprises. On quitte peu à peu de travail du bois pour créer des entreprises. La nature m'a semblée moins présente, mais certains passages sont particulièrement touchants. Il n'y a qu'à penser au camp de chasse lorsque toute la famille s'y retrouve... On voit également que Majel doit faire face à la dualité entre un emploi stable et rémunérateur et l'appel de la nature qui le pousse vers les grands espaces.
Chaque chapitre se termine toujours par une revue des faits saillants historiques de l'époque, tant sur la scène nationale qu'internationale. Ce second tome est plus émotif que le premier, avec beaucoup de péripéties pour la famille de Majel. On sent un changement d'atmosphère. On s'éloigne de la vie de bûcheron et d'homme des bois pour retrouver un Québec qui entre de pied ferme dans ce que nous avons appelé la Révolution tranquille.
Je note que pour ces deux textes, je me suis largement inspiré du site « La bibliothèque d’Allie » situé à l’adresse

http://biblioallie.canalblog.com/archives/2007/09/10/6164345.html

Comme j’étais pleinement d’accord avec le résumé et la critique qu’elle en a faits, je n’allais pas  réinventer la roue. Un seul point un peu plus négatif : les longues descriptions d’actions juridiques au niveau du commerce nous montrent un peu à la dure, que l’auteur est avocat de profession. 7,5 sur 10.



Dimanche 04 mai 2008

"Le sentier des Roquemont", tome 1.

Le sentier des Roquemont

tome 1: Les racines - René Ouellet.

Hurtubise HMH, 485 pages.

Résumé:

1936, Saint-Raymond, comté de Portneuf. Le jour même de son mariage avec Anna Robitaille, la perle rare du canton, Majella Roquemont, jeune homme volontaire et courageux, se voit proposer une offre qu'il ne peut refuser. C'est ainsi que débute l'épopée de Majella qui, pour assurer la survie des siens, ne recule devant aucun défi, aucun métier: arpenteur, bûcheron, draveur, guide, contremaître, entrepreneur forestier, commerçant. La vie est rude, les embûches, nombreuses. Le couple jure que sa progéniture ne connaîtra pas les mêmes misères et se promet bien de la pousser vers les études. Que deviendront les petits Roquemont, Charles, Véronique et Paul?

Mon évaluation:

Premier tome d'une série, écrit comme une saga familiale, ce roman de René Ouellet nous parle d'un Québec en plein développement: l'arrivée  de l'école obligatoire, des allocations familiales et de l'aide gouvernementale, de la guerre et de ses conséquences, du travail des femmes, de l'arrivée du téléphone dans les foyers, etc.
Les personnages créés par l'auteur sont attachants. Le style est franc, l'écriture simple. Ce livre m'a beaucoup plu. Il s'agit d'une lecture agréable, intéressante, qui retrace une partie de notre histoire en l'intégrant au récit et à la vie de la famille Roquemont. Majella (dit Majel) Roquemont est d'abord membre d'expédition d'arpentage dans le Nord, puis s'occupe de chantiers et de camps de bûcherons. Les conditions hivernales difficiles pour les hommes dans les chantiers sont bien rendues dans le roman, la nature y est très présente et j'ai beaucoup aimé cet aspect de l'histoire.

À noter que ce titre est le premier de trois tomes. J'ai tellement aimé ce roman, qu'au retour de chez ma fille qui demeure dans Charlevoix, ma douce et moi sommes arrêtés à Saint-Raymond de Portneuf pour retrouver un peu les lieux dont il est question dans le roman. J'évalue à 8 sur 10. Les deux premiers tomes sont en vente partout. Je viens tout juste de terminer le tome 2. Je vous en parle dans mon prochain article. Bonne lecture!

Daniel


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