Comme un grand livre ouvert. - Spiritualité.




Vendredi 26 juin 2009

... OU...

Ou la vie est absurde, ou elle est divine. Quelle question!

Bonne journée! Vivez à fond!

Daniel



Dimanche 26 avril 2009

L'humanité.

"Prions pour que l'humanité ne quitte jamais la terre pour aller répandre ailleurs ses iniquités."

C.S. Lewis

Bon dimanche!

Daniel



Dimanche 15 février 2009

L'enfant intérieur.

Le fait est que finalement, nous sommes tous devenus adultes. On aurait pu prolonger indéfiniment l’enfance de notre vie. Tout le monde aurait pu, non? Tout jeunes, nous rêvions d’un idéal, on l’appelait, on le guettait, on y aspirait de tout notre cœur. Et puis, le jour où il s’est dessiné, on a eu peur de le vivre. On a eu peur de ne pas être à la hauteur de nos propres rêves. On a eu peur de marier cet idéal à une réalité dont on devenait responsables. C’est si facile de renoncer à être adulte, si facile d’oublier ses fautes, de mettre l’erreur sur le compte d’une fatalité qui masque nos paresses.

 

Il est aussi facile de tout mettre sur le dos des autres, de les juger, de les condamner et de s’absoudre par le fait même. « Mon père était comme ci », « Ma mère était comme ça. » On se dit d’une famille pauvre, sans ambition, dysfonctionnelle. Puis, on justifie aussi ses propres dysfonctions, ses propres peurs, sa propre ingratitude. On a peur d’avancer dans la vie et on n’aime pas ce que l’on voit, des autres d’abord puis de soi, tout au fond de son âme. On devient un être irresponsable envers ses rêves, qui fait de sa vie un lot de faux-fuyants et de prétextes à se vautrer dans la boue de ses propres peurs : la peur de ne pas être aimé, la peur d’être rejeté, d’être abandonné, d’être trahi, de ne pas être à la hauteur simplement. Et on met ses masques : ceux de la fuite, de la dépendance, de l’infantilisme, ceux du contrôle, de la rigidité et le pire, le masque du paraître ou du matérialisme. On a alors perdu son idéal, ses rêves…

 

On fait les choses parce que la société nous dit de les faire, parce qu’on a peur des quand-dira-t-on, des jugements de surface, et on fait semblant d’avancer, on se fait croire que l’on avance, parce que cette même société nous juge selon les seuls critères de la productivité et de l’avoir. Et le pire, c’est qu’on le sait. Ainsi, on fait un autre travail que celui qu’on aurait aimer faire. On se marie parce qu’il faut bien se caser. On s’habille du manteau que les autres veulent voir sur son dos. Et on s’enlise pour longtemps, pour trop longtemps.

 

Puis le réveil sonne. La crise de la trentaine ou de la quarantaine arrive. Et on se dit : pourquoi ne ferais-je pas ce que mes rêves me dictent depuis l’enfance? Remise en question douloureuse s’il en est. Et on « s’instrospecte » à s’en rendre malade, on se réfugie dans son petit jardin secret, on cherche, on se cherche. On y construit une muraille inattaquable sans se rendre compte que l’on nage encore dans ses peurs : la peur de réaliser ses rêves, la peur de s’aimer, la peur d’aimer l’autre, la peur de vivre, tout simplement.

 

Et un jour, comme le chevalier du Moyen-Âge, on tombe en bas de ce beau cheval que fut sa monture aux yeux des autres. C’est utile et protecteur une armure, quand on est à dos de cheval et qu’on fonce dans ses peurs en étant quelqu’un d’autre que soi-même, toujours selon les vœux de la société. Mais l’armure devient encombrant quand on est tombé au bas de son cheval on que l’on court avec cette armure sur le dos, quand on court vers l’inconnu d’une vie qui avance inéluctablement vers une fin éventuelle.

 

Et ce n’est que petit à petit qu’on réussira à enlever cette armure et à refaire comme l’enfant qui dormait en soi, cet enfant que l’on a endormi en soi et qu’on a enfin envie d’écouter. Et c’est là, juste là que le bonheur arrive, dans cette écoute attentive de sa voix intérieure, dans ce lâcher-prise bienfaisant, dans cette gratitude totale envers la Vie, qu’on la nomme Puissance supérieure, Dieu ou toutes autres appellations. Dans cet ici-maintenant qui seul nous appartient.

 

Tu es une poussière d’étoile tombée sur la terre pour apprendre la Vie, puis pour éclairer les zones ombragées. Tu es une parcelle, une étincelle divine qui désire, sans le savoir nécessairement, retourner vers le grand Tout que tu as quitté, comme quand tu reviens d’un voyage, tu désires te retrouver chez toi, dans tes choses. Mais d’ici là…

 

CARPE DIEM!

 

Daniel



Dimanche 1 février 2009

Petite pensée endimanchée.

Mère Térésa nous parle de la prière :

«Prier, ce n'est pas demander; c'est se mettre dans les mains de Dieu, à sa disposition, et écouter sa voix au plus profond de notre cœur.»

«La prière est la respiration de l’âme, sans la force que nous recevons de la prière, notre vie serait impossible.»

«Le fruit du silence est la Prière, le fruit de la Prière est la Foi, le fruit de la Foi est l’Amour, le fruit de l’Amour est le service, le fruit du Service est la Paix.»

«La prière nous donne un regard neuf sur toute chose.» Il faut susciter la prière dans votre famille, la proposer à vos jeunes enfants. Apprenez leur à prier, car un enfant qui prie est un enfant heureux; une famille qui prie est une famille unie.

Daniel



Jeudi 25 décembre 2008

Marie et Joseph (ou la plus belle histoire d'amour).

Le ciel n'a mis qu'une étoile
Je n'ai rien d'autre à t'offrir
Je n'ai pas de cathédrale
Mais je t'aime à en mourir

La chambre n'est pas bien rose
C'est peut-être un avant-goût
De tant, de tant d'autres choses
Mets ta tête dans mon cou

Un avant-goût d'autre peine
Dont tu ne reviendras pas
En donnant ce que tu aimes
À qui tu ne connais pas

Marie tu sais que les hommes
Ne sont pas très très malins
Ce que tu leur abandonnes
Ne servira peut-être à rien

Sans en parler à personne
Si nous le gardions pour nous
Sans en parler à personne
Nous le gardions entre nous

Pour qu'il ait la vie facile
Nous l'appellerions Judas
Jésus c'est trop difficile
Il y a beaucoup trop de croix

Tu ne serais pas madone
Je ne serais pas élu
Tu n'aurais pas de couronne
Mais lui n'en aurait pas non plus

Je lui parlerais d'écorce
Toi de soleil et de pluie
Je lui apprendrais la force
Et toi, son "Je vous salue Marie"

C'est trop d'amour qui m'emporte
J'ai peur de te voir pleurer
L'étoile est à notre porte
Les bergers vont s'agiter

Voilà que le ciel s'étire
Pour laisser passer sa moitié
Il n'existe pas d'empire
Qui se forge sans peiner

Je voudrais tant que ceux qui poussent
Ceux-là qui vont en profiter
Marie mon cœur, Marie ma douce
T'aiment autant que je t'ai aimé.

Chanson de Jean-Pierre Ferland.

Daniel



Dimanche 21 décembre 2008

Pensée du dimanche.

Des mots aimables peuvent être courts et faciles à dire, mais leur écho est vraiment sans fin.[


 Mère Teresa



Samedi 20 décembre 2008

Une fille aveugle.

  

  Une fille aveugle se détestait tellement parce qu'elle était aveugle.  Elle haïssait tout le monde sauf son ami de garçon.  

  Il était toujours là pour elle.  Un jour, elle lui dit "Si seulement je pouvais voir le monde, je me marierais avec toi."
  Un jour, quelqu'un lui a fait le don de ses yeux.  Quand les bandages ont été enlevés, elle fut capable de tout voir incluant son ami de garçon. 

  Il lui demanda, "Maintenant que tu peux voir le monde, te marieras-tu avec moi ?"  La fille le regarda et vit qu'il était aveugle aussi.  La vue de ses paupières fermées la bouleversa.  

  Elle ne s'attendait pas à ça.La pensée de le voir ainsi pour le reste de sa vie la mena à refuser de le marier.   

  Son ami quitta en pleurs et quelques jours plus tard lui écrivit une note qui disait : »Prends bien soin de tes yeux, ma chérie, car avant qu'ils deviennent les tiens ils étaient les miens."   

  Voici comment le cerveau humain fonctionne souvent quand notre état change.   Seulement très peu de personnes se rappellent ce qu'était la vie avant, et qui était toujours à leurs côtés dans les situations les plus douloureuses.  

Aujourd'hui
avant de dire un mot cruel- rappelez-vous de celui ou celle qui ne peut pas parler. 

 Avant
de vous plaindre du goût de la nourriture- Pensez à celui ou celle qui n'a rien à manger.
  

Avant
de vous plaindre de votre mari ou femme-Pensez à celui ou celle qui implore Dieu pour un compagnon ou compagne.
  

Aujourd'hui
avant de vous plaindre de la vie - Pensez à celui ou celle qui est parti (e) trop tôt d’ici-bas.
 

  Avant
de pleurnicher de la distance à conduire - Pensez à celui ou celle qui fait à pied la même distance.
 

 Et quand
vous êtes fatigué (e) et vous plaignez de votre travail - Pensez à celui ou celle qui n'a pas d'emploi, la personne handicapée et ceux et celles qui aimeraient avoir un travail.
 

  Et quand
les pensées déprimantes semblent vous abattre - Mettez un sourire sur votre visage et pensez que : Vous êtes en vie et vous êtes encore là.



Lundi 8 décembre 2008

Les enfants.

Khalil Gibran


Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie;
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.

(extrait du recueil Le Prophète).

Daniel


Dimanche 7 décembre 2008

Petite pensée du dimanche.

Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères,
sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.
(Martin Luther King)

Bon dimanche!

Daniel



Vendredi 21 novembre 2008

Oser vivre...

« Ah! combien ceux qui croient avoir peur de la mort ont en réalité peur de la vie et peur d’eux-mêmes".

 

"Osez vivre.

Osez au moins respirer.

Osez vous ouvrir.

Osez ressentir".

"Plus on vit, moins on pense, plus on pense, moins on vit".

"L’important n’est pas de penser, l’important, c’est de ressentir".

 

C’est Arnaud Desjardins qui écrit ces phrases dans son livre L’audace de vivre aux Éditions de la Table ronde, Pocket. Je vous présenterai ce livre aussitôt que j'aurai fini de le lire.

 

Daniel



Lundi 10 novembre 2008

"La tombe est un berceau" de Doris Lussier.

Doris Lussier était beaucoup plus que le père Gédéon. Cet érudit québécois a écrit un des plus beaux textes qu'il m'ait été donné de lire. Je vous le présente ici:

Je n'ai qu'une toute petite foi naturelle, fragile, vacillante, bougonneuse et toujours inquiète. Une foi qui ressemble bien plus à une espérance qu'à une certitude.
Mais voyez-vous, à la courte lumière de ma faible raison, il m'apparaît irrationnel, absurde, injuste et contradictoire que la vie humaine ne soit qu'un insignifiant passage de quelques centaines de jours sur cette terre ingrate et somptueuse.
Il me semble impensable que la vie, une fois commencée, se termine bêtement par une triste dissolution dans la matière, et que l'âme, comme une splendeur éphémère, sombre dans le néant après avoir inutilement été le lieu spirituel et sensible de si prodigieuses clarté, de si riches espérances et de si douces affections.

Il me parait répugner à la raison de l'homme autant qu'à la providence de Dieu que l'existence ne soit que temporelle et qu'un être humain n'ait pas plus de valeur et d'autre destin qu'un caillou.

J'ai déjà vécu beaucoup plus que la moitié de ma vie; je sais que je suis sur l'autre versant des cimes et que j'ai plus de passé que d'avenir.
Alors j'ai sagement apprivoisé l'idée de ma mort.
Je l'ai domestiquée et j'en ai fait ma compagne si quotidienne qu'elle ne m'effraie plus…ou presque.

Au contraire, elle va jusqu'à m'inspirer des pensées de joie. On dirait que la mort m'apprend à vivre. Si bien que j'en suis venu à penser que la vraie mort, ce n'est pas mourir, c'est perdre sa raison de vivre.

Et bientôt, quand ce sera mon tour de monter derrière les étoiles, et de passer de l'autre côté du mystère, je saurai alors quelle était ma raison de vivre. Pas avant.

Mourir, c'est savoir, enfin. Sans l'espérance, non seulement la mort n'a plus de sens, mais la vie non plus n'en a pas.

Ce que je trouve beau dans le destin humain, malgré son apparente cruauté, c’est que, pour moi, mourir, ce n’est pas finir, c’est continuer autrement. Un être humain qui s’éteint, ce n’est pas un mortel qui finit, c’est un immortel qui commence.

La tombe est un berceau.Mourir au monde, c'est naître à l'éternité.
Car la mort n'est que la porte noire qui s'ouvre sur la lumière.  La mort ne peut pas tuer ce qui ne meurt pas. Or notre âme est immortelle. Il n’y a qu’une chose qui peut justifier la mort…. C’est l’immortalité.
Mourir, au fond, c’est peut-être aussi beau que de naître. Est-ce que le soleil couchant n’est pas aussi beau que le soleil levant ? Un bateau qui arrive à bon port, n’est-ce pas un événement heureux ?

Et si naître n’est qu’une façon douloureuse d’accéder au bonheur de la vie, pourquoi mourir ne serait-il pas qu’une façon douloureuse de devenir heureux ?

La plus jolie chose que j'ai lue sur la mort, c'est Victor Hugo qui l'a écrite. C'est un admirable chant d'espérance en même temps qu'un poème d'immortalité.
"Je dis que le tombeau qui sur la mort se ferme
Ouvre le firmament,
Et que ce qu'ici bas nous prenons pour le terme
Est le commencement."

Daniel



Dimanche 9 novembre 2008

Pensée du dimanche.

Mentir, c'est dire une chose en sachant qu'elle n'est pas vraie. Cette lapalissade est moins anodine qu'il y paraît, car le mensonge est tellement entré dans nos habitudes que nous n'y faisons même plus attention. Les hommes politiques nous mentent, la pub nous ment, les compagnies d'assurances nous mentent, nos enfants, nos parents, nos voisins nous mentent.. et, à notre tour, nous leur mentons.

Mais au fait pourquoi ment-on ? Souvent pour se protéger quand on se sent en difficulté, pour éviter un conflit ou par crainte d'être accusé ou critiqué. On ment aussi par calcul, pour obtenir quelque chose de quelqu'un ou pour l'impressionner.

Mentir c'est mettre l'autre à distance, en le traitant soit comme un adversaire dont il convient de se défendre, soit comme un inférieur facile à gruger.

Le mensonge traduit un manque de respect vis-à-vis des autres mais aussi de soi: il prouve une incapacité à s'accepter et à se présenter tel qu'on est, en toute spontanéité et simplicité.

Comment s'en libérer ?

En comprenant que mentir, ce n'est pas se simplifier la vie mais bien souvent se la compliquer. Chaque fois que nous mentons, nous érigeons un mur entre nous et l'autre : nous embrouillons nos relations avec lui en coupant à la racine toute possibilité de vraie communication.

En pensant à ce que nous ressentons quand nous découvrons qu'on nous a menti, et à l'opinion que nous avons de ceux qui nous mentent.

En se souvenant que, comme tous nos actes nuisibles, chaque mensonge alourdit un peu plus notre karma.

Extrait de Bouddhisme au quotidien par Nathalie Chassériau. Hachette pratique.

Daniel



Mardi 4 novembre 2008

Livres importants dans ma vie.

A la demande d'une blogueuse, je vous mentionne ici quelques titres d’ouvrages de nature spirituelle qui m’ont beaucoup touché et qui m’ont aidé dans ma recherche d’un sens à ma vie:

 

« Le chemin le moins fréquenté »,  Dr. Scott Peck, chez Robert Laffont,  1978.

« Plus loin sur le chemin le moins fréquenté » Dr. Scott Peck, chez Robert Laffont, 1993.

« Le prophète », Khalil Gibran, Casterman, 1956.

« La voix de l’éternelle sagesse », Khalil Gibran, Éditions Dangles, 1958.

« Les miroirs de l’âme », Khalil Gibran, Presses Sélect limitées, 1978.

« L’esprit rebelle », Khalil Gibran, Coédition Dangles-Raffin, 1980 (en français).

« Passeport pour une vie nouvelle », Louis-N. Fortin, Éditions mondiales, 1979.

« Apprivoiser son ombre », Jean Monbourquette, Novalis-Bayard, 1981.

« L’apprentissage de la sérénité », Louis Pauwels, France-Amérique, 1978.

« L’homme cet inconnu », Alexis Carrel, Librairie Plon, 1935.

« Les récits d’un pèlerin russe », Albin Michel, 2007.

« Apprenez-nous à prier », Louis, Evely, Desclée de Brouwer, 1998.

"Aujourd'hui Les Béatitudes", Raymond Truchon, Éditions Anne Sigier, 1979.

« Retrouver l’enfant en soi », John Bradshaw, Club Québec Loisirs, 1992.

« Le sermon sur la montagne », Dr. Emmet Fox, Librairie Astra, 1989.

« Les dix commandements », Dr. Emmet Fox, Librairie Astra, 1978.

« Le pouvoir pas la pensée constructive », Dr. Emmet Fox, Librairie Astra, 1982.

« Changez votre vie », Dr. Emmet Fox, Librairie Astra, 1976.

« Réussite et personnalité », Dr. Emmet Fox, Librairie Astra, 1967.

« Vers la plénitude et la joie », Dr. Emmet Fox, Libraire Astra, 1982.

« Affirmez la sagesse divine », Dr. Emmet Fox, Librairie Astra, 2003.

 

Je suggère finalement tous les livres de l’ancien Jésuite Placide Gaboury et de Krishnamurti. Voilà une liste non exhaustive, mais ces livres furent tout de même importants pour moi.

 

Daniel



Dimanche 2 novembre 2008

Un grand soleil.

Un grand soleil, des anges tout plein le ciel, avec toi je veux m’envoler, faire un tour dans l’éternité. Notre amour serpente dans le ciel comme mille Boeings pris de folie des hauteurs. Les anges blonds, avec leurs trompettes dorées, nous entraînent dans un soul music endiablé. Les chérubins, fébriles danseurs, se dandinent à grands coups de hanches et ressemblent à des raveurs surexcités qui auraient trop consommé. Pas de vent, pas de pluie,  que des chansons jolies qui donnent le goût de chanter des cantiques pop à s'essouffler.

 

Et pendant ce temps, regarde un peu en bas! Vois ces pauvres humains désarticulés, courir à leur fin sans le savoir vraiment. Les glaciers fondent trop vite, les oiseaux disparaissent petit à petit, trop d’espèces sont menacées, la lumière s’affadit. Et l’humain dort trop dur pour voir qu'il se suicide à petit feu. Mais ici on n’aura plus à s’inquiéter; tout cela sera fini, que du passé.

 

Et voilà que ça me reprend : je me démène au son des rythmes cosmiques et mon corps reprend ses airs de jeunesse, comme au temps d’Elvis le grand. Un chaud soleil brille pour nous, tout juste pour nous. Les vieux archanges nous bercent de leur grandes valses du temps de Strauss et nous chantent de l’opéra-bouffe à satiété. Sommes-nous tristes? Sommes-nous heureux ? On n’en sait rien mais on est bien, perchés sur ce nuage blanc de neige, endimanché de mille boucles d’or qui éclatent comme  explosions d’amour. Nous nous promenons au paradis des âmes immortelles et nous trinquons enfin à l’éternité  de la vie qui jamais ne finit.

 

Et vois, vois cette immense Lumière qui vient. Mais oui, mais oui, c’est Lui. C’est bien Lui…

 

Daniel



Dimanche 2 novembre 2008

Mes livres barbouillés...

Je lis énormément de romans, vous le savez. Mais ce que je ne dis pas, c'est que parallèlement à chaque roman, je lis un autre livre, ou de philosophie, ou de spiritualité ou de psychologie, ou de recherche sur soi. Ce sont eux que j'appelle mes livres "barbouillés", parce que j'écris dedans, je les marque aux crayons fluorescents de toutes les couleurs. Dans le fond, ce sont des livres de lecture mais aussi de méditation, des livres que je conserve parce que je peux les lire trois, quatre fois. Ils peuvent être Chrétiens, Boudhistes, Musulmans, Amérindiens, Athés, etc.

Laissez-moi vous parler du dernier en lice qui a pour titre "Aujourd'hui Les Béatitudes" de Raymond Truchon, édité en 1979 aux éditions Anne Sigier. Si j'ai lu ce livre, c'est que pour moi, le message central de la Bible, c'est le Sermon sur la montagne qui inclut les Béatitudes. On le trouve dans l'Évangile de Matthieu au chapitre 5.

Les Béatitudes sont souvent difficiles à comprendre pour les gens de notre époque. Mais ici, Truchon les explique de façon moderne, pas dutout cucu et très pratique. J'avais lu sur un tel sujet dans un livre écrit par le Dr. Emmet Fox et j'avais bien aimé aussi. (Le Sermon sur la montagne).

Je vous donne un exemple de ce qu'écrit Truchon. Il nous parle de la Béatitude suivante: "Heureux les artisans de paix car ils seront appelés fils de Dieu". Il ajoute qu'il y a deux formes de paix, la paix intérieure (sérénité) et la paix extérieure (sociale). Il poursuit ainsi: " [...] la paix intérieure seule permet la naissance et la réalisation de la seconde (la paix extérieure); Car tant que les coeurs ne sont pas réconciliés en un même corps (société collaboratrice), tant que leur réciproque n'est pas vaincue par une confiance avec des garanties respectées, c'est la méfiance et la préparation éventuelle à la guerre et à son éclatement plus ou moins global."

En mes mots, il faut que chaque humain réussisse à trouver son équilibre, sa paix intérieure pour donner le goût aux autres humains d'en faire autant et ainsi, cette paix irradie sur les villages, les villes, les provinces, les pays, les continents. Trop souvent, et on le voit, on recherche la paix par les armes. Mais tout cela ne donne le goût à l'adversaire que de rechercher sa propre paix par les armes aussi. C'est ce que l'on voit en Afghanistan et en Iran.

La paix extérieure ne se trouve que par la multiplication d'hommes qui sont en paix à l'intérieur d'eux-mêmes. Alors oui, je lis autres choses que des romans... Et je suis en paix avec moi-même... ;-)

Bon dimanche!

Daniel



Mercredi 29 octobre 2008

Admire ce jour!

Admire ce jour,

Car il est la vie,

La vie même de la vie.

Tout est là, dans sa courte durée:

Toute la réalité, toute la vérité de l'existence,

La félicité de la croissance,

La splendeur de l'action,

La gloire de la puissance...

Car hier n'est qu'un rêve

Et demain n'est qu'une vision.

Mais aujourd'hui, bien vécu,

Fait de chaque hier un rêve de bonheur

Et de chaque demain une vision d'espoir.

Donc, vis ce jour avec confiance.

Proverbe sanscrit.

Daniel



Mercredi 15 octobre 2008

L'enfant intérieur.

Le fait est que finalement, nous sommes tous devenus adultes. On aurait pu prolonger indéfiniment l’enfance de notre vie. Tout le monde aurait pu, non? Tout jeunes, nous rêvions d’un idéal, on l’appelait, on le guettait, on y aspirait de tout notre cœur. Et puis, le jour où il s’est dessiné, on a eu peur de le vivre. On a eu peur de ne pas être à la hauteur de nos propres rêves. On a eu peur de marier cet idéal à une réalité dont on devenait responsables. C’est si facile de renoncer à être adulte, si facile d’oublier ses fautes, de mettre l’erreur sur le compte d’une fatalité qui masque nos paresses.

 

Il est aussi facile de tout mettre sur le dos des autres, de les juger, de les condamner et de s’absoudre par le fait même. « Mon père était comme ci », « Ma mère était comme ça. » On se dit d’une famille pauvre, sans ambition, dysfonctionnelle. Puis, on justifie aussi ses propres dysfonctions, ses propres peurs, sa propre ingratitude. On a peur d’avancer dans la vie et on n’aime pas ce que l’on voit, des autres d’abord puis de soi, tout au fond de son âme. On devient un être irresponsable envers ses rêves, qui fait de sa vie un lot de faux-fuyants et de prétextes à se vautrer dans la boue de ses propres peurs : la peur de ne pas être aimé, la peur d’être rejeté, d’être abandonné, d’être trahi, de ne pas être à la hauteur simplement. Et on met ses masques : ceux de la fuite, de la dépendance, de l’infantilisme, ceux du contrôle, de la rigidité et le pire, le masque du paraître ou du matérialisme. On a alors perdu son idéal, ses rêves…

 

On fait les choses parce que la société nous dit de les faire, parce qu’on a peur des quand-dira-t-on, des jugements de surface, et on fait semblant d’avancer, on se fait croire que l’on avance, parce que cette même société nous juge selon les seuls critères de la productivité et de l’avoir. Et le pire, c’est qu’on le sait. Ainsi, on fait un autre travail que celui qu’on aurait aimer faire. On se marie parce qu’il faut bien se caser. On s’habille du manteau que les autres veulent voir sur son dos. Et on s’enlise pour longtemps, pour trop longtemps.

Puis le réveil sonne. La crise de la trentaine ou de la quarantaine arrive. Et on se dit : pourquoi ne ferais-je pas ce que mes rêves me dictent depuis l’enfance? Remise en question douloureuse s’il en est. Et on « s’instrospecte » à s’en rendre malade, on se réfugie dans son petit jardin secret, on cherche, on se cherche. On y construit une muraille inattaquable sans se rendre compte que l’on nage encore dans ses peurs : la peur de réaliser ses rêves, la peur de s’aimer, la peur d’aimer l’autre, la peur de vivre, tout simplement.

 

Et un jour, comme le chevalier du Moyen-Âge, on tombe en bas de ce beau cheval que fut sa monture aux yeux des autres. C’est utile et protecteur une armure, quand on est à dos de cheval et qu’on fonce dans ses peurs en étant quelqu’un d’autre que soi-même, toujours selon les vœux de la société. Mais l’armure devient encombrant quand on est tombé au bas de son cheval on que l’on court avec cette armure sur le dos, quand on court vers l’inconnu d’une vie qui avance inéluctablement vers une fin éventuelle.

 

Et ce n’est que petit à petit qu’on réussira à enlever cette armure et à refaire comme l’enfant qui dormait en soi, cet enfant que l’on a endormi en soi et qu’on a enfin envie d’écouter. Et c’est là, juste là que le bonheur arrive, dans cette écoute attentive de sa voix intérieure, dans ce lâcher-prise bienfaisant, dans cette gratitude totale envers la Vie, qu’on la nomme Puissance supérieure, Dieu ou toutes autres appellations. Dans cet ici-maintenant qui seul nous appartient.

 

Tu es une poussière d’étoile tombée sur la terre pour apprendre la Vie, puis pour éclairer les zones ombragées. Tu es une parcelle, une étincelle divine qui désire, sans le savoir nécessairement, retourner vers le grand Tout que tu as quitté, comme quand tu reviens d’un voyage, tu désires te retrouver chez toi, dans tes choses. Mais d’ici là…

 

CARPE DIEM!

 



Samedi 3 mai 2008

Admire ce jour!

Admire ce jour, car il est la vie. La vie même de la vie. Tout est là dans sa courte durée: toute la réalité, toute la vérité de l'existence, la félicité de la croissance, la splendeur de l'action, la gloire de la puissance...

Car hier n'est qu'un rêve et demain n'est qu'une vision. Mais aujourd'hui, bien vécu, fait de chaque hier un rêve de bonheur et de chaque demain une vision d'espoir.

Donc, vis ce jour avec confiance.

Proverbe sanscrit.

 



Mardi 29 avril 2008

Un homme de prière...

Je ne suis pas un homme de lettres

ou de sciences.

J'essaie simplement d'être

un homme de prière.

C'est la prière qui a sauvé ma vie.

Sans la prière, j'aurais perdu la raison.

Si je n'ai pas perdu la paix de l'âme

malgré toutes les épreuves,

c'est que cette paix vient de la prière.

On peut vivre quelques jours sans manger,

mais non sans prier.

La prière est la clé du matin

et le verrou du soir.

La prière, c'est une alliance sacrée

entre Dieu et les hommes.

Source: Gandhi, Devant toi, Seigneur, Novalis...



Mardi 29 avril 2008

La tombe est un berceau.

Doris Lussier n’était pas que le père Gédéon. Il était aussi un sage et un érudit. Voici un texte qu’il a écrit sur la mort. Fort intéressant!

 

La tombe est un berceau.

"Je n'ai qu'une toute petite foi naturelle,
fragile, vacillante, bougonneuse et toujours inquiète.
Une foi qui ressemble bien plus à une espérance qu'à une certitude.

Mais voyez-vous, à la courte lumière de ma faible raison,
il m'apparaît irrationnel, absurde, injuste et contradictoire
que la vie humaine ne soit qu'un insignifiant passage
de quelques centaines de jours sur cette terre ingrate et somptueuse.

Il me semble impensable que la vie, une fois commencée,
se termine bêtement par une triste dissolution dans la matière,
et que l'âme, comme une splendeur éphémère, sombre dans
le néant
après avoir inutilement été le lieu spirituel et sensible de si prodigieuses clartés, de si riches espérances et de si douces affections.

Il me parait répugner à la raison de l'homme autant qu'à la providence de Dieu que l'existence ne soit que temporelle et qu'un être humain n'ait pas plus de valeur et d'autre destin qu'un caillou.

J'ai déjà vécu beaucoup plus que la moitié de ma vie; je sais que je suis sur l'autre versant des cimes et que j'ai plus de passé que d'avenir.


Alors j'ai sagement apprivoisé l'idée de ma mort.
Je l'ai domestiquée et j'en ai fait ma compagne si quotidienne
qu'elle ne m'effraie plus…ou presque.

Au contraire, elle va jusqu'à m'inspirer des pensées de joie.
On dirait que la mort m'apprend à vivre.
Si bien que j'en suis venu à penser que la vraie mort, ce n'est pas mourir,
c'est perdre sa raison de vivre.
Et bientôt, quand ce sera mon tour de monter derrière les étoiles, et de passer de l'autre côté du mystère, je saurai alors quelle était ma raison de vivre.
Pas avant.
 

Mourir, c'est savoir, enfin.
Sans l'espérance, non seulement la mort n'a plus de sens,
mais la vie non plus n'en a pas
.

 

Ce que je trouve beau dans le destin humain, malgré son apparente cruauté, c’est que, pour moi, mourir, ce n’est pas finir, c’est continuer autrement.
Un être humain qui s’éteint, ce n’est pas un mortel qui finit,
c’est un immortel qui commence.

 

La tombe est un berceau.
Mourir au monde, c'est naître à l'éternité.

Car la mort n'est que la porte noire qui s'ouvre sur la lumière.  
 La mort ne peut pas tuer ce qui ne meurt pas. Or notre âme est immortelle.
Il n’y a qu’une chose qui peut justifier la mort…. C’est l’immortalité.

Mourir, au fond, c’est peut-être aussi beau que de naître.
Est-ce que le soleil couchant n’est pas aussi beau que le soleil levant ?
Un bateau qui arrive à bon port, n’est-ce pas
un événement heureux ?

 

Et si naître n’est qu’une façon douloureuse d’accéder au bonheur de la vie,
pourquoi mourir ne serait-il pas qu’une façon douloureuse
de devenir heureux ?

 

La plus jolie chose que j'ai lue sur la mort, c'est Victor Hugo qui l'a écrite.
C'est un admirable chant d'espérance en même temps qu'un poème d'immortalité.


"Je dis que le tombeau qui sur la mort se ferme
Ouvre le firmament,
Et que ce qu'ici bas nous prenons pour le terme
Est le commencement."

 

 


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